Garde côtière : Présence accrue dans l’Arctique

Le NGCC Captain Molly Kool. (Crédit : Garde côtière canadienne)

Le NGCC Captain Molly Kool. (Crédit : Garde côtière canadienne)

Les consultations pour développer la région Arctique de la Garde côtière canadienne se poursuivent dans les collectivités nordiques, alors que plus de vaisseaux sont déployés cet été dans le troisième océan canadien.

Il y a aura, cette année, davantage de navires de la Garde côtière canadienne (GCC) dans les eaux du Nord. Ils seront là plus longtemps pour aider à la recherche et au sauvetage, pour accompagner les navires d’approvisionnement et pour accomplir d’autres tâches.


Lors d’une conférence de presse, le 19 juin dernier, le surintendant à la recherche et au sauvetage Stacy Dufour a affirmé que la GCC sera présente dans les eaux arctiques durant presque trois semaines de plus qu’en 2018, soit, près de deux semaines de plus au début de la saison et une semaine de plus à la fin de celle-ci.


« La présence de la Garde côtière est plus importante que jamais, avec l’augmentation du tourisme et du trafic de réapprovisionnement des collectivités du Nord », affirme l’assistant-commissaire de la nouvelle région du Centre et de l’Arctique de Pêches et Océans Canada, Marc-André Meunier.


En 2019, sept brise-glaces navigueront dans le Nord, dont le nouveau CCGS Captain Molly Kool, qui exécutera son premier voyage dans l’Arctique. Il a quitté St. John’s (T.-N.-L.) le 24 juin pour participer à l’opération Pacer Goose (réapprovisionnement de la base des forces aériennes américaines de Thulé, au Groenland), à des opérations de déglaçage et au soutien aux programmes dans l’Arctique.


« Le mois dernier, le gouvernement du Canada a annoncé un engagement considérable pour renouveler l’ensemble de la flotte de la garde côtière, rappelle le sous-commissaire des opérations de Pêches et Océans Canada, Mario Pelletier. Les travaux sur les grands navires continuent de progresser et de nombreux projets d’entretien et de prolongement de vie de petits navires sont en cours et ont été achevés. »


Assurances

L’an passé, plusieurs collectivités du Nord ont connu d’importantes difficultés d’approvisionnement en raison de l’abondance des glaces.


« C’était des conditions très inhabituelles, qu’on n’avait pas vues depuis des décennies, avance Mario Pelletier. Les nouveaux brise-glaces vont aider et nous donner de la flexibilité. Certaines des régions de l’Arctique ont des conditions de glace plus faciles que l’an passé. Nous nous attendons à une bonne saison. »


M. Pelletier ne s’inquiète pas non plus du bris d’un émetteur radio à Iqaluit, qui risque de demeurer hors service pour encore trois mois.


Une nouvelle région
La GCC a établi la nouvelle région administrative de l’Arctique l’an dernier avec, entre autres, l’objectif de faire participer les communautés autochtones à l’établissement des politiques, mais aussi à l’emploi.


Beaucoup reste à faire avant de matérialiser cette collaboration et de donner une pleine autonomie à cette région. Le contact pour les urgences demeure au centre d’opération des glaces de Montréal et le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage reste à Halifax.


Mais le commissaire adjoint de la GCC pour la région de l’Arctique, Neil O’Rourke, se réjouit néanmoins du progrès accompli. « Les Autochtones participent déjà grâce à un rôle intégré dans le Plan de protection des océans, dit-il, entre autres avec la nouvelle station de bateaux de sauvetage côtiers de Rankin Inlet. [...] Ça a été un grand succès, ils ont répondu à quelques incidents. » M. O’Rourke estime que la GCC a eu d’excellents contacts avec la collectivité de Rankin, qu’elle y a fait de la formation et que le modèle développé dans cette collectivité du Nunavut a été demandé ailleurs en Arctique.


Le commissaire adjoint a aussi rappelé le succès du Centre de formation marine de Hay River : quatre de ses diplômés travaillent cet été comme matelots sur les navires Dumit et Eckaloo, qui sillonnent le Mackenzie pour installer de la signalisation, faire de l’entretien et, éventuellement, de la recherche et du sauvetage.


Une autre école de formation maritime est située à Iqaluit. On retrouve aussi dans la capitale nunavoise le centre des Services de communications et de trafic maritimes, où la GCC cherche à pourvoir plusieurs postes.


Aucune cible d’embauche pour les Autochtones ou les résidents du Nord n’est fixée pour l’instant, mais c’est une priorité de la GCC, qui veut les établir avec ses partenaires locaux.


Consultations
M. O’Rourke explique que son équipe a passé les six derniers mois à prendre contact avec les différentes parties prenantes du Nord (population, gouvernements, industries) pour connaitre leurs besoins et que ces rencontres vont se poursuivre, notamment pour déterminer dans quelles localités améliorer les services.


Il souligne que le Plan de protection des océans offre déjà du financement pour enseigner la recherche et le sauvetage.
« Une des choses que les gens du Nord veulent voir, assure Neil O’Rourke, c’est l’établissement de cadres supérieurs dans l’Arctique. Ils veulent voir les gens qui conseillent les sous-ministres et les ministres vivre dans le Nord, et c’est pas mal le modèle que nous mettons en place avec moi qui reste à Yellowknife et mon collègue de Pêches et Océans qui habite à Rankin Inlet. »


Dans les mois à venir, précise M. O’Rourke, une vision des futures opérations en Arctique sera développée à partir des consultations avec les parties prenantes.


La GCC espère faire une annonce en avril 2020 pour la prochaine étape de mise en place de la région de l’Arctique.
« Mais de quoi ça va avoir l’air, concède M. O’Rourke, ça reste l’objet de discussions avec nos partenaires. »


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.

Suivez-nous
Changer de ville
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages