Centre communautaire francoténois : Une salle de 100 places

Les plans conceptuels de ce qui serait le nouveau centre communautaire francoténois ont été préparés par la firme d’architecture Stantec. (Courtoisie Fédération franco-ténoise)

Les plans conceptuels de ce qui serait le nouveau centre communautaire francoténois ont été préparés par la firme d’architecture Stantec. (Courtoisie Fédération franco-ténoise)

Lors d’une rencontre Zoom, le 8 octobre, de nouveaux plans plus petits, et qui couteraient moins cher
à mettre en chantier, ont été présentés aux membres de la communauté francoténoise.

« Aller de l’avant. » C’est en ces mots que la rencontre sur le centre communautaire francophone du 8 octobre pourrait se résumer.


Une vingtaine de personnes était présente sur la plateforme Zoom pour découvrir les nouveaux plans préliminaires du centre.


Depuis maintenant 20 ans, comme il a été rappelé au cours de la discussion, l’idée d’avoir un lieu commun pour les francophones est dans l’esprit de chacun. À la suite des derniers plans présentés en février dernier, beaucoup de choses ont changé, et, notamment, la dimension des espaces.


« Il faut être capable de maintenir les opérations et la maintenance d’un centre, et c’est pour cela qu’on a décidé d’un centre plus petit », explique la directrice générale de la Fédération franco-ténoise (FFT), Linda Bussey.


Par ailleurs, le lieu de construction n’est pas encore décidé. « Il n’y a pas d’[emplacement] choisi, a détaillé Mme Bussey. J’ai fait une présentation par courriel au comité cette semaine. J’ai fait une étude comparative des lots disponibles présentement à vendre, il y en a trois de la ville et ils doivent être achetés ensembles. »


La directrice générale précise également que trois autres terrains de stationnement sont à vendre.


Autre précision importante, « il faut comprendre qu’on ne peut pas acheter un site avant d’être certain qu’on a les fonds pour le centre, a tenu à rappeler Linda Bussey dans sa présentation. Ce serait un risque incroyable à prendre pour la FFT. »


Lieu de rencontre et terrasse
Ce nouveau dessin répond aux points soulevés par la communauté lors de rencontres précédentes. Plus précisément, l’articulation du projet autour d’un lieu de rencontre de taille moyenne (1067 pieds carrés/100 mètres carrés) qui pourrait accueillir une centaine de personnes, une terrasse accolée, le tout construit avec des matériaux écoresponsables.
« Une des choses qu’on a beaucoup entendue dans nos consultations, c’est la possibilité d’avoir une terrasse pour avoir des activités à l’extérieur », atteste Linda Bussey.


Cet espace situé au deuxième étage devrait pouvoir être utilisé trois saisons par année selon les prévisions.
Le lieu de rencontre sera à louer, ce qui obligera la Fédération à engager une personne dédiée à la gestion. Cette dernière est prévue dans la subvention qui soutiendra l’ensemble du projet.


Pour l’heure, le projet ne comporte que deux étages. Seront présents dans ce nouveau projet, la FFT, l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) et Médias ténois regroupant l’administration commune du journal L’Aquilon et de Radio Taïga.


Alors que le projet présenté en février dernier comprenait davantage d’organismes tels que la Commission scolaire des TNO ou encore le Conseil de développement économique des TNO, cette nouvelle mouture est plus restreinte. Selon Linda Bussey, la décision s’est prise en fonction des loyers et de l’espace. « On ne pouvait pas justifier un loyer égal à tout le monde. »


Les plans conçus par l’entreprise d’architecture Stantec prévoient l’ajout d’un possible troisième étage.

« Essoufflement » de la communauté ?
Si seulement une vingtaine de personnes était présente lors de cette rencontre, la majorité s’est accordée pour dire que ce n’était pas représentatif de la situation du projet.


« Je pense que les 48 personnes qui étaient à la [dernière] consultation, ça démontrait un vouloir », a appuyé la directrice générale de la FFT.


« Les gens qui sont ici depuis longtemps, qui désirent faire avancer ce projet, il y a toujours un retour [de la population], rappelle Linda Bussey. Je suis bien d’accord qu’il faut faire quelque chose de soutenable, qui ne nous obligera pas à mettre la clé sous la porte dans dix ans. »


« La communauté a été demandée, on ne peut pas aller les chercher par la main […] Quelque part il y a de l’essoufflement. La FFT travaille fort pour que ça avance », a-t-elle continué.


« On ne peut pas reculer », a estimé le président du Conseil d’administration de l’Association franco-culturelle de Yellowknife, Étienne Croteau, soutenu par l’ensemble des personnes présentes.


Dans un commentaire sur Facebook les jours suivants la rencontre, M. Croteau a tenu également à préciser que « de dire que seulement que 20 personnes étaient présentes et que cela démontre un essoufflement de notre clientèle est plutôt simpliste et malheureusement démontre un manque d’analyse plus approfondie ».


« Nous, francophones, avons beaucoup à offrir et soyons fiers(ères). Un centre comme celui-ci nous donnera ce palier de rayonnement essentiel », a-t-il conclu.


En parallèle, un nouveau sondage de la population a très vite été écarté. « Il faut tenir la communauté informée, mais il ne faut pas lui demander si on doit continuer ou non », a soutenu l’une des membres du comité consultatif chargé d’accompagner le projet, Lise Picard.


Courant novembre, une nouvelle rencontre avec les membres de la communauté est prévue afin de rendre compte des améliorations des plans à la suite des commentaires formulés le 8 octobre.


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