Portrait : Baba Thiam

Baba Thiam à l’école Boréale. (Crédit photo : Denis Lord)

Baba Thiam à l’école Boréale. (Crédit photo : Denis Lord)

 

Un ancien journaliste souhaite enseigner à Boréale.

 

Étonnant Monsieur Baba. Ce dernier a deux maitrises et a résidé dans trois continents. Mais le sujet sur lequel le stagiaire en éducation de l’école Boréale s’étend le plus, lors de l’entrevue, c’est son passage chez Bell au service à la clientèle et à la vente.


Vous avez travaillé chez Bell au Québec ? Peut-être que je suis tombé sur vous au téléphone et que je vous ai envoyé promener ?


« Très possible, répond-il, sérieux, imperturbable. J’ai beaucoup appris dans ce travail, dont la persévérance et la patience. Ça m’aide aujourd’hui dans les salles de classe. [...] Mandela est un exemple achevé de la persévérance. C’est un phare. »


Il a appliqué les qualités apprises à la compagnie de téléphone lors de son premier stage d’enseignant à l’école Maurice-Lavallée (Edmonton).


« Il y avait plusieurs élèves avec des problèmes d’apprentissage dans ma classe, raconte-t-il, mais j’ai développé des liens tellement forts avec eux que la mayonnaise a pris. »

Parcours
Bien avant tout ça, M. Thiam a fait une première maitrise en sociologie dans son pays d’origine, le Sénégal. Il a ensuite travaillé comme journaliste indépendant pour la presse écrite à différents endroits en Afrique.


Ensuite associé à l’Université Rhodes, en Afrique du Sud, et à son projet Highway Africa, qui comprend une agence de presse, il s’intéresse de près à ce qu’on appelle à l’époque les TIC, les nouvelles technologies de l’information et des communications, leur impact sur l’environnement et sur la société.


Puis, nouveau départ, cette fois pour la Belgique, où il obtient une seconde maitrise, cette fois en sciences politiques, à l’Université Libre de Bruxelles. Il œuvre ensuite au sein de l’organisme sans but lucratif COTA.
« Nous avons fait deux ouvrages collectifs pour montrer qu’il n’y a pas que de la misère en Afrique, explique Baba Thiam. Nous avons montré des success-stories dans des articles longs et documentés. »

Et maintenant.
Après un passage à Montréal (et chez Bell), il entreprend un baccalauréat en éducation à l’Université de l’Alberta, qui le conduit à faire un stage à l’école Boréale de Hay River, sous l’égide d’Étienne Brière.


Il donne des cours de poésie en 12e, de littérature en 9e et d’études sociales en 10e.


« C’est une belle expérience, commente Baba Thiam. C’est une école à l’échelle humaine. Il faut s’adapter. On te demande d’être flexible. »


Lui qui vient d’une famille comptant dix membres, solidaire, apprécie le côté tissé serré de Hay River.
Son stage se termine le 12 avril.


Il est très possible qu’il revienne plus tard à Boréale comme suppléant ; des discussions ont eu lieu à cet effet, mais aucune entente formelle n’a été conclue.


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