S'abonner à Médias Ténois

Un retour en piste pour l’AFCY

16 décembre 2021
Une trentaine de personnes se sont présentées au club Elk’s de Yellowknife pour prendre part à l’Assemblée générale annuelle de l’AFCY, le 9 décembre 2021. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Une trentaine de personnes se sont présentées au club Elk’s de Yellowknife pour prendre part à l’Assemblée générale annuelle de l’AFCY, le 9 décembre 2021. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Qu’on parle de finances, d’activités et d’engagement de la communauté, l’AFCY termine l’année sous le signe de la croissance.

Thomas Ethier – IJL – Territoires

L’Association francoculturelle de Yellowknife a réuni près de 40 membres de la communauté le 9 décembre lors de son Assemblée générale annuelle. Un tour de force aux yeux du directeur général, Maxime Joly, qui s’affaire depuis maintenant un an à réaffirmer le rôle de l’organisme en tant qu’acteur incontournable de la vie socioculturelle francophone des Territoires du Nord-Ouest.

Les résultats préliminaires présentés aux membres témoignent de plusieurs indicateurs de croissance. Celui qui prenait la barre de l’AFCY à l’automne 2020 parle essentiellement d’une année de transition et d’ajustements après une période d’instabilité au sein de l’organisme. « Les accomplissements et améliorations que nous observons aujourd’hui se sont surtout manifestés à partir du printemps 2021 », souligne M. Joly.

 

Des résultats concrets

Le directeur et son conseil d’administration ont réussi au cours des derniers mois de l’année à quintupler le nombre de membres de l’AFCY, qui s’élève aujourd’hui à près de 170. Malgré la pandémie, une trentaine d’activités ont été organisées durant cette période, sur neuf sites distincts, loin des écrans d’ordinateur. Avec la collaboration d’une dizaine de partenaires, M. Joly estime avoir rassemblé plus de 1300 résidents jusqu’à maintenant, en personne et réunions virtuelles.

« L’AFCY accuse toujours un retard en termes de développement organisationnel, mais l’année 2020-2021 marque définitivement un pas dans la bonne direction », peut-on lire dans le rapport du directeur, dévoilé le 9 décembre. Les résultats préliminaires font état de revenus de 211 000 $ et d’un surplus de 4371 $ – par comparaison, en l’absence de direction générale, l’AFCY accusait un déficit de 33 000 $ pour l’année 2020.

Selon M. Joly. Ces résultats s’expliquent en grande partie par les efforts entrepris au chapitre des demandes de financement. Après le « creux historique de 2019 », comme le décrit le directeur, les résultats préliminaires, dévoilés à l’assemblée, affichent une hausse de 78 % du montant obtenu auprès des bailleurs de fonds, pour un total de 264 000 $.

Un nouveau montant s’est toutefois ajouté à la caisse depuis l’impression du rapport. On apprenait le 9 décembre dernier l’octroi d’un montant de 50 000 $ par la Fédération de la jeunesse canadienne-française pour la création d’un poste de coordination de 12 mois. L’offre d’emploi, qui s’adresse aux personnes de trente ans et moins, sera affichée dans les prochains jours sur le site Web de l’AFCY.

 

Réaffirmer le rôle de l’AFCY

Sur cette lancée, le directeur souhaite renforcer l’engagement des membres de la communauté au cours de la prochaine année, pour les placer au cœur de leur vie socioculturelle. « Les activités des derniers mois sont calquées sur un sondage que j’ai proposé aux résidents à mon entrée en poste, souligne-t-il. Nous devons accroitre l’engagement de la communauté et organiser des activités créées par et pour la communauté. Si vous voulez une soirée de jeux de société, un évènement de slam et poésie, ou une compétition de jeux vidéos sur écran géant, venez me voir ! Il y a sans doute plusieurs choses qu’on pourra faire ensemble. »

En bref, l’AFCY compte s’imposer en spécialiste de l’organisation d’évènements, pour générer des rassemblements de toutes sortes, qui seront au cœur des relations entre les membres de la communauté. « Je pense que nous devons réaffirmer notre rôle d’acteur incontournable le de la vie socioculturelle, et faire davantage de partenariats, explique-t-il. De plus en plus d’organismes organisent des activités socioculturelles, et je crois qu’il serait intéressant que l’AFCY y participe davantage. »

Un élément de taille se démarque sur le plan organisationnel, et le directeur ne le cache pas, un seul employé n’est pas assez. Maxime Joly compte aussi poursuivre les démarches pour la création d’un second poste permanent pour l’AFCY.
« Ce n’est pas normal que l’association responsable de l’essentiel de la vie socioculturelle de la capitale des TNO, qui existe depuis 36 ans, n’ait qu’un seul employé, affirme-t-il. C’est insoutenable comme modèle. Ça nous prive d’expertise et de mémoire organisationnelles. Tout est toujours à recommencer lorsqu’on change de direction, et c’est la communauté qui en paie le prix. »

 

Le conseil d’administration de l’AFCY :

Le conseil d’administration de l’AFCY accueille ce mois-ci deux nouveaux membres, élus pour les deux prochaines années. Geneviève Charron devient vice-présidente et Laurence Bonin intègre l’équipe à titre d’administratrice.

Étienne Croteau – Président

Geneviève Charron – Vice-présidente

Simon Cloutier – Administrateur

Océanne Coulaudoux – Administratrice

Michel Legault – Administrateur

Laurence Bonin – Administratrice

Sylvie Savoie – Administratrice


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.