Semaine nationale de l'immigration francophone : «Ma couleur francophone», un thème politisé

Du 1er au 7 novembre, la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, avec le soutien local du Réseau en immigration francophone des TNO, organise une semaine d’activités, virtuelles ou non.

De la levée du drapeau francoténois, à l’atelier de cuisine marocaine, en passant par une activité d’afrocardio, les organismes des TNO se sont creusé les méninges pour mener à bien la Semaine nationale de l’immigration francophone.
Pendant sept jours, du 1er au 7 novembre, l’ensemble des communautés francophones du Canada propose diverses activités afin de réunir les immigrants francophones.


Mais quel est l’objectif d’une telle semaine ? De manière globale, le but est de rassembler et de faire converser les francophones autour de différentes thématiques et activités. De connaitre d’autres cultures, dont découle pourtant la même langue, et ainsi « faire des ponts entre les cultures », précise la coordinatrice locale du Réseau en immigration francophone (RIFTNO), Annick Théberge.


En 2020, la thématique retenue par la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada est évocatrice : « Ma couleur francophone ». Ce choix est directement lié à l’actualité de ces derniers mois. « Ça a été inspiré par ce qui est arrivé à George Floyd aux États-Unis, et les divers évènements de discriminations raciales qui ont eu lieus dernièrement, au niveau des groupes racisés comme les personnes noires ou pour les Autochtones », détaille Annick Théberge.


Selon cette dernière, c’est la première fois qu’un thème aussi politisé est choisi pour cet évènement annuel.
« C’est vraiment d’avoir l’occasion d’ouvrir le dialogue sur la réalité du racisme systémique que beaucoup d’immigrants, et d’autres groupes ciblés, comme les Autochtones, vivent », précise Annick Théberge. Dialoguer et se questionner : « Existe-t-il ici aussi ce racisme systémique ? », interroge-t-elle.


Lorsqu’on parcourt le calendrier des activités 2020, seul un atelier sur la dizaine présente traite du sujet : « Panel virtuel pancanadien sur la discrimination raciale : Parlons franchement ». Cet échange, prévu le dernier jour de la Semaine, est mené conjointement sur une plateforme virtuelle par des organismes de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard et des TNO.

Rassembler
Chaque organisme a le loisir et la liberté d’organiser l’atelier qu’il désire, tant que celui-ci est « rassembleur ». « C’est eux qui proposent et organisent les activités, explique la coordinatrice. Ils ont une grande liberté, mais […] ils doivent s’adresser aux francophones et francophiles, immigrants ou non. »


Annick Théberge ajoute également que l’idéal est d’attirer les anglophones pour que ceux-ci soient inclus dans la culture francophone.


Par ailleurs, il est important de noter que ces quelques jours ne sont en aucun cas un lieu pour avoir des renseignements sur l’immigration en tant que telle : « C’est moins de soulever les enjeux et les problématiques » liés à la francophonie.
L’année passée, la Semaine de l’immigration francophone comprenait 14 activités présentées par 13 membres et partenaires et avait rassemblé 164 visiteurs.


Cette année, pandémie oblige, une moitié des ateliers est réalisée derrière les écrans, l’autre est soumise aux mesures sanitaires en vigueur. « Les activités en personne seront sur invitation ou inscription seulement, et en extérieur, pas plus de cinquante personnes seront autorisées », clarifie la coordinatrice.


Une partie des activités sera présentée de manière virtuelle, l’autre en personne, à Fort Smith, à Hay River et à Yellowknife.


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