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Une nouvelle école d’immersion à Yellowknife

De gauche à droite, Jameel Aziz, Shirley Zouboules et Jean-Marie Mariez.(Crédit photo : Cristiano Pereira)

De gauche à droite, Jameel Aziz, Shirley Zouboules et Jean-Marie Mariez.(Crédit photo : Cristiano Pereira)

Premier établissement scolaire à être construit à Yellowknife en 20 ans : l’école Itl'o` (prononcé Iklon) a ouvert ses portes à près de 300 élèves ce 29 août. Sa construction a duré deux ans.

« C’est une des écoles les plus impressionnantes que j’ai jamais vues. C’est vraiment quelque chose de formidable », remarque Jameel Ziz, directeur généralde l’Administration scolaire de district No 1 de Yellowknife.

Le nouveau bâtiment compte 18 salles de classe, pour accueillir les élèves de la prématernelle à la cinquième année du primaire. Selon un communiqué de la commission scolaire, l’école est équipée « d’appareils à la pointe de la technologie, économes en énergie et de tableaux blancs interactifs ». « On y trouve par ailleurs également une cuisine, un espace consacré à la musique, un studio pour les projets, un gymnase spacieux et une bibliothèque centrale située au cœur de l’école et dotée d’espaces calmes », peut-on encore lire.

À la veille de l’ouverture, Jameel Ziz commente que « des détails qui doivent être réglés au cours des six prochaines semaines », mais que cela n’est pas un obstacle au fonctionnement normal. « Le gymnase ne sera pas ouvert avant octobre, mais nous sommes définitivement prêts pour l’arrivée des étudiants », a-t-il assuré.

La nouvelle école remplace l’ancienne, J. H. Sissons, qui a été bâtie en 1975. En 2018, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a recommandé que l’école soit démolie en raison de son usure et de la croissance de la population scolaire. L’école a donc fermé ses portes en juin 2020 pour être démolie et donner lieu à un nouvel établissement.

Selon le gouvernement, la construction de l’école Itl'o`, qui a duré deux ans, a respecté l’échéancier et le budget établis. Jameel Ziz rapporte que ça n’a pas toujours été facile, car les restrictions de la pandémie ont compliqué le processus, surtout pour avoir accès aux matériaux.

 

Les travaux ayant été amorcés en 2020, la construction de l’école Itl'o` a duré deux ans,
respectant les délais impartis et le budget alloué.

 Dotée de plusieurs espaces calmes, la bibliothèque est située au cœur de l’école. (Crédits photos : Cristiano Pereira)


Au cours de ces deux années, près de 300 étudiants ont été temporairement transférés à l’école William Macdonald. Shirley Zouboules, directrice adjointe de la commission scolaire, assure que le changement s’est bien passé.

Elle assure également que maintenant « tout le monde est satisfait » parce que « cette nouvelle école reflète ce que nous aimions de l’ancienne ».

Un conseiller autochtone a fait part de ses idées pour la conception du bâtiment, ce qui a donné lieu à l’intégration de plusieurs éléments, comme des espaces circulaires, l’installation de signalisation d’orientation et le choix des couleurs. Les œuvres d’art de John Rombough, artiste déné chipewyan, auparavant exposées à l’extérieur de l’école J. H. Sissons, se trouvent maintenant sur le mur intérieur est de la bibliothèque.

Itl'o`, le nom de cette école, signifie « canneberge » en wiìliìdeh. Le communiqué de presse explique que ce nom « souligne l’importance de notre lien avec les terres ancestrales » et que « l’emplacement de l’école était autrefois une zone commune de cueillette de petits fruits pour les familles wiìliìdeh yellowknives, qui accordaient une importance spirituelle aux canneberges ».

L’école Itl'o` est la seule école d’ immersion aux TNO. « C’est de l’or qu’on a ici pour nos jeunes », avance Jean-Marie Mariez, le directeur des programmes d’enseignement en français de l’Administration scolaire de district No 1 de Yellowknife.

Il assure que la mission est de donner « une fluidité du français à tous les élèves » et souligne que le milieu est « très multiculturel ». « On a 20 ou 25 différentes cultures là-dedans, et, ça, c’est le multiculturalisme francophone. »

Jean-Marie Mariez estime que « la meilleure chose que les parents anglophones peuvent faire, c’est de placer leurs enfants en immersion française ». « Ils offrent les meilleures opportunités pour leur avenir, explique-t-il. Il s’agit d’emplois, d’ouverture sur le monde et de plus de respect pour les gens. C’est un gros paquet. »


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