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L'Allonge : SkyFire Taiko déterminé à envouter Yellowknife

(Crédit photo : Angela Gzowski Photography)

(Crédit photo : Angela Gzowski Photography)

Le groupe canadien SkyFire Taiko s’est formé en 2015. La formation pratique le taïko, un art japonais où la puissance des tambours se mêle à des chorégraphies envoutantes.

En 2008, Nancy Mullick, la cofondatrice du groupe, expérimente pour la toute première fois le taïko lors de la représentation d’artistes venus de Vancouver au festival Folk On The Rocks. Près de quinze ans plus tard, c’est au tour de sa formation d’entrer en piste. « C’est la première fois que l’on se produit à Folk On The Rocks, explique-t-elle fièrement. Et c’est à cet endroit que j’ai vu du taïko pour la première fois. C’est exaltant. SkyFire Taiko se produit à présent pour le festival, nous sommes fébriles ! »

 

Faire corps avec l’instrument

Le taïko désigne à la fois l’instrument, le tambour, mais aussi la pratique qui mêle les rythmes des percussions aux arts martiaux. Originaire de Chine, cet art s’est exporté au Japon. « Il y a tellement d’énergie partagée entre les batteurs, c’est puissant. Vous pouvez sentir les vibrations de la musique sur le sol et dans votre corps. C’est un art merveilleux », commente l’artiste.

Physiquement exigeant et rythmé, le taïko demande aux percussionnistes une combinaison d’aptitudes : la danse, la rigueur, le dynamisme et la coordination des mouvements. « C’est une approche très physique de la musique, à la rencontre des arts martiaux, détaille la musicienne. La chorégraphie qui accompagne le rythme est très dramatique, ce qui donne une performance à la fois engageante et énergique. »

Spirituelle à souhait, la pratique est, depuis des millénaires, destinée à attirer l’attention des dieux au pays du soleil levant, une dimension qui attire tout particulièrement Nancy Mullick. « Ce que j’aime le plus, confie-t-elle, c’est cette dimension holistique. La pratique m’engage physiquement et mentalement. Il y a beaucoup de discipline, de réflexion et de puissance cérébrale dans nos compositions. C’est aussi très émouvant, je peux faire bouger mon corps pour exprimer des choses. »

Pratique cosmopolite

Passionnée, la musicienne s’est déjà rendue au Japon pour perfectionner sa maitrise. Populaire, la pratique a gagné la scène internationale et a acquis une dimension inclusive et cosmopolite. « Ses racines sont au Japon, mais elle n’est pas réservée uniquement aux Japonais, nuance la cofondatrice du groupe. Il y a des groupes partout dans le monde : en Australie, en Allemagne, au Brésil et beaucoup en Amérique du Nord. »

Les compositions sont imaginées par Kevin Cull, l’un des membres du quatuor. Ses influences et inspirations sont multiples. « Kevin s’inspire de différents types de musique, certaines ont un lien très profond avec le jazz, d’autres avec le hip-hop » détaille Nancy Mullick, tout en précisant que les chorégraphies sont ensuite créées en groupe.

SkyFire Taiko sera de passage du 15 au 17 juillet pour le Festival Folk On The Rocks à Yellowknife.

Écoutez l’entrevue et une chanson


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