Yellowknife, portée à l’oreille du monde

14 mai 2004
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En mars dernier, cinq émissions phares de la programmation de Radio-Canada international (RCI) étaient présentées en direct de Yellowknife. L’opération visait à la fois à faire connaître cette antenne internationale dans le Grand Nord, mais aussi à faire connaître le Grand Nord canadien à la communauté internationale. « À l’étranger, on retrouve toujours une fascination pour le Grand Nord canadien, alors je pense qu’il est important, à l’occasion, d’en parler de manière plus approfondie », fait savoir l’animateur et le réalisateur de l’émission Fréquence Culture, Denis Miron.

L’émission de Denis Miron était la seule de la programmation française à être diffusée en direct de Yellowknife. Les quatre autres émissions diffusée en direct étaient Spotlight (animée par Marc Montgomery), Business Sens (animé par David Blair), Media Zone et Mailbag (toutes deux animées par Ian Jones).

Au cours de son émission, M. Miron a présenté les événements et institutions culturels des Territoires du Nord-Ouest. Il a été mention, entre autres, de la Aurora Arts Society, de la Recording Arts Association des Territoires du Nord-Ouest et de la Western Arctic Moving Pictures. « Nous voulions expliquer que, depuis quelques années, il y a une certaine vitalité et une énergie nouvelle qui fait qu’on essaye de s’organiser pour aider les artistes locaux à se développer et à mieux se faire connaître », dit-il.

« Nous avons aussi parlé de la francophonie, puisque je diffuse en français, c’est important de donner du temps d’antennes à ces gens qui participent à la vie culturelle de la capitale. Parmi les invités, j’ai reçu Sylvie Boisclair, Michèle LeTourneau, Fernand Denault et Anne Church », poursuit l’animateur.

Radio-Canada international?

Vers la fin de la seconde guerre mondiale, la Société Radio-Canada décidait de mettre sur pied un service de radio internationale pour desservir les troupes canadiennes qui étaient alors postées en Europe. Grâce à des récepteurs à ondes courtes, les soldats pouvaient alors se tenir au courant de ce qui se passait au pays.

Depuis ce temps, le mandat de Radio-Canada international s’est redirigé vers un auditoire étranger, intéressé à en savoir davantage sur le Canada. Toujours disponible par ondes courtes, mais aussi via satellite et Internet, RCI diffuse aujourd’hui en neuf langues : le français, l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le portugais (Brésil), l’ukrainien, le russe et les deux langues chinoise (cantonais et mandarin).

« Que l’on soit Canadien ou étranger, à l’extérieur du pays, on n’entend pratiquement jamais parler du Canada dans les principaux médias, sauf en cas d’événement majeur comme un référendum ou un changement de gouvernement. C’est une façon de palier à ce manque. On parle de tout : économie, actualité, culture, bref, tout ce qui touche le Canada et qui peut susciter un intérêt de la part des étrangers », dit Denis Miron.

« Par exemple, on peut parler des positions canadiennes en matière de relations internationales. Si le Canada décide de ne pas participer à l’intervention en Irak, évidemment, c’est important de le savoir et de bien expliquer la position canadienne. Lorsque ce que c’est rapporté par d’autres médias étrangers, il n’est pas évident que les gens ont toute l’information nécessaire parce que ça passe par plusieurs intermédiaires », continue-t-il.

Il ne faudrait cependant pas s’y méprendre. RCI n’est pas la courroie de transmission des opinions du gouvernement canadien. « Les journalistes qui travaillent à RCI répondent aux mêmes critères journalistiques d’objectivité et de professionnalisme que Radio-Canada au niveau national. Donc, ce n’est pas une antenne du gouvernement, de quelque manière que ce soit. On fait le même travail journalistique que le réseau national, mais avec un mandat différent parce qu’on parle essentiellement du Canada et nous nous adressons à un auditoire étranger », de spécifier Denis Miron.

Selon son collègue Marc Montgomery, c’est ce qui fait la crédibilité de RCI au niveau international. « C’est une des raisons pour lesquelles les gens nous écoutent. Ils comprennent que nous avons une voix équilibrée. On ne prend ni position à gauche ou à droite et les gens peuvent nous faire confiance avec ce que nous diffusons ».

« S’il y a des nouvelles qui n’avantagent pas nécessairement le Canada, on en parle quand même. Il est important de laisser tous les points de vue s’exprimer et de ne pas filtrer l’information, de quelque manière que ce soit. Les gens qui nous écoutent dans d’autres pays apprécient cette objectivité », ajoute Denis Miron.
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