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Une 17e édition en présentiel pour le festival NorthWords

Valérie Gamache est directrice générale de l’association NorthWords, qui organise le festival littéraire. (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)

Valérie Gamache est directrice générale de l’association NorthWords, qui organise le festival littéraire. (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)

Après une édition 2020 exclusivement en ligne, puis 2021 en hybride, l’année 2022 est celle du retour à la normale pour le festival littéraire NorthWords. Une vingtaine de personnalités du monde des arts sont attendues à Yellowknife du 26 au 29 mai 2022 pour parler de leurs expériences et partager leurs conseils.

C’est le retour à une organisation traditionnelle pour le festival littéraire des Territoires du Nord-Ouest, organisé par l’association NorthWords. Au programme cette année, quatre journées de discussions et d’ateliers et trois soirées à thèmes.

De la poésie à l’art de la bande dessinée, l’organisation de l’évènement diversifie toujours plus ses ateliers et ses invités, avec l’objectif de couvrir la plus large gamme de genres littéraires possible. Environ un tiers de la vingtaine de plumes invitées à l’évènement vient de l’extérieur des TNO. La directrice générale de l’association, Valérie Gamache, est fière de mettre de l’avant les têtes d’affiches du festival :

« Lillian Allen est une pionnière du spoken word, du dub, commence-t-elle. Il y a aussi Ryan North, qui est bédéiste, et Niigaan Sinclair, qui est journaliste et activiste de renom. Nous avons aussi invité Louise Flaherty, qui a cofondé la maison d’édition Inhabit Media au Nunavut, et qui est aussi auteure, ainsi que le poète de renom Joseph Dandurand. »

Une liste qui vient compléter celle, plus longue, des personnalités locales, qui sont la cible initiale historique du festival NorthWords. Comme l’explique la directrice générale, « l’idée est vraiment d’échanger des idées, d’ouvrir les horizons et d’apprendre à se comprendre », et de donner aux écrivains et artistes locaux, actuels et en devenir, des outils pour progresser.

 

Festival court, calendrier chargé

Un objectif assumé, et qui permettra peut-être, à travers les échanges avec les auteurs locaux, de sensibiliser les invités aux problématiques et aux histoires du Nord. Qu’ils repartent avec « un intérêt pour les histoires nordiques, » comme l’explique Mme Gamache.

Le reste, ce sont les soirées « signatures » du festival. Trois soirées à thème qui se déroulent chaque année et que la directrice générale considère comme la marque de fabrique du festival.

Cela commence par un micro ouvert le jeudi, pour permettre à « chaque personne volontaire de lire ses textes, sa poésie ». Et ce, quelle que soit la langue. Comme le raconte la directrice, quelques braves ont déjà osé partager leur prose en espagnol, ou dans d’autres langues, parfois sans traduction : « Comprends qui peut, précise-t-elle en riant. Le plus important, c’est de partager. »

Le vendredi soir, c’est soirée de gala. Organisée au NACC, c’est la soirée phare du festival, où les auteur.e.s invité.e.s partageront par la lecture des fragments de leurs œuvres. La soirée sera animée par Ollie Williams, avec un interlude musical de Munya Mataruse, artiste ténois dont la musique rayonne bien au-delà des TNO.

Le samedi, c’est Blush, « une soirée de lecture érotique et sensuelle », explique Valérie Gamache. « Ce n’est pas sérieux du tout, l’objectif est de rigoler et partager les écrits des uns et des autres. » L’évènement est réservé aux adultes – 19 ans et plus – et se déroule au bar de la loge Elks, au centre-ville.

Trois soirées donc, et quatre journées, pour rassembler les Ténoises et les Ténois férus de littérature. En nombre bien sûr, mais pas seulement. L’organisatrice de l’évènement l’explique. « Le but, c’est de garder le sens de communauté. Donc on veut le plus de monde possible, mais, le plus important, c’est la qualité des échanges plutôt que le nombre. »

 

Un beau cadeau pour une nouvelle auteure

L’organisation tente de maintenir un bon équilibre entre les auteurs ténois et les invités de l’extérieur des TNO. En sus de ces considérations, la directrice générale de l’association, qui est francophone, est aussi sensible aux problématiques linguistiques qui se posent aux TNO.

Le comité d’organisation « essaie d’avoir une représentation francophone et autochtone, explique-t-elle, en restant toujours à l’affut de qui publie dans la communauté ».

La maison d’édition Présence Francophone, par exemple, a attiré l’attention de l’équipe après avoir sorti « plusieurs livres dans les deux dernières années ». Céline Dewez, membre de la maison d’édition, participera d’ailleurs à un panel sur l’édition dans le Nord, le 28 mai en début d’après-midi.

La francophonie se glisse également dans la liste des auteur.e.s. « Isabelle Caron Hébert a publié son livre récemment, » évoque Mme Gamache, mentionnant l’ouvrage pour enfant Le plus beau des cadeaux, sorti début janvier 2022.

« C’est un livre qui explique en termes simples comment les bébés sont conçus et qui a pour but d’aider les enfants au concept de donneur », a expliqué l’auteure à Médias ténois en janvier dernier, à l’occasion de sa parution.

Invitée à participer au festival NorthWords cette année, l’auteure n’était visiblement pas préparée à autant de visibilité. « Je ne m’attendais pas à ce qu’on me contacte. C’était vraiment une belle surprise. »

Une surprise que l’auteure, « travailleuse sociale avant tout », comme elle précise, met aussi sur le compte des soutiens qu’elle a reçus du gouvernement et de la communauté ténoise. « C’est grâce à l’aide du Conseil des arts des TNO que j’ai pu poursuivre la publication, et faire traduire le livre en anglais », détaille-t-elle.

Un dynamisme local qu’elle encourage la communauté à exploiter. « On est chanceux aux TNO, il y a des programmes qui soutiennent les artistes. Si les gens ont le gout de poursuivre leurs talents d’artiste ou d’écrivain, je les invite à regarder ce que le GTNO a à offrir. L’appui que j’ai reçu et les recommandations des autres auteurs m’ont beaucoup aidé. Je n’aurais pas réussi sans cette aide. »

Une aide que les apprentis auteur.e.s pourront également trouver pendant les quatre jours du festival donc. Un festival qui a déjà permis l’éclosion de quelques auteurs. Richard Van Camp, par exemple, fait partie des créateurs du festival, et « a explosé depuis et publie deux ou trois livres par année, » raconte Valérie Gamache.

La directrice générale évoque également Jamesie Fournier, « régulier du festival et de plusieurs activités de l’association » ou Amber Henry, dont le festival l’aurait fortement « encouragée à écrire son premier livre ».


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