Conférence ministérielle sur la francophonie : Les enjeux de la francophonie

Les ministres responsables de la francophonie, lors de leur rencontre en 2017. (Gracieuseté FP)

Les ministres responsables de la francophonie, lors de leur rencontre en 2017. (Gracieuseté FP)

À Whitehorse, les ministres de la francophonie de tout le Canada discuteront d’immigration et de droit de la famille.

Les ministres responsables de la francophonie du fédéral, des provinces et des territoires se rencontrent les 5 et 6 juillet à Whitehorse pour la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne. La ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation des TNO, Caroline Cochrane, est absente, participant au Conseil des ministres de l’Éducation à Vancouver, du 4 au 6 juillet. Elle est remplacée par le directeur général du Secrétariat aux affaires francophones des Territoires du Nord-Ouest, Benoît Boutin.
Signe des temps, alors qu’un projet de loi sur les langues autochtones doit être présenté à la Chambre des communes cet automne, le discours d’introduction a été prononcé par la nouvelle cheffe régionale du Yukon pour l’Assemblée des Premières Nations, Kluane Adamek. Mme Adamek parle anglais et français et apprend le tlingit et le tutchone sud, langues qui étaient parlées par ses ancêtres.
Il ne faut pas se tromper sur l’action principale de la conférence : cette rencontre annuelle représente la pointe de l’iceberg de la collaboration. Les élus y prennent des décisions qui orientent l’année durant la progression de l’offre de services dans la langue de la minorité.
« La Conférence s’intéresse à tous les sujets liés à la francophonie qui demandent des investissements de longue haleine », explique la coordonnatrice nationale Sylvie Painchaud, qui assure la liaison entre le groupe des ministres et le Réseau intergouvernemental de la francophonie canadienne.
À l’ordre du jour : l’incontournable priorité de l’immigration, pour faire suite au 2e Forum national tenu à Toronto en mars dernier ; l’accès à la justice dans le domaine du droit de la famille ; ainsi que le Corridor patrimonial, culturel et touristique francophone.

Le Corridor touristique
Ce projet touristique a été lancé en février par la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, et est pleinement opérationnel depuis le début avril. « Le Corridor a pris vie, signale Sylvie Painchaud. Ça fait plusieurs années qu’on en parle et maintenant on peut le voir en ligne. »
Le site Web et l’application mobile pour les visiteurs ont été développés dans les deux langues officielles en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le RDÉE du Canada. Cette initiative de la Conférence ministérielle de Toronto en 2015 est devenue un projet du 150e anniversaire de la Confédération.
Un représentant du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada) sera à Whitehorse pour porter la voix des régions dans ce dossier, explique la coordonnatrice à l’administration et au tourisme du CDÉTNO, Mélisande Alric.
Le Corridor entre dans sa 3e phase, explique-t-elle une nouvelle équipe est en place, mais le budget ne suit pas toujours. 
Mme Alric s’occupe du tourisme au CDÉTNO, mais cela vient en second dans son mandat. Il serait préférable qu’une personne s’occupe uniquement de ce créneau. Elle ne s’attend pas à ce que des décisions concernant le Corridor soient annoncées directement à Whitehorse.

En route pour la Conférence de 2019 au Nunavut
« On est portés à penser que la Conférence est un évènement annuel, souligne Sylvie Painchaud, mais derrière, il y a le Réseau intergouvernemental, qui regroupe de hauts fonctionnaires de tous les gouvernements. »
Des rencontres mensuelles par téléconférence permettraient aux membres de coordonner et de suivre l’avancement des dossiers prioritaires.
L’offre de services en français à l’échelle pancanadienne est appuyée par des ententes fédérales-provinciales/territoriales.
« À partir de la semaine prochaine, ajoute Mme Painchaud, le Réseau va travailler à mettre en œuvre les recommandations qui seront faites par les ministres vendredi. »
L’évènement prendra fin le 6 juillet avec la conférence de presse habituelle et une convocation pour la prochaine conférence, à l’été 2019, pour la première fois au Nunavut.


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