Agroalimentaire : Le nouveau projet de France Benoit

19 septembre 2019
L’étalage des récoltes de la ferme Le Refuge. (Courtoisie FB)

L’étalage des récoltes de la ferme Le Refuge. (Courtoisie FB)

 

« Je vais faire pousser une nouvelle ferme, c’est ça le grand défi de cette année. » - France Benoit
 

La ferme Le Refuge, auparavant située en pleine forêt boréale au bord du lac Madeline à 25 kilomètres de Yellowknife, a déménagé au cœur de la capitale.
Mme Benoit, cofondatrice du marché fermier de Yellowknife depuis sept ans, est une personne incontournable dans le paysage agricole local. Aujourd’hui, elle estime avoir atteint ses objectifs : « j’ai atteint les buts que je m’étais donnés et j’ai augmenté la production au fil des ans. Ça m’a pris plusieurs années pour l’expansion et l’installation de serres et de platebandes et j’ai atteint le maximum qui m’était disponible », indique-t-elle lors d’une entrevue. Elle a donc vendu la ferme à un particulier qui va continuer l’exploitation, mais sous un autre nom.


Le Refuge a aujourd’hui déménagé en ville, sur le propre terrain de Mme Benoit situé sur l’avenue 49 A. La ferme devenue urbaine n’en est qu’aux étapes préliminaires, « il n’y a rien pour le moment sur le terrain excepté ma maison et c’est moi qui vais construire les platebandes ainsi qu’une serre ». D’une superficie de 3000 pieds carrés, le défi d’un tel projet est le travail du sol et la préparation de la terre. En effet, « il n’y a pas de terre ici à Yellowknife, il faut faire sa propre terre, c’est ce que je fais depuis de nombreuses années et j’ai développé des méthodes que je vais continuer d’appliquer », précise-t-elle. La particularité d’une ferme urbaine, en particulier à Yellowknife, est la façon de faire pousser les légumes « c’est de l’agriculture dans des contenants, dans des petites serres, dans des platebandes surélevées, sur le roc et la rocaille ». L’agricultrice va continuer d’utiliser, sur sa nouvelle ferme, les méthodes qu’elle a mises en place et testées, car celles-ci ont fait leurs preuves depuis plus de 20 ans.


Mme Benoit sera aidée par une personne enrôlée dans le programme de mentorat qu’elle a mis en place. Le duo va établir des étapes du développement de ce projet, que ce soit de la planification à la construction de platebandes en passant par la sélection des légumes qui seront vendus au marché fermier. La construction devrait démarrer dès cet automne afin que les semis (démarrés à l’intérieur de la maison dès le mois d’avril) puissent être plantés dans la serre au mois de mai 2020.

Une initiative pour la sécurité alimentaire aux Territoires du Nord-Ouest
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a développé une stratégie agricole dès 2015 avec le lancement d’un processus de participation et de consultation communautaire et a mis en place un plan stratégique visant à soutenir notamment la mise en place de systèmes de production alimentaires fiables et durables. France Benoit, quant à elle, estime que la valorisation de la production locale est primordiale : « Je vois ma ferme et toute production maraichère dans le Nord, et il y a beaucoup de jardins et potagers à Yellowknife, tout ça fait partie de la sécurité alimentaire. Mais je vois aussi ça comme de la production locale qui fait partie intégrante de la sécurité alimentaire. »
Il y a donc un réel objectif d’autonomie alimentaire dans le Nord et la ferme Le Refuge en est un exemple.

Un partenariat avec chef Étienne
Chef de cuisine des Saveurs de l’artisan, Étienne Croteau se fournit principalement auprès de Mme Benoit pour la préparation hebdomadaire des menus au café du musée. De la salade aux carottes multicolores en passant par la rhubarbe, le chef adapte ses menus en fonction de la production du Refuge. Leur collaboration va se poursuivre et M. Croteau croit en l’avenir de la ferme urbaine, car « France est une battante, une femme courageuse qui n’a pas froid aux yeux », explique-t-il.


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