Services en français : Sonder et servir

Le président de la Fédération franco-ténoise, Jean-François Pitre. (Crédit photo : Denis Lord)

Le président de la Fédération franco-ténoise, Jean-François Pitre. (Crédit photo : Denis Lord)

Le modèle du bureau d’immatriculation devrait être plus répandu.
 

Une douzaine de personnes ont participé à une séance de consultation qui avait lieu le 13 mars à la maison Laurent-Leroux à Yellowknife. La consultation était organisée par la Fédération franco-ténoise (FFT) pour le compte du Secrétariat aux affaires francophones, qui veut lancer une campagne de promotion des services en français, qui seraient sous-utilisés.


Malgré cette soi-disant sous-utilisation, ce que les gens réunis ont demandé, globalement, c’est davantage de services. Lors de la réunion, une personne a affirmé, sans être contredite, qu’on lui offrait plus de services en français dans le secteur privé qu’au gouvernement.


Les participants ont unanimement salué le fonctionnement du bureau d’immatriculation et de permis de conduire de Yellowknife, avec son système permettant de choisir la langue dans laquelle on veut être servi pour être ensuite redirigé vers le personnel approprié.


« C’est bien identifié, c’est facile, a dit le président de la FFT, Jean-François Pitre, ça devrait être partout comme ça, en justice, en santé, etc. [...] Parfois, ça va même plus vite qu’en anglais. »


« Y a rien qui m’écœure plus qu’un insigne qui dit qu’on offre des services en français quand ce n’est pas le cas », a ajouté M. Pitre.

Santé
Plusieurs personnes ont avoué utiliser l’anglais de manière générale dans les bureaux gouvernementaux, et spécialement dans le secteur de la santé, de peur de trop retarder le service pour les autres.


Une participante a déclaré que l’usage du français était inutile en première ligne à l’hôpital; par contre, elle a eu à plusieurs reprises l’occasion de rencontrer des spécialistes bilingues en urgence.


Dans certains cas, la langue préférée du patient est inscrite dans son dossier, mais cela n’est pas systématique, selon les expériences racontées lors de la consultation.


Si une autre participante a eu l’heureuse surprise de se faire appeler en français à la clinique de Frame Lake, un autre affirme avoir vécu une « expérience humiliante » dans une clinique où il demandait des services en français. La téléphoniste a alors tenu devant lui des propos condescendants, sans savoir qu’il parlait anglais. « J’ai finalement continué en anglais parce qu’autrement il aurait fallu que j’attende une demi-heure », dit cette personne.

Interprète
L’utilisation d’interprètes pose problème; elle est perçue comme impudique par plusieurs personnes. « Je ne veux pas d’interprète, mais j’en exigerais un pour une spécialisation ou un problème de santé mentale », dit Unetelle.
« L’interprète, je la connais, je ne veux pas qu’elle connaisse mon dossier, explique cette autre personne. »


La directrice générale du Collège nordique francophone, Josée Clermont, a affirmé avoir un service en français « impeccable » de la part de l’aide financière aux étudiants.


Les trois incitatifs les plus populaires parmi l’assemblée du 13 mars pour utiliser davantage les services en français ont été l’identification de la langue d’usage sur la carte d’assurance-maladie, un meilleur triage en fonction de la langue, et du personnel bilingue de première ligne.

Sondage
Pour compléter cette consultation, un sondage est en ligne sur le nouveau site de la FFT. De plus, l’agent de développement communautaire et de communications de la FFT, Xavier Lord-Giroux, a commencé à rencontrer des employés bilingues du GTNO afin qu’ils lui fassent part de leurs expériences, de la demande pour les services en français.


M. Lord-Giroux n’a pas révélé à L’Aquilon le nombre et l’identité des fonctionnaires rencontrés, pas plus que la date du rapport et des recommandations que la FFT remettra au GTNO. La date de lancement de la campagne de promotion des services en français n’est pas encore connue.


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