Une année marquée par un esprit de coopération

07 janvier 2021
La ministre des Finances, Caroline Wawzonek, fait la lecture de son tout premier discours du budget, le 25 février 2020.

(Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

La ministre des Finances, Caroline Wawzonek, fait la lecture de son tout premier discours du budget, le 25 février 2020. (Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

Pour la ministre Caroline Wawzonek, les objectifs définis par la 19e législature sont encore réalisables.

Expulsion d’une ministre, enquête de la commissaire à l’éthique, et, par-dessus tout, la pandémie de COVID-19, le très jeune gouvernement Cochrane a connu un baptême du feu. Pour la ministre des Finances, de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Caroline Wawzonek, 2020 a été une année d’apprentissage accéléré, mais la crise a suscité un esprit d’équipe qui doit perdurer.

« Je dois dire qu’avant, je ne savais pas ce que ça voulait dire être ministre, membre du gouvernement, concède la députée de Yellowknife Sud. La pandémie a vraiment changé beaucoup de choses, c’était une chance de découvrir qu’est-ce qu’on peut faire comme gouvernement, comment on peut réagir vite. »

L’avocate de formation souligne la coopération qu’il y a eu entre les différents ministères, mais aussi avec le gouvernement fédéral et ceux des autres provinces et territoires. Cette collaboration s’est également effectuée à l’Assemblée législative, malgré certains heurts, affirme la ministre, qui en veut pour preuve l’approbation unanime du budget 2020, évènement rarissime aux Territoires du Nord-Ouest. À l’automne, seulement deux députés se sont opposés au budget d’infrastructures.

« Si nous pouvons garder cette coopération, cette communication […] dans le futur, ça va vraiment être une bonne leçon », analyse Mme Wawzonek.

 

Les objectifs sont réalisables

En tout début de mandat, la 19e législature s’était fixé d’ambitieux objectifs : finaliser l’agrandissement de la centrale Taltson, développer la province géologique de l’Esclave, endosser la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones, et bien d’autres encore.

Ces objectifs demeurent à l’ordre du jour. « Pour l’instant, explique Caroline Wawzonek, nous avons décidé de ne pas faire des changements. […] Avoir une idée de ce qu’est notre vision comme territoire, […] avoir de grands projets comme idéaux, c’est une bonne chose. C’est possible que nous soyons un peu en retard dans notre défi, mais la pandémie n’arrivera pas à tout arrêter, alors je pense qu’on va encore être capables d’atteindre plusieurs, sinon peut-être même tous ces buts. Au moins, on s’en rapprochera. »

 

Des changements

Le gouvernement Cochrane a tenu les promesses de changements faites lors de sa formation, avance Caroline Wawzonek, revenant sur la qualité de communication offerte, qui s’est par exemple traduite par la mise sur pied du Comité consultatif sur les entreprises.

« Nous faisons l’effort d’être un gouvernement qui est vraiment au service des personnes », affirme-t-elle, tout en précisant que les changements dans l’approvisionnement, l’éducation et la santé sont des travaux de plus longue haleine.

 

En 2021

La ministre a l’intention de réviser le processus budgétaire, d’analyser les dépenses dans chaque ministère. « C’est un processus qui va prendre un ou deux ans, spécule-t-elle, mais ça commence maintenant. […] Ça peut faire une grande différence dans la façon dont on sert la population des Territoires. »

En janvier également commence la révision du processus d’approvisionnement budgétaire, qui a suscité des controverses en 2020, alors que les gouvernements autochtones se sont plaints d’être mis de côté.

Mme Wawzonek œuvrera aussi à augmenter les revenus du territoire, notamment dans l’optique d’aider les petites entreprises et le secteur touristique, durement touchés par la pandémie. En attendant, l’apport du fédéral au budget ténois, jadis perçu comme une dépendance, est très apprécié. « Il y a deux ou trois ans, se rappelle Caroline Wawzonek, on se disait que ce n’était pas bon d’avoir une si grande proportion de notre budget venant du fédéral, mais aujourd’hui, je dirais que je suis contente d’être une ministre des Finances ici, et non dans les provinces, où ils n’ont pas cette marge. »

Au terme de cette année de pandémie, la ministre ne regrette pas de s’être lancée en politique, elle qui voulait contribuer à améliorer les choses, et en retire des leçons sur la nécessité de la concertation et de l’humilité.

« Je pense qu’un politicien qui n’a pas d’humilité va avoir de grands problèmes. On doit toujours se souvenir que c’est un privilège d’être ici […] et qu’on doit prendre une attitude de services. Si on fait ça, on va trouver les points où on peut faire de grands changements. »

 

Avec des informations de Batiste Foisy


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