editorial

Covid par ci, covid par là… en avez-vous soupé, de cette bibitte?? Heureusement que le hockey de la LNH et le football de la NFL ont repris leurs droits de séance (n’en déplaise à la ligue canadienne de football et au trop lent et archaïque baseball) pour divertir les masses en manque de rayons de soleil et d’exploits sportifs dans leurs distractions passagères.

De nos textes de cette semaine, certains retiennent d’emblée l’attention. Toute la problématique de l’alimentation carnivore, pour un. En cette période de conscientisation écologique, il devient de plus en plus évident que nos modes d’alimentation doivent changer. Toute l’industrie de la viande, avec son fort taux de consommation énergétique, sans compter les effets toxiques de l’absorption de toute cette carne plus ou moins hormonée, débordante d’antibiotiques, presque aseptisée, inodore et dénuée de tout gout, et surtout d’effluves, n’est-elle pas appelée à prendre la voie d’évitement ? D’autant plus dans les communautés n’ayant pas accès à des prés et pâturages où élever localement un cheptel de côtes levées et de biftèques ambulants ?

Conseil municipal du lundi 4 octobre. Le projet de l’établissement d’un centre de jour temporaire (jusqu’en 2024) est écarté à la suite d’un vote de quatre voix contre trois. On relance la balle dans la cour du GTNO, qui devra chausser ses patins afin de régler cette situation des plus alarmantes avant les premiers gels de notre hiver impitoyable.

En cette semaine où nous célébrons la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, prenons le temps de bien comprendre l’origine et l’importance de cette commémoration. Faisant suite à l’initiative du port du chandail orange, geste symbolique qui voulait rappeler le calvaire subi dans les pensionnats, cette Journée veut porter l’attention de la population sur ce que furent les pensionnats indiens pour les autochtones forcés à y être institutionnalisés, véritable génocide culturel, voire génocide tout court, vu le nombre effarant des victimes.

Tout ça pour ça. Une consultation qui aura couté quelque 600 millions et des poussières, pour revenir à un gouvernement minoritaire. En dépit des cris et des grincements de dents de la population, de la classe politique et des journalistes et chroniqueurs de tout acabit, le premier ministre Justin Trudeau en a fait à sa tête et nous a plongés un peu plus dans le rouge budgétaire.

Beaucoup de commentateurs, de journalistes, de politiciens et de travailleurs de la rue montent aux barricades à Yellowknife, en réponse à une grogne populaire qu’il faut nommer le syndrome du « pas dans ma cour ». Vous l’aurez deviné, il s’agit de l’implantation d’un centre de mieux-être et de rétablissement permanent à l’intérieur des limites de Yellowknife, donc dans un quartier résidentiel. Plusieurs résidents se sont insurgés lorsque le lieu exact (en fait, trois lieux potentiels) de l’implantation de ce centre a été rendu public. À distance de marche du centre-ville, pour desservir idéalement la population des sans-abris afin qu’ils ne passent pas de nuits à l’extérieur.

Peut-on se réjouir de la montée du courant woke en nos terres canadiennes ? Ce mouvement, le néo-politically correct, mais en plus virulent, découlant d’une lecture totalement déconnectée de l’histoire socioculturelle, dont il nie les travers et les influences, se veut une espèce de mise à niveau, de rabaissement au plus petit dénominateur commun de l’expression de la Culture, surtout l’occidentale, la cartésienne tout comme la postmoderne.

Il est facile de tomber à bras raccourcis sur la gestion du gouvernement libéral. Encore plus en fin de mandat (et en quémandant un nouveau). Combien de millions de dollars pourrait-on cumuler dans ces subventions/subsides destinées à jeter de la poudre de perlimpinpin dans le regard critique des électeur.rice.s ? C’est malheureusement le lot d’un gouvernement de magiciens, de prestidigitateur.rice.s primant le spectacle à la profondeur d’une vision politique bien charpentée, possédant une vision à long terme pour un pays en mal de dirigeant.e.s.

Le premier ministre Justin Trudeau a décidé, avec l’aval de son cabinet, de déclencher des élections après quelque deux années de son mandat. Il justifie la chose en disant vouloir gouverner de main de maitre, et non plus en quémandeur, puisque son mandat se déclinait sous une minorité parlementaire. Or, on ne peut dire que ce « règne » ait été difficile. Le NPD était fort accommodant, découlant de sa faiblesse relative.

Lorsque Justin Trudeau, premier ministre, se rend chez la gouverneure générale, Mary Simon, le 15 aout pour proclamer la dissolution de la 43e législature et signaler la tenue d’élections générales en convoquant un scrutin pour le 20 septembre, il y a lieu de se questionner sur plusieurs points.