Hay River : Une étudiante en orthophonie en visite

Sara Dubreuil-Piché. (Courtoisie)

Sara Dubreuil-Piché. (Courtoisie)

 

Sara Dubreuil-Piché s’intéresse au bilinguisme et aux troubles du langage chez les enfants.

 

Sara Dubreuil-Piché, une étudiante de maitrise en orthophonie, visite actuellement les écoles de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO) dans le cadre d’un stage afin de faire un suivi et de détecter d’éventuelles problématiques.


Mme Dubreuil-Piché est originaire de Blind River en Ontario, une petite ville d’environ 3500 habitants, qui ressemble à Hay River, dit-elle. Elle poursuit ses études à l’école d’orthophonie de l’Université Laurentienne (UL) à Sudbury.
Sara Dubreuil-Piché rencontre des élèves, la plupart du temps individuellement, inscrits majoritairement de la prématernelle à la 5e année, sous la supervision de Michèle Minor-Corriveau, enseignante et orthophoniste à l’UL. Dans certains cas, il s’agit d’un suivi avec des élèves rencontrés par une étudiante de l’Université Laurentienne l’an dernier.


Avec certains d’entre eux, Mme Dubreuil-Piché travaille l’articulation par le biais d’images représentant un son, avec un miroir pour leur indiquer comment placer leurs lèvres et leurs dents. « On travaille au niveau de la syllabe, explique-t-elle, avec de petits mots comme si ou ça… Ensuite, on augmente la difficulté et on fait des mots plus longs, on travaille le s dans différentes positions et puis on peut travailler la phrase. »


L’étudiante de maitrise fait de la formation avec les enseignants afin qu’ils puissent poursuivre l’encadrement de ces élèves et mettre en place des stratégies d’apprentissage.


Au moment d’écrire ces lignes, Sara Dubreuil-Piché attendait le résultat d’évaluations pour savoir si elle allait travailler, avec les plus jeunes, la conscience phonologique. « C’est vraiment la base, explique-t-elle, compter des syllabes, faire des rimes, des choses comme ça qui sont de l’ordre de la prélecture. »

Bilinguisme et dépistage de troubles
En maitrise, sous la supervision de Chantal Meyer-Crittenden, Sara Dubreuil-Piché poursuit le développement d’un test portant sur l’identification d’un trouble primaire du langage chez les enfants bilingues franco et anglodominants. Il est basé sur la répétition de mots qui n’existent pas dans la langue cible, ce qui fait en sorte que les enfants bilingues ne sont pas de´savantage´s s’ils ont moins d’expositions a` celle-ci. Ce test adapte´ au franc¸ais canadien a pour objectif de rendre plus facile l’e´valuation par les orthophonistes des enfants bilingues en contexte linguistique minoritaire.


« C’est vraiment important de distinguer le retard d’un enfant qui est en train d’acquérir une nouvelle langue de celui d’un enfant qui a un trouble de développement du langage, explique Mme Dubreuil-Piché. On va commencer par évaluer l’enfant dans les deux langues pour voir s’il y a la difficulté dans les deux langues. Mais si tout va bien dans la langue maternelle, l’anglais [dans ce cas-ci], ça veut dire que l’enfant est train d’apprendre une nouvelle langue et manque d’exposition à celle-ci. On peut alors donner des stratégies pour donner plus d’expositions à la nouvelle langue. »


Mme Dubreuil-Piché est à l’école Boréale du 30 avril au 18 mai et à l’école Allain St-Cyr du 22 mai au 8 juin, grâce à un partenariat entre l’Université Laurentienne, la CSFTNO et le Consortium national de formation en santé. Ce partenariat a entre autres été facilité par le Collège nordique francophone, qui est partenaire du Consortium national de formation en santé.

 

 

 *Mise à jour le 11 mai 2018

 


Tous les commentaires (1)

Écrit par Anonyme, 14 mai 2018, 12 h 59
Très bel article ! Il faut comprendre qu’il s’agit bel et bien d’une etudiante en orthophonie en visite à Hay River et Yellowknife et non d’une orthophoniste. La distinction est importante car nous voulons demeurer en règle avec les normes prescrites par l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes de l’Ontario (OOAO). Merci de corriger le titre svp.
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