Les parents pèsent le pour et le contre : Transfert du programme de francisation

12 avril 2002
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Une dizaine de parents, d’intervenantes de la garderie et d’enseignantes de l’école Allain St-Cyr ont discuté du projet de transfert du programme de francisation de la garderie vers ce qui pourrait devenir une pré-maternelle offerte à l’école.

Selon la commissaire Suzette Montreuil, qui a dirigé la réunion, l’exercice était une occasion « d’entendre parler différents parents de leur intérêt sur le fait que l’on met l’emphase sur la francisation ». Présentement, les enfants de quatre ans ont accès au programme via la Garderie Plein-Soleil. Pour l’année prochaine, ces élèves pourraient aller à l’école Allain St-Cyr pour suivre le programme.

Mme Montreuil souligne que les parents ont identifié des avantages aux deux solutions préconisées, soit le statu quo, ou le transfert. Tout d’abord, le programme tel qu’offert actuellement, est déjà établit et les parents en sont satisfaits. De plus, comme la majorité des enfants de quatre ans qui participent au programme fréquentent déjà la garderie, la logistique et l’organisation sont plus faciles.

Le principal avantage de procéder au transfert vers l’école est que le programme serait géré par une enseignante qualifiée. De plus, les enfants de quatre ans qui suivraient le programme de francisation à l’école aurait une chance plus graduelle de connaître le milieu scolaire.

La coordonnatrice de la garderie, Arlette Fonteneau, répète qu’elle n’est pas contre l’idée du transfert. « Cependant, je ne veux pas que l’enfant soit perturbé », ajoute-t-elle. Si le changement devait être effectué, Mme Fonteneau croit que ses jeunes de quatre ans monteraient à l’école pour environ deux heures par jour afin de prendre part au programme. Ceux-ci passeraient le reste de la journée à la garderie. Cette année, une dizaine d’enfants de quatre ans suivent le programme de francisation.

Pour Brigitte Bergeron, directrice de l’école Allain St-Cyr, l’une des craintes soulevées par les parents réside dans les conséquences pour la Garderie Plein-Soleil. « Une chose est sûre, c’est que nous ne sommes pas là pour couper les jambes de la garderie. La garderie est un besoin pour la communauté et elle est très importante pour nous aussi », souligne-t-elle.

L’actuel programme de francisation est calqué sur un programme de francisation créé pour les enfants de six ans du Manitoba. À Yellowknife, on l’applique aux enfants de quatre et de cinq ans. « Le programme du Manitoba visaient des enfants qui n’avaient presque aucune connaissance du français. À Yellowknife, c’est différent. La plupart des enfants qui le fréquentent ont déjà une bonne base de français », d’expliquer Brigitte Bergeron.

Les principaux interve-nants auront une rencontre a-vec le ministère de l’Édu-cation, de la Culture et de la Formation, le 26 avril pro-chain. Le ministère entend y présenter divers formats pour le programme de francisation.

On pourrait, entre autres, y discuter d’un programme qui a été mis en place en Saskatchewan. « C’est un programme plus élaboré qui a des attentes d’apprentissage spécifiques et qui demanderaient une formation plus poussée pour la personne qui le donne », d’expliquer Suzette Montreuil.

Après la rencontre du 26 avril, une autre rencontre de consultation avec les parents aura lieu. « Nous allons suggérer que la décision du transfert ou non du programme de francisation pour les quatre ans vers l’école soit prise au mois de mai », de souligner Suzette Montreuil.

Du côté de Hay River, la situation est complètement différente qu’à Yellowknife. « Cette année, c’est une enseignante qui donnait le programme, mais ce n’était pas à l’école, faute d’espace. Dans leur vision, c’est plus clair qu’ils aimeraient avoir le programme à l’école. C’est aux commissaires de Hay River à décider s’ils ont besoin d’une consultation auprès de leur communauté », d’expliquer Mme Montreuil.
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