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Le répétiteur de Radio-Canada, dont l’AFCY détient la licence depuis près de 30 ans, pourrait diffuser une nouvelle programmation dès la fin de l’été 2022. (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)

Le répétiteur de Radio-Canada, dont l’AFCY détient la licence depuis près de 30 ans, pourrait diffuser une nouvelle programmation dès la fin de l’été 2022. (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)

Au cours d’une rencontre le vendredi 8 avril, des membres du conseil d’administration et de la direction générale
de l’Association franco-culturelle de Yellowknife ont discuté avec des membres de Radio-Canada d’un possible changement de signal radio. Les ondes diffusées actuellement par le répétiteur local sont celles de la station de Montréal, alors que les options existent pour passer à celles d’Edmonton ou de Vancouver.

« Quelle station de radio souhaitez-vous écouter, ici à Yellowknife ? »

Voici la question à laquelle les adhérents de l’Association franco-culturelle de Yellowknife vont bientôt devoir répondre.

Historiquement, effectivement, c’est l’association francophone qui possède la licence d’exploitation de l’antenne radio de Radio-Canada à Yellowknife.

« Il faut se rappeler que c’est un vieux contentieux entre Radio-Canada et la communauté francophone de Yellowknife, explique Batiste Foisy, chargé de la programmation et des communications pour l’AFCY. Le mouvement associatif francophone aux TNO s’est fédéré sur la base de cet enjeu-là : la réception du signal de Radio-Canada, que Radio-Canada a refusé de nous accorder pendant des années. » L’objectif à l’époque, c’était « d’avoir une antenne pour pouvoir écouter le hockey », ajoute Maxime Joly, directeur général de l’AFCY.

Ce vendredi donc, Radio-Canada a exprimé à l’AFCY sa volonté de récupérer la licence d’utilisation de l’antenne radio. « Nous détenons [l’AFCY] la licence d’utilisation de cette antenne jusqu’en 2024. Radio-Canada veut la récupérer, et en profiterait pour réfléchir à changer le signal qui est reçu ou qui est répété par le répétiteur », explique Batiste Foisy.

À l’heure actuelle, et comme depuis l’année de l’apparition de Radio-Canada dans les oreilles ténoises, la programmation est celle de Montréal. Mais il est possible, comme c’est le cas pour le Yukon par exemple, de diffuser les programmes de l’Alberta ou de la Colombie-Britannique à la place.

« Il y a trois options sur la table actuellement, explique Maxime Joly. Le statuquo, qui signifie que l’on reste avec l’antenne de Montréal, ou les deux autres options, qui sont soit de se diriger vers l’antenne de l’Alberta, soit vers celle de la Colombie-Britannique. »

« Dans les deux cas, dit-il, cela a un impact sur la programmation. On aimerait donc dans un premier temps que Radio-Canada nous donne le détail de ce qu’impliquerait chacune de ces décisions-là, pour pouvoir les communiquer à la communauté. »

Une volonté confirmée par le président de l’AFCY, Étienne Croteau. « Nous voulons avant tout consulter la communauté, avance-t-il. Cela va débuter par un sondage assez court, pour expliquer la démarche et avoir l’avis de nos adhérents. »

Un sondage dans lequel les options seront détaillées. « À Radio-Canada Alberta, il y a un journaliste qui a travaillé et connait bien Yellowknife, explique Batiste Foisy. En passant sur son antenne, il est possible qu’il parle un peu plus de l’actualité d’ici, aux Territoires du Nord-Ouest. À l’inverse, c’est la station de Colombie-Britannique, qui est fusionnée avec celle du Yukon d’ailleurs, qui gère le service d’information ICI Grand Nord. »

Une transformation de l’accès à l’information pour les Franco-Ténois et les Franco-Ténoises qui résulterait d’une stratégie globale de Radio-Canada. Le média chercherait à s’étendre sur les trois océans qui bordent le Canada « avec un signal clair partout », précise Étienne Croteau. Il ajoute que l’entreprise prévoit un « investissement d’environ 50 000 $ pour mettre à jour et améliorer les installations techniques à Yellowknife ».

Le calendrier, qui devrait s’accélérer dans les prochaines semaines, semble encore à préciser. La rencontre avec Radio-Canada étant encore très récente, le directeur général, Maxime Joly, se donne « un à deux mois pour commencer la consultation et faire les devoirs comme il faut ».

La transition peut se faire ensuite très rapidement, même si, comme suggérée par les membres de l’association, la question sera surement posée au cours de la consultation. Cela pourrait notamment avoir lieu à l’automne, comme l’explique Étienne Croteau : « Radio-Canada proposait de le faire en septembre, lors de la mise en place de leur nouvelle programmation annuelle et en ayant une vraie stratégie de lancement. C’est vrai que c’est une bonne idée. »

Un des intervenants, Batiste Foisy, est également correcteur d’épreuve à L’Aquilon.


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