Études postsecondaires : Yellowknife veut la polytechnique

01 novembre 2018
Shauna Morgan, Sheila Bassi-Kellett, Rebecca Alty et Julian Morse, représentants de la ville de Yellowknife. (Crédit photo: Denis Lord)

Shauna Morgan, Sheila Bassi-Kellett, Rebecca Alty et Julian Morse, représentants de la ville de Yellowknife. (Crédit photo: Denis Lord)

Un comité consultatif favorise un modèle fédératif.

Des représentants de la ville de Yellowknife ont plaidé, le 25 octobre dernier, devant le Comité permanent des développements sociaux, pour une relocalisation dans la capitale d’un collège Aurora transformé en polytechnique. Un comité consultatif formé par la ville préconise un modèle fédératif, qui pourrait englober dans un premier temps l’Université Dechinta et le Collège nordique francophone.

Le 25 octobre, la future mairesse Rebecca Alty était accompagnée du conseiller Julian Morse et de la directrice générale de la ville, Sheila Bassi-Kellett. À une question du député R.J. Simpson portant sur la pertinence d’établir le campus principal et le quartier général de la future institution à Yellowknife plutôt qu’à Fort Smith, Julian Morse a répondu que c’était au gouvernement ténois de répondre à cette question.

Il a cependant fait valoir les avantages de Yellowknife, ses infrastructures et ses services, les emplois pour les étudiants, l’expérience globale de vie.

Mme Basssi-Kellet a concédé que le logement serait un dossier clé.

Il faudra que la ville prenne une position sur le logement, a affirmé le député de Yellowknife-Nord Cory Vanthuyne. Ça pourrait aider à revitaliser le centre-ville. Le député a évoqué l’importance d’une étude de faisabilité.

Or, la ville a déjà voté en décembre dernier un budget de 50 000 $ pour engager un consultant externe pour une telle étude.

Consultation

Le Collège nordique a été consulté dans ce cadre du comité consultatif. Il n’est pas expressément nommé dans les termes de référence le 25 octobre, mais se trouve dans une liste fournie par la ville.

Sa directrice générale, Josée Clermont, déplore que les représentants de la capitale se soient présentés à l’Assemblée législative en parlant de polytechnique.

« Ça ne reflète pas l’idée du comité consultatif, assure-t-elle. On ne peut pas se limiter à la polytechnique alors qu’il y a des besoins dans les programmes sociaux. »


Page 2 sur 2Mme Clermont adhère au modèle fédératif préconisé, qui permet de partager des ressources humaines et physiques. « Ça permet de garder la gouvernance plutôt que d’être engloutis et de perdre son identité », avance-t-elle, soulignant du même coup le côté multiculturel et inclusif d’une telle alliance. Plusieurs initiatives postsecondaires existent [au TNO, NDLR]. Il faudrait bâtir sur ça. »

Mme Clermont affirme que l’Université Waterloo, en Ontario, utilise déjà un modèle fédératif avec l’Université du Collège St-Jérome (mais ce dernier ne donne plus de diplôme, selon Wikipédia).

Engagement du Canada

Le conseiller municipal Julian Morse ouvre les portes à une coopération allant au-delà des frontières des TNO. Il spécule qu’une polytechnique des TNO pourrait éventuellement s’associer avec le Collège du Yukon, qui se rapproche d’un statut universitaire et attire actuellement des étudiants internationaux et des TNO. Une telle polytechnique pourrait avoir une base dans les trois territoires, avance M. Morse, sans pour autant prôner la fermeture des campus de Fort Smith et d’Inuvik.

Devant le Comité permanent des développements sociaux, présidé par Shane Thompson, Julian Morse a vanté les mérites de l’Université Arctique de Norvège, qui accueille des étudiants de plusieurs pays. « Après le déclin des mines, dit-il, la Norvège s’est tournée vers l’économie du savoir. »

Mais pour atteindre ce calibre, a noté le conseiller municipal, il faudra que le gouvernement fédéral s’implique. « Le Canada ne remplit pas son rôle, dit-il, nous sommes le seul pays du cercle polaire à ne pas avoir une université dans le Nord. »

 


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