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Voitures électriques : 72 nouvelles bornes de recharges pour les TNO

Le coopérative d'autopartage YK Car-Share coop met un véhicule électrique à disposition de ses membres. La voiture est également utilisée en semaine par les employés de la municipalité de Yellowknife. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Le coopérative d'autopartage YK Car-Share coop met un véhicule électrique à disposition de ses membres. La voiture est également utilisée en semaine par les employés de la municipalité de Yellowknife. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Le GTNO a obtenu en juillet les fonds pour l’installation de 72 nouvelles bornes de recharge pour véhicules électriques aux Territoires du Nord-Ouest. L'initiative s’inscrit dans la poursuite des objectifs de réduction des gaz à effet de serre fixés par le GTNO pour 2030.


Thomas Éthier
IJL – Réseau. presse – L’Aquilon


Le GTNO s’est engagé en 2018 à réduire de 30 %, d’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre produites aux TNO par rapport au niveau de 2005. « Pour ce faire, nous devons réduire les émissions générées par le secteur des transports, qui produit 58 % des émissions du territoire », a souligné Mme Archie.


Un montant de 414 000 $ a ainsi été octroyé au gouvernement territorial dans le cadre du Programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro du gouvernement canadien, pour l’élargissement de ses infrastructures de recharge électrique. Le député libéral des TNO, Micheal McLeod, en a fait l’annonce le 14 juillet en conférence de presse.


L’électricité contre les gaz à effet de serre


Plusieurs détails demeurent en suspend quant au déploiement du programme. « Maintenant que le financement est assuré, le programme comme tel est officiellement à l’étape de conception. Nous en ferons le lancement officiel au cours des prochaines semaines, et serons en mesure d’offrir des détails à propos de ce qui sera mis de l’avant », a indiqué la ministre Archie.


La ministre s’est limitée à préciser que des bornes de recharge de niveau 2 et de niveau 3 seront installées dans les rues, les entreprises les immeubles à logement ou encore les entreprises possédant un parc de véhicules. « Plus nous élargirons notre offre d’infrastructures de recharges, plus nous verrons de véhicules électriques sur nos routes, une option deviendra viable pour les résidents et les entreprises », a résumé Mme Archie.


Seules les collectivités ayant accès à l’hydroélectricité auront droit à leurs bornes de recharge, une décision prise en regard du cout de l’électricité, selon le directeur de l’énergie des TNO, Robert Sexton. « Au fur et à mesure que la technologie s’améliore, nous examinerons d’autres méthodes pour fournir des bornes de recharge aux collectivités qui ont un cout de production d’électricité plus élevé », a-t-il indiqué.


On compte présentement six bornes de recharge de niveau 2 aux TNO, selon le site PlugShare, réparties à Yellowknife, à Hay River à Fort Smith et à Fort Providence. Le gouvernement canadien a approuvé ces dernières années l’installation de plus de 33 000 bornes à travers le pays. Un récent investissement de 45 millions $ devra permettre l’installation de 6000 bornes supplémentaires.


Selon une étude commandé en 2020 par le GTNO, la vente annuelle de véhicules électriques pourrait représenter entre 2,9 % et 11,3 % de toutes les voitures et camionnettes vendus aux TNO en 2030.


On indique également dans le rapport qu'un couloir de bornes de recharges pourrait être installé sur les routes 1 et 3, de Yellowknife à la frontière de l’Alberta. « Des stations pourraient être placées sur la route vers Fort Smith», lit-on.


Selon M. Sexton, l’élargissement du réseau de bornes électriques aux TNO représente un incitatif crucial à l’achat de véhicules électriques pour les automobilistes ténois. « Il s’agit en quelque sorte du problème de la poule avant l’œuf, a-t-il illustré. Nous avons besoin des infrastructures pour mettre des véhicules électriques sur la route ».


M. Sexton avance également que les récents programmes de financement à l’achat offert aux particuliers pourrait avoir contribué à attiser l’intérêt des Ténois pour les véhicules électriques. À l’heure actuelle, les canadiens ont la possibilité d’obtenir un rabais de 5000 $ du gouvernement fédéral. Le Budget fédéral 2022 inclut un montant de 1,7 milliard $, dédié à étendre ce programme jusqu’en mars 2025.


Une question complexe

Le GTNO s’est notamment fixé comme objectif de réduire le niveau d’émission de gaz à effet de serre lié au transport de 10 % par habitant, d’ici 2030. « Plus les Ténois conduiront de véhicules électriques, plus nous ferons de progrès vers l’atteinte l’un des objectifs de la Stratégie énergétique 2030 des TNO », a affirmé la ministre Archie.


La vice-présidente de la coopérative Yk Car Share Co-op, France Benoit, émet certaines réserves. « Changer son véhicule à essence pour un véhicule électrique n’est pas nécessairement la solution », a-t-elle indiqué à Médias ténois.


L’organisme de Yellowknife compte une quarantaine de membres, qui se partagent une voiture électrique, stationnée à la mairie, pour leurs déplacements dans les limites de la municipalité. L’un des objectifs est de diminuer la production de gaz à effets de serre, en diminuant le nombre de voitures dans les rues de la capitale.


« Si tout le monde devient propriétaire d’une voiture électrique, gardons en tête que la production des composants de ces véhicules génère en elle-même beaucoup de gaz à effet de serre, a fait valoir Mme Benoit. Il faut également considérer la manière de produire de l’électricité. Yellowknife est alimentée à l’hydroélectricité, ce qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais ce n’est pas le cas de toutes les collectivités. »


La Yk Car Share Co-op s’est donné le mandat à sa fondation de cumuler des données et connaissance sur la fiabilité des véhicules électriques sous des conditions propres à Yellowknife. « Nous serons très heureux de collaborer avec le GTNO pour le déploiement de leur programme, s’il y a consultations », a souligné la vice-présidente.


Efficace malgré le froid

Contrairement à une croyance populaire, les froids extrêmes propres au Nord ne seraient pas un frein à l’adoption des technologies de transport électrique. « Le plus grand mythe que l’on entend, c’est que les batteries ne fonctionnent pas en hiver, par grands froids, a confirmé Mme Benoit. Les gens ont en tête une petite batterie douze volts. On parle ici d’immenses batteries. »


Selon elle, la Chevy Spark EV 2016 acquise par la coopérative - un modèle de première génération -, voit sa capacité réduite environ de moitié par grands froids, passant d’une capacité de 140 km à environ 70 km. Toutefois, les récents modèles, comme la Bolt 2022 de GM récemment acquise par la coopérative, ont une capacité dépassant les 400 km en conditions idéales.


Les Ténois démontreraient par ailleurs un intérêt croissant pour cette technologie. « Il est faux de dire qu’il n’y a pas beaucoup de véhicules électriques à Yellowknife », indique France Benoit, qui dit fréquemment observer de nouvelles voitures stationnées à la borne de recharge de la municipalité.


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