L'éditorial du 14 août 2020

Que la première ministre Caroline Cochrane le veuille ou non, ce sont bien ses décisions à elle, prises lorsqu’elle était ministre de l’Éducation, qui ont récemment fait l’objet d’une révision judiciaire. Et le juge Rouleau de la Cour suprême des TNO ne l’a pas ménagée. « Illogiques » et « fondé sur des prémisses qui sont fausses ou discutables », c’est ainsi que le magistrat décrit les motifs invoqués par l’ancienne ministre de l’Éducation pour refuser l’admission de six élèves dont les parents avaient tous des raisons particulières de vouloir inscrire leurs enfants au programme francophone. Dans certains cas, il s’agissait d’élèves pour lesquels le français est la langue d’instruction qu’ils comprennent le mieux. À l’évidence, Mme Cochrane avait été bien mal renseignée quand elle a fait ses choix.

Devant pareil constat, il serait attendu d’un chef d’État qu’il admette son erreur, tant aux citoyens malmenés qu’aux contribuables qui règlent les frais juridiques de plusieurs centaines de milliers de dollars. L’Aquilon lui a offert l’occasion de le faire en lui proposant un entretien. Elle a décliné l’offre. Elle a bien accordé une entrevue à nos collègues de Radio-Canada, mais lorsque la porte lui a été ouverte, elle a refusé de s’imputer la responsabilité de ce fiasco.
L’argument défendu devant la cour par Mme Cochrane et le GTNO n’était pas seulement erroné, il était fondamentalement vexatoire pour les Franco-Ténois. En glanant çà et là des statistiques plus ou moins fiables, le gouvernement affirmait que, puisque la communauté linguistique n’accuse pas de déclin démographique immédiat, il n’était pas nécessaire de lui permettre de croitre. Ce faisant, on estimait qu’il fallait bloquer l’accès à l’école francophone à des enfants qui parlent pourtant cette langue. Par cet argumentaire, on comprend bien la nature de la défunte directive ministérielle sur les inscriptions : c’était une politique dont la seule fonction était de limiter l’accès à l’instruction en français langue première. C’était une politique antifrancophone, de la discrimination systémique.
Alors qu’on s’affaire au ministère de l’Éducation à réviser la politique d’inscription dans les écoles francophones, Mme Cochrane serait avisée de ravaler son orgueil, d’admettre ses fautes et de présenter ses excuses.


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