Dans les pages : Yayo à Yellow

15 novembre 2018
Yayo affirme que c'est ce livre qui l'a amené à Yellowknife. (Crédit photo: Denis Lord)

Yayo affirme que c'est ce livre qui l'a amené à Yellowknife. (Crédit photo: Denis Lord)

Pikiq, le dernier titre de l’auteur et illustrateur Yayo, a le Nord pour décor.
 

Les élèves des écoles J.H. Sissons et Allain St-Cyr ont eu le privilège de rencontrer l’auteur et illustrateur Yayo, qui est venu parler de son art, de son parcours, et même du rêve.


Yayo a fait du dessin d’humour durant près de trois décennies pour le magazine québécois L’actualité. On lui doit plusieurs livres, pour la jeunesse ou pour les plus vieux, dont Pikiq (Éditions de la Bagnole, 2015), qui est un des préférés de l’auteur et qui prend place dans un Nord non identifié.


Ce lieu fait d’ailleurs partie des questions que lui posent les enfants à Sissons le 5 novembre.


Avec une ironie que n’ont sans doute pu saisir les enfants ignorant la géographie québécoise, Yayo dit s’être inspiré de Laval, une banlieue de Montréal où se trouve un terrain de golf et où il aime marcher l’hiver. Dans ce lieu où le blanc de la neige domine, il a imaginé des couleurs, couleurs qui jouent un rôle particulier dans Pikiq.


Autrement, il a beaucoup lu sur le Nord et sur sa faune, mais Yellowknife est le plus loin qu’il ait jamais été dans l’univers boréal.


« J’aime beaucoup ça ici, dit-il. Ça ressemble à l’idée que je me faisais du Canada quand j’étais jeune. Je pense que je vais changer mon nom en Yayoknife. »


Pikiq, traduit en plusieurs langues, possède une part autobiographique, mais aussi une charge symbolique, révèle Yayo : « Ça parle de l’importance d’accomplir ses rêves. »

De Colombie à Montréal
Yayo est originaire de Colombie et son nom de naissance est Diego Herrera.


« Quand j’étais jeune, j’étais fasciné par la bande dessinée, raconte-t-il. C’est ce que je voulais le plus au monde. Il n’y avait pas de bibliothèque dans mon quartier. »


Après avoir appris l’italien, car il voulait vivre en Italie, et un peu de portugais, Yayo s’est mis au français à l’âge de 26 ans. « C’est plus difficile à cet âge, souligne-t-il aux élèves de l’école d’immersion, alors profitez-en pendant que vous êtes jeunes, et ensuite vous pourrez vous faire des amis partout. »


Se qualifiant de francophone d’adoption, Yayo, à sa venue au Canada, a d’abord visité le Manitoba, où il a rencontré des francophones, puis Montréal. « Je devais retourner à Winnipeg, mais je suis resté à Montréal, raconte l’auteur, qui a remporté le Grand Prix du Cartoon World Festival de Porto en 2014. Tout le monde me donnait des becs. Deux becs. C’est pour ça que je suis resté. »

Magie
Durant la rencontre, Yayo transmet sa passion pour l’image. Il s’amuse à dessiner des formes devant les enfants pour ensuite leur redonner une identité totalement différente, simplement en ajoutant quelques traits. Il y a là de la magie.

Ainsi, il transforme un cornet de crème glacée en bonhomme de neige faisant du vélo; plus tard, ce sont des tipis et un diamant qui se métamorphosent en tête de chat.


« Dessiner me fait rêver, dit-il. »


À l’école J.H. Sissons, les rencontres ont été un succès. Une sélection des livres de Yayo a été installée dans des présentoirs à la bibliothèque, et ça a été très populaire explique la coordonnatrice des programmes en français de la Commission scolaire du district no 1 de Yellowknife, Caroline Roux. « Et pendant les rencontres, ajoute-t-elle, au fur et à mesure que le temps avance, les enfants se rapprochent de lui. »


Yayo a deux livres pour la jeunesse qui sont presque terminés et devraient être incessamment publiés.


Parallèlement, il travaille depuis plusieurs années sur un roman graphique, l’histoire d’un ange, un vrai avec des ailes, mais qui est un peu marginal, et qui s’installe à Montréal et y fait des graffitis. « C’est un peu humoristique, dit Yayo, pas nécessairement dans la lignée de ce que je fais habituellement. »


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