Vaccin : au tour des ados d’Inuvik et du Slave Sud

Le 6 mai, Riley Colford de Yellowknife, 16 ans, a été le premier mineur au Canada à recevoir une dose de vaccin contre la COVID-19. (Courtoisie GTNO)

Le 6 mai, Riley Colford de Yellowknife, 16 ans, a été le premier mineur au Canada à recevoir une dose de vaccin contre la COVID-19. (Courtoisie GTNO)

Le taux de vaccination des adolescents du territoire n’est pas rendu public.

Les Territoires du Nord-Ouest ont été les premiers en Amérique du Nord à étendre leur programme d’immunisation contre la COVID-19 aux adolescents. Les 12 à 17 ans du territoire peuvent recevoir le vaccin de Pfizer-BioNTech depuis le 6 mai. Après des séances de vaccination offertes à Yellowknife, N’dilo et Behchoko`, c’est maintenant au tour des jeunes d’Inuvik, de Hay River et de Fort Smith de retrousser leurs manches.

Dans ces collectivités, la vaccination se fait directement à l’école. Ça commence à l’école Paul William Kaeser de Fort Smith le 26 mai, alors que la piqure sera offerte à l’école East Three d’Inuvik le vendredi 28 mai.

Le directeur de l’école Boréale de Hay River, Richard Létourneau, attend les infirmières de la santé publique le vendredi 28 mai entre 11 h et 13 h. « La principale infirmière est une parente d’élève, note M. Létourneau. C’est le même processus que pour les autres types de vaccination. Il y a une fiche d’information de la santé publique qui est envoyée aux familles et il y a un formulaire de consentement. Ceux qui le souhaitent sont vaccinés. Ça n’a aucun impact sur le fait que les enfants aient le droit de venir à l’école. »

Le choix de recevoir ou non le vaccin appartient à l’enfant. À 12 ans, un élève a le droit de refuser d’être vacciné.

M. Létourneau ne sait pas à quoi s’attendre en termes d’achalandage de la vaccination.

La dernière journée d’école aura lieu le 25 juin. M. Létourneau considère comme peu probable que la seconde dose du vaccin soit administrée avant cette date à l’école Boréale.

 

Haute efficacité

Selon des essais cliniques, cités par l’Administration de la santé et des services sociaux, auxquels auraient participé 2 260 enfants âgés de 12 à 15 ans, le vaccin de Pfizer-BioNTech utilisé pour vacciner les adolescents du territoire serait efficace à 100 % pour prévenir la COVID-19 symptomatique. La seconde dose peut être administrée trois semaines après la première dose au lieu de quatre semaines, comme pour le vaccin Moderna.

« D’ici la fin juin, les TNO auront assez de vaccin Pfizer pour donner deux doses à au moins 85 % de la population des 12-17 ans », , affirme une porte-parole de l’Agence dans un courriel.

Les dates de vaccination pour les autres collectivités des TNO ne sont pas encore annoncées.

La directrice générale de la Commission scolaire du Sahtu, Renee Closs, dit « ne pas avoir été approchée par le bureau de l’Administration de la santé publique pour des cliniques de vaccination des jeunes du Sahtu ».

Chiffres inconnus

En date du 24 mai, 68 % des Ténois d’âge adulte avaient reçu au moins une dose de vaccin et 60 % étaient considérés entièrement immunisés. Mais qu’en est-il des 12 à 17 ans ? On ne le saura pas. Les données ne sont pas publiques.

« On n’a pas le droit de le savoir, précise la directrice générale de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest, Yvonne Careen. On ne peut pas poser cette question. Quand le vaccin est devenu disponible, plusieurs de nos élèves sont allés se faire vacciner à la clinique. Ensuite il y a eu des vaccinations à l’école William McDonald et une autre partie de nos élèves y est allée. D’après les conversations qu’on entend, c’est un bon pourcentage. »


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