Parlez-lui judo ! : Un médaillé d'argent en visite à Yellowknife

15 décembre 2000
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Le médaillé d'argent en judo aux récents Jeux Olympiques d'été en Australie venait donner une petite formation aux fonctionnaires de Yellowknife. « J'ai parlé de comment j'en suis arrivé là », raconte Nicolas Gill. Le judoka est ceinture noire 5e dan. « Mon frère faisait du judo et participait à des compétitions. Je l'ai vu et j'ai demandé à en faire moi aussi », se rappelle-t-il. C'est donc à six ans qu'il fait ses débuts dans ce sport qui, depuis, ne cesse de le mener vers des sommets toujours plus hauts. « Ça prend plusieurs années avant d'en arriver là », s'exclame ce grand brun de 6 pieds, qui ne prononce jamais un mot de trop. « Ça demande beaucoup d'entraînement, un peu de chance et beaucoup de support », ajoute-t-il. Né à Montréal en 1972, Nicolas en est à ses troisièmes Jeux Olympiques. Souhaite-t-il participer aux prochains? « C'est encore loin. Je prends une année à la fois. Si le corps tient encore en un morceau, j'aimerais y retourner ! » Je le regarde avec de gros yeux en lui disant : « Voyons, tu n'as que vingt-huit ans ! » « Mon corps n'est plus ce qu'il était à vingt ans. Ça peut sembler jeune, mais ça fait 22 ans que je m'entraîne », me lance-t-il. A-t-il atteint la perfection ? « La perfection, ce n'est pas quelque chose que l'on atteint », répond calmement Nicolas Gill. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'athlète est calme et posé [en apparence du moins, puisqu'il me révèle être « un peu » impatient]. D'autres défauts Nicolas ? « Appelle mes anciennes copines, elles pourront t'énumérer ma liste de défauts », me suggère-t-il en riant. Il avoue cependant ne pas aimer la foule. « Je deviens parfois saturé de serrer des mains et de parler lors d'évènements publics. J'ai régulièrement besoin de solitude pour réfléchir. » Entre les séances d'entraînement, les entrevues et les visites dans les écoles, devinez ce que fait Nicolas : du sport ! « Je joue au golf, au hockey et au tennis. Je lis également beaucoup, pas seulement sur le sport », précise-t-il, en avouant qu'il aime les suspenses. D'ailleurs, il aime le stress, il en a besoin pour accomplir une bonne performance. Les Olympiques pour Nicolas « c'est encore la rencontre des meilleurs athlètes au monde ». Il regrette toutefois que les Jeux Olympiques soient « une business » et que « les athlètes passent en second lieu derrière les politiciens et l'argent ». « Il y a beaucoup d'argent gaspillé. Le comité olympique, c'est une petite clique qui se paie du bon temps , un peu aux dépens des athlètes », souligne-t-il. « Il faut se débrouiller avec les moyens du bord », ajoute-t-il. L'entrevue se termine et un sujet n'a pas été abordé : le dopage. « Ça fait partie des obstacles, et de la difficulté de la compétition. C'est inévitable. Il ne faut pas être naïf. Je crois toutefois que cette pratique n'est pas très répandue dans le sport amateur », soutient Nicolas Gill. En terminant, je lui demande quel est son v¦u le plus cher. « Je veux continuer sur la même veine et faire ce que je veux. Rien de très farfelu », révèle l'athlète. Après cette visite éclair où « il fait froid et il y a beaucoup de touristes japonais », le judoka s'envole pour Frédéric-ton où il dirigera un camp d'entraînement pour les jeunes.
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