Feux de forêt : Yellowknife met tout en oeuvre pour la prévention

Pour souligner la Semaine de la prévention des incendies, la municipalité de Yellowknife a procédé au ramassage gratuit des débris anti-incendie chez leurs résidents. Cette initiative, qui s’avère très importante dans la lutte contre les incendies de forêt, s’inscrit dans un large programme de prévention.


Les incendies de forêt sont un élément normal et important de l’écosystème de la forêt boréale dans les Territoires du Nord-Ouest. Le fait de s’établir dans des zones forestières expose la population ténoise à un risque accru d’incendie de leur propriété, mais il demeure néanmoins possible de vivre en sécurité avec ce risque.


En collaboration avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO), la ville de Yellowknife a procédé au ramassage gratuit des débris anti-incendie tout au long de la semaine pour sensibiliser les résidents ténois à l’importance de la prévention dans le domaine des incendies.

Agir en collaboration en misant sur la prévention
Du 5 au 8 octobre inclusivement, les personnes désirant profiter de cette initiative ont pu se débarrasser de débris qui jonchaient leur terrain, tels que les feuilles, les branches et les aiguilles de pin. L’évènement s’est déroulé selon les secteurs de résidences dans la ville, dont l’horaire était affiché sur le site Web de la municipalité.


Cette collaboration entre la municipalité et le gouvernement démontre le travail de prévention réalisé dans le domaine des incendies. « Les efforts de prévention sont le meilleur moyen d’aider les gens à se préparer à une urgence de feu de forêt et à réduire l’impact que les incendies pourraient avoir sur la vie et les biens », indique Joslyn Oosenbrug, gestionnaire des relations publiques et des communications au ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles du GTNO.


L’importance du travail de collaboration est également citée du côté de la municipalité. « La ville est ravie de travailler avec le GTNO et avec les résidents pour encourager la sécurité incendie à Yellowknife. Ensemble, nous pouvons mieux protéger nos familles et notre communauté contre les incendies de forêt », déclare Alison Harrower, conseillère en communications à la ville de Yellowknife.


Depuis 2015, Services aux Autochtones Canada verse aussi environ 3,2 millions de dollars par année aux Premières Nations afin d’appuyer leur participation au programme Intelli-feu. Celui-ci permet aux communautés des Premières Nations d’acquérir des compétences relatives à la prévention des feux de végétation et à la préparation en cas d’incendie : « Ce sont les dommages causés par les incendies de forêt que nous essayons de prévenir grâce à Intelli-feu », ajoute Madame Oosenbrug.


La municipalité progresse également avec son Plan de protection communautaire contre les feux de forêt de Yellowknife, dans lequel on a identifié des zones à haut risque spécifiques autour de la ville qui bénéficieraient de mesures de réduction de la végétation pour réduire la menace d’incendies.

La situation des feux à Yellowknife
Bien que les feux de forêt soient fréquents dans la région de Yellowknife en raison de sa proximité à la forêt boréale, l’été 2020 aura été peu occupé pour les pompiers ténois. « Cet été a été plus humide qu’à l’habitude et, par conséquent, nous avons eu moins de feux de forêt dans tout le territoire », affirme Joslyn Oosenbrug.


Selon Richard Olsen, directeur des opérations d’incendies, c’est une bonne nouvelle dans le contexte épidémiologique actuel. Au début de la pandémie, il avait d’ailleurs mentionné ses craintes concernant les risques pour les pompiers ténois, dont le travail rend la distanciation physique difficile. Une des stratégies mises en place par le ministère de l’Environnement et des Ressources humaines pour réduire les risques d’incendie a été l’interdiction de faire des feux, qui a été levée en juillet dernier.


Heureusement, la pandémie n’aura eu aucun impact sur la fréquence des incendies, selon Madame Oosenbrug. « La COVID-19 n’a pas augmenté le nombre d’incendies, contrairement à ce que le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles prévoyait », affirme-t-elle.

Une application sur mesure
En 2019, l’organisme FireSmart Canada lançait son application téléchargeable FireSmart Begins at Home. Cet outil a pour objectif d’impliquer les propriétaires dans des activités volontaires d’atténuation des incendies de forêt en leur proposant une autoévaluation de leur maison. Après une série questions concernant la propriété des résidents, l’application suggère des actions spécifiques à poser pour réduire les risques d’incendie de forêt.


FireSmart Canada a comme mission de diriger l’élaboration de ressources et de programmes conçus pour rendre davantage autonome la population et accroitre la résilience des collectivités en ce qui concerne les feux de forêt partout au Canada.

 

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2020 : une saison d’incendies tranquille

L’été 2020 aura été une saison particulièrement clémente pour ce qui est des feux de forêt aux TNO.


70 feux de forêt ont brulé au territoire cet été. C’est deux fois moins qu’en 2019, qui était déjà une année moins infernale que la moyenne. Quant à la surface brulée, 21 139 hectares, elle est cinq fois plus petite que l’année précédente.
Une augmentation des précipitations serait à l’origine de cette baisse significative des incendies.


Par ailleurs, afin de prévenir autant que possible, dans le contexte de la pandémie, la nécessité de recourir à des équipes de sapeurs venus du Sud, le service de lutte aux incendies du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles a adopté une approche de lutte aux incendies plus agressive que d’ordinaire.


« Nous avons mis l’accent sur l’intervention précoce et agressive pour tous les feux de forêt. Ainsi, nous avons combattu près des deux tiers des feux, soit deux fois plus que d’habitude », indique le ministère dans un communiqué.

Source : Environnement et Ressources naturelles, GTNO 


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