Une question de responsabilité

Cette semaine, trois évènements retiennent l’attention. Tout d’abord, la saga Steve Norn, à l’Assemblée législative. Par souci de responsabilisation gouvernementale, l’Assemblée a décidé d’éjecter ce représentant… mais, devançant ses détracteurs, Steve Norn a voulu démissionné de son poste avant que la motion ne soit adoptée à l’unanimité. Et comme nous vivons sous un système politique basé sur le consensus, monsieur Norn pourra(it) se représenter à l’élection partielle visant à pourvoir sa circonscription d’un délégué/représentant. Nonobstant son passé trouble et sa responsabilisation plutôt aléatoire. Mais Steve Norn ne représente-t-il qu’une facette du populisme contemporain ? Ne devrait-on pas plutôt pointer du doigt les électeurs qui votent pour ces drôles de politiciens, qui choisissent d’être représentés par des portevoix qui amplifient leurs frustrations et leur aliénation ?

Deuxième évènement : le référendum sur le financement de la piscine municipale. Le mardi 23 novembre, cet exercice démocratique a eu lieu. Sur un bassin d’à peu près 14 000 électeurs, un peu plus de 17 % ont décidé de se prévaloir de leur droit démocratique et d’orienter la politique municipale. Un projet totalisant 10 millions de dollars. Pas de quoi s’énerver, dira-t-on. Par chance, pareil référendum n’a pas à craindre de volume minimal de vote (ni de pourcentage minimal de participation) pour faire adopter quelque projet que ce soit… encore une fois, belle responsabilité sociale.

Et le troisième et dernier, la cerise sur le sundae, le discours du Trône par la gouverneure générale Mary Simon. Ici, nul besoin de s’acharner sur le cadavre d’un cheval mort. Bien qu’elle se soit exprimée en Inuktitut, une première fort bienvenue lors d’une cérémonie de cette envergure, d’entendre cette représentante du pouvoir massacrer la prononciation des quelques mots français qu’elle lisait sans l’ombre d’un doute phonétiquement, en comprenant peu et en accentuant l’injure au bilinguisme « coast-to-coast » de ce « plus grand » et « meilleur – best » pays au monde laisse songeur. Surtout en ces contrées où la francophonie doit compter sur des géants respirant l’abnégation, qui portent le flambeau de la survie du Français bon an mal an, quelles que soient les épreuves et les embuches qu’ils/elles traversent.


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