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Vince Wynter remporte la compétition de vidéoclips

Vince Wynter, musicien de Fort Providence, a révélé qu’il était lui-même infecté par le virus et a expliqué comment il en avait fait une chanson.
(Crédit photo : Cristiano Pereira)

Vince Wynter, musicien de Fort Providence, a révélé qu’il était lui-même infecté par le virus et a expliqué comment il en avait fait une chanson. (Crédit photo : Cristiano Pereira)

À la soirée de visionnage des 48 heures de Western Arctic Moving Pictures, le 18 août dernier, un musicien de Fort Providence a conquis le jury et le public avec une chanson inspirée de son expérience avec la covid.

L’initiative a lieu chaque année et repose toujours sur le même principe : un tirage au sort réunit musiciens et vidéastes qui, dès lors, disposent de 48 heures pour travailler ensemble et réaliser un clip.

Organisées par Western Arctic Moving Pictures (WAMP), les « 48 heures » réunissaient, la semaine dernière, six propositions qui ont été visionnées et évaluées par le jury et par le public lors d’une cérémonie tenue au Top Knight, à Yellowknife. Le grand vainqueur de cette édition est Vince Wynter, un musicien de Fort Providence.

La victoire est sans appel : le musicien de Fort Providence a non seulement remporté le premier prix du jury, mais il a aussi obtenu le plus de votes du public. La chanson de Vince Wynter « I’m not here anymore » s’est vue accompagnée d’une vidéo réalisée par Sadetlo Scott et Heather Heinrichs. « Les attentes étaient élevées et je me sens soulagé », a déclaré le musicien.

« I’m not here anymore » est une chanson écrite et inspirée par les temps sombres de la récente pandémie. Vince Wynter a révélé qu’il était lui-même atteint par la covid. C’est dans ce contexte qu’il en a fait une chanson.


Une chanson qui vient de loin
 

Tout a commencé il y a quelques mois. « Je venais de commencer un nouveau travail. Je suis allé travailler un jour et je voulais impressionner mes employeurs, confie l’artiste. Yellowknife était entièrement confinée. J’ai commencé à travailler et, soudainement, je me sentais malade. Alors je suis allé faire un test et j’ai découvert que j’étais positif au variant Delta ». 

À partir de là, Vince a vécu des temps difficiles. « Je suis allé dans un centre d’isolement et je suis tombé très malade. J’étais vraiment ému, parce que je pensais que je ne sortirais pas vivant de l’isolement. »

La chanson reflète ce passage dans un tunnel sombre de quelqu’un qui a subi dans son corps le mal de la maladie et de l’isolement forcé, au point d’affronter la fin proche comme une possibilité et de méditer sur l’éphémérité de la vie.

« Comme tout le monde, je n’avais aucune idée de ce qu’était ce virus. J’avais assez peur et la seule chose à laquelle je pouvais penser était d’écrire une chanson sur ce que je ressentais », a-t-il confié, ajoutant qu’il pensait même que ce serait sa dernière chanson. « J’ai mis tout mon cœur dans la chanson. Je n’avais aucune idée que ça allait être une bonne chanson alors j’ai juste chanté avec mon cœur. »

 

Victoire rassurante

À l’annonce de sa victoire, Vince a réalisé qu’après tout, cette chanson « touchait aussi beaucoup de cœurs ». Et cela le rend très heureux. « La chanson était très personnelle. C’est donc un grand soulagement, comme un poids enlevé sur mes épaules », confie-t-il. « J’ai gardé cette chanson dans ma tête pendant longtemps, au moins six mois [avant de l’enregistrer]. Donc c’est vraiment bien de la sortir enfin et de la faire entendre au public. »

L’équipe de tournage – composée de Sadetlo Scott, Heather Heinrichs, Jared Monkman, Scott Clouthier et Paul Woodard – a choisi un endroit à l’extérieur de Yellowknife et a filmé le musicien au milieu des rochers, parmi les arbres, près d’un feu de camp, à la lumière et dans l’obscurité. À la fin du vidéoclip, les membres de la famille de Vince font une brève apparition et se prennent tous et toutes dans les bras. « Je me sens touché chaque fois que je vois cela », dit-t-il.

Vince Wynter veut dédier la chanson « aux familles qui ont perdu des êtres chers à cause de la covid ». Il estime que « la musique a beaucoup changé au cours de la dernière décennie et il faut que la musique ait plus d’émotion pour se rapprocher du public ».

Le musicien n’est pourtant pas exactement un débutant. Dans les années 1990, à Fort Providence, « parce qu’il n’y avait pas grand-chose à faire à cette époque », il rejoint des camarades de classe dans un groupe underground de heavy metal nommé Code Analysis.

À la maison, Vince écoutait non seulement du heavy metal mais aussi toute la culture grunge de l’époque : Nirvana, Alice in Chains ou encore Creed. Plus tard, il a joué de la guitare solo pour le chanteur country local Johnny Landry. « Et j’ai beaucoup appris de lui », admet Vince.

La chanson « I’m not here anymore » est disponible sur de nombreuses plateformes d’écoute en continu telles que Spotify, Apple Music ou YouTube.

Les 48 heures de WAMP distinguent aussi d’autres artistes. La deuxième place revient au titre « Dirty Dischord » d’Amy and the Easy Hundo, avec une vidéo de Dustin Dewar. Le musicien James Alynes a vu sa chanson « LOVE (Organic Growth) », avec des images de Caroline Cox, recevoir la troisième place. La mention honorable, finalement, est attribuée à « Back Bay » de Flora & The Fireweeds, avec un vidéoclip de Munya Mataruse.


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