La luxure alimentaire et la faiblesse militaire du Canada

De nos textes de cette semaine, certains retiennent d’emblée l’attention. Toute la problématique de l’alimentation carnivore, pour un. En cette période de conscientisation écologique, il devient de plus en plus évident que nos modes d’alimentation doivent changer. Toute l’industrie de la viande, avec son fort taux de consommation énergétique, sans compter les effets toxiques de l’absorption de toute cette carne plus ou moins hormonée, débordante d’antibiotiques, presque aseptisée, inodore et dénuée de tout gout, et surtout d’effluves, n’est-elle pas appelée à prendre la voie d’évitement ? D’autant plus dans les communautés n’ayant pas accès à des prés et pâturages où élever localement un cheptel de côtes levées et de biftèques ambulants ?

Doit-on pour autant adhérer au rang des mangeurs de produits chimiques, d’ersatz de viande, sans comprendre les effets à long terme de ces molécules sur nos corps et systèmes digestifs ? Ou ne faudrait-il pas mieux réduire notre consommation de viande, devenir un tant soit peu plus végétarien, n’en dépende qu’à la construction de serres et autres installations pour faire pousser cette verdure dans les communautés isolées…

Parlant d’isolement, la position canadienne en matière de défense nationale est loin d’être rose. En plus de constituer le deuxième pays en ce qui concerne les frontières (terrestres, mais surtout maritimes), le réchauffement climatique viendra très bientôt modifier profondément la géopolitique, surtout celle du nord. Le retrait des glaces couvrant le passage du Nord-Ouest entrainera un nouvel axe de navigation des plus intenses, le cargo en provenance de l’Orient n’ayant pas à transiter par le canal de Panama pour rejoindre la côte Est du continent. Sans oublier le projet quasi mégalomane de Beijing de creuser un tunnel ferroviaire à travers le détroit de Béring et ainsi relier le réseau chinois au réseau nord-américain avec une flotte de TGV. Si tout ceci n’affecte pas le Nord canadien…

Devra-t-on restreindre l’accès au passage du Nord-Ouest afin de protéger notre environnement, notre souveraineté et nos intérêts ? Même si nous le voulions, ce n’est certes pas avec nos forces militaires et notre garde-côtière que nous pourrions y parvenir. Et face aux matamores américains et chinois, russes et français, britanniques et japonais, le Canada fait figure de parent pauvre lorsqu’il s’agit d’imposer ses volontés. Que dire du traitement subi aux mains de nos alliés ? Comment des puissances plus ou moins hostiles (la Chine, la Russie) nous traiteront-elles lorsque viendra le temps d’empiéter sur notre souveraineté ?


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