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Industrie minière : Le GTNO compte s’inscrire en leadeur des meilleures pratiques

(gauche à droite) Le député de Tu Nedhé-Wiilideh, Richard Edjericon, le ministre fédéral de l'Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, la ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des TNO, Caroline Wawzonek et la première ministre des TNO, Caroline Cochrane. (Crédit photo : Facebook / GTNO).

(gauche à droite) Le député de Tu Nedhé-Wiilideh, Richard Edjericon, le ministre fédéral de l'Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson, la ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des TNO, Caroline Wawzonek et la première ministre des TNO, Caroline Cochrane. (Crédit photo : Facebook / GTNO).

Une vaste délégation ténoise s’est rendue à Toronto du 13 au 15 juin pour prendre part au plus important congrès annuel au monde consacré à l’exploration et l’exploitation minière.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Les dirigeantes du GTNO étaient à Toronto en juin pour promouvoir le potentiel minier du territoire au congrès annuel de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs. Menée par la première ministre Caroline Cochrane, la délégation s’est affichée parmi les leadeurs des principes environnementaux, sociaux et de gouvernance – connus sous le sigle ESG – qui s’imposerait de plus en plus dans l’industrie.

Présente au congrès, la ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Caroline Wawzonek, parle aujourd’hui d’un « nouveau chapitre excitant » pour le secteur minier du territoire, dont le modèle de règlementation, traditionnellement décrit comme complexe et contraignant, ferait aujourd’hui tourner les têtes. « Ces principes ont pris beaucoup d’importance ces dernières années. Les investisseurs, les actionnaires, et le public exigent des résultats ESG plus forts », a-t-elle indiqué en conférence de presse, le 15 juin.

Un modèle exemplaire

Selon la ministre, les discussions avec des représentants de l’industrie ont contribué à valider les processus mis en place depuis plusieurs années dans le Nord, processus qui, selon elle, reflèteraient la direction que la communauté d’investisseurs souhaite aujourd’hui emprunter. « Nous défendons aujourd’hui la prochaine génération de l’approche ESG, en l’appliquant avec l’engagement des gouvernements autochtones », a-t-elle fait valoir.

Selon les résultats d’un récent sondage de l’Institut Fraser, mené auprès de gestionnaires de l’industrie, la complexité du cadre régulateur des TNO représenterait pourtant un défi peu attrayant aux yeux des sociétés minières. Au chapitre de l’indice de perception des politiques – qui indique l’attrait des politiques gouvernementales aux yeux des gestionnaires d’exploration minière –, par exemple, les TNO se trouvent bons derniers au Canada, au 12e rang.

« La vieille histoire que nous portons à propos de notre système règlementaire, perçu comme inutilement complexe et comme un fardeau, est aujourd’hui devenue une tout autre histoire, avance la ministre Wawzonek. C’est aujourd’hui ce même système de règlementation qui encapsule et incarne les principes ESG ».

« D’un œil extérieur au Nord, ces principes peuvent paraitre plus difficiles à appliquer pour ceux qui sont moins familiers avec le concept, poursuit-elle. Mais lorsque vous passez à travers ce processus, qui a été conçu avec la participation des gouvernementaux autochtones, vous savez que vous avez un projet qui inclut déjà ces principes ESG. Ceci est porteur d’une valeur en pleine croissance dans l’industrie. »

Une centaine de manifestants, composée, notamment, de représentants autochtones de divers pays, se sont postés à l’entrée du congrès. « D’un océan à l’autre, ces sociétés minières viennent chez nous et disent qu’elles peuvent travailler en respectant l’environnement. C’est de la foutaise », a lancé Aliqa Illauq, manifestante de Kingitugaapik, au Nunavut, dans une déclaration rapportée sur Twitter.

La première ministre Cochrane s’est pour sa part dite heureuse de constater une transition verte dans l’industrie minière. « Nous avons été habitués à voir une division entre l’industrie minière et les gens qui ont l’environnement à cœur. Or, nous assistons présentement à un changement, affirme-t-elle. Le secteur de l’exploration minière reconnait aujourd’hui qu’ils ont besoin de travailler en partenariat. »

 

Leadeurs des minéraux critiques.

À l’heure actuelle, quatre projets d’extraction de minéraux critiques sont en branle au TNO. En pleine émergence au pays, le secteur dit « des minéraux critiques » génère de grandes attentes auprès du GTNO pour l’avenir économique du territoire. Ces minéraux essentiels, notamment, à la fabrication des batteries qui composent les voitures électriques, les avions ou encore les téléphones cellulaires, seraient enfouis dans une bonne partie du territoire.

Le gouvernement territorial – qui doit dévoiler sa stratégie sur les minéraux critiques à l’automne 2022 – n’aspire pas moins qu’à la position de leadeur canadien dans le domaine. La mine de terres rares Nechalacho devenait en 2021 la toute première mine canadienne à extraire des terres rares. La production est appelée à décupler en 2022, selon les gestionnaires, et une usine de traitement est actuellement en construction en Saskatchewan.

Piliers de l’économie ténoise depuis les années 90, les mines de diamant des TNO ont annoncé la fin graduelle de leurs activités d’ici les 10 à 15 prochaines années. Selon la première ministre, les espoirs se fondent non seulement sur un secteur des minéraux critiques en développement, mais également sur l’extraction d’or dans les régions Tli?cho et de Yellowknife, et sur les investissements fédéraux en infrastructures.

 


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