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Signal de Radio-Canada : consultation publique

La consultation publique de l’AFCY a réuni une petite dizaine de personnes jeudi 16 juin. (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)

La consultation publique de l’AFCY a réuni une petite dizaine de personnes jeudi 16 juin. (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)

L’Association franco-culturelle de Yellowknife, qui doit rendre son avis quant au futur signal radio diffusé localement par le diffuseur national, a consulté la communauté pour un premier tour de table le jeudi 16 juin. Aucune décision n’a été arrêtée, même si les avis ont semblé se diriger en faveur des ondes de l’Alberta.

Jeudi 16 juin en fin d’après-midi s’est tenue la consultation publique organisée par l’Association franco-culturelle de Yellowknife pour discuter du potentiel changement de signal radio diffusé sur les ondes de Radio-Canada.

Le sujet, qui a réuni une petite dizaine de personnes dans l’édifice North Star, a donné lieu à une présentation exhaustive et très détaillée des différentes options, puis à un échange entre les personnes présentes.

Si, au terme de cette soirée, aucune option n’a été formellement désignée, plusieurs opinions ont été émises en faveur du signal d’Edmonton diffusé en Alberta, notamment pour sa proximité horaire et culturelle.

 

Une proximité à tous les étages

Plusieurs témoignages ont notamment fait part de la « proximité culturelle » et de l’intérêt pour le Nord qu’on peut trouver dans la programmation de certaines émissions produites dans l’Ouest. À la condition peut-être, que le contenu propose également des choses pour les Ténoises et les Ténois.

« Ils viennent faire des reportages ici, évoque Julie Plourde, mais ils n’ont pas accès à notre auditoire. S’il y avait ce lien-là, peut-être que ça inciterait à la création de contenu. »

Pour Natalie Labossière, il est également important que la communication se fasse dans l’autre sens : « [Il faut] que nous soyons visibles en tant que communauté, que l’on puisse faire connaitre nos évènements. »

Un avis qui est partagé par plusieurs membres de l’auditoire, à l’instar de Patrice Lapointe, qui ajoute que « plus la proximité est grande avec le signal, plus les chances sont grandes qu’un morceau de ce qui y est diffusé te ressemble ».

Une vision générale que partage Morgane Desmau, bien que le constat qu’elle tire aille plutôt dans l’autre sens, mettant en avant que des émissions adaptées à l’endroit où l’on s’installe facilitent grandement l’intégration en tant qu’immigré.

« Quand on est immigré, c’est plus facile de découvrir le pays dans lequel on arrive sur un fuseau horaire proche de nous », a par exemple évoqué Morgane Desmau pendant les échanges.

Le passage – il y a plus de dix ans – de Rudy Desjardins à Radio Taïga, aujourd’hui animateur de l’émission matinale « Le Café Show » sur les ondes de Radio-Canada en Alberta, est également un argument pour certaines personnes. D’après Diane Boudreau, « il ferait un bon ambassadeur de notre communauté, il connait notre réalité ».

 

Suite des opérations

Comparés à ce qui a été entendu sur l’option du signal de l’Alberta, peu d’arguments ont été entendus jeudi lors de la consultation pour défendre les signaux de Mont-Tremblant (Montréal) ou de Vancouver.

Mais, même si les avis ont l’air de converger, l’Association franco-culturelle de Yellowknife a annoncé sur sa page Facebook que « la discussion ne s’arrête pas là », et qu’elle tiendrait dans le courant de l’été un sondage pour consulter plus largement la communauté.

Ce sondage permettra, peut-être, un changement de signal d’ici à la fin de l’été, et qui clôturera un processus de plus d’un an, commencé par la remarque spontanée d’un nouvel arrivant aux Territoires du Nord-Ouest.

Martin Beaulieu a tenu à s’excuser, en souriant, ce jeudi. « Je tenais à donner un peu de contexte, étant un peu l’instigateur de ce bordel », a-t-il déclaré.

En arrivant à Yellowknife en aout 2021, il allume la radio, « curieux d’entendre les nouvelles locales, puis tombe finalement sur les bouchons à Montréal ». Il écrit à Radio-Canada puis, après plusieurs relances, reçoit une réponse.

À partir de là, le processus s’enclenche. Ce processus pourrait mener, d’ici quelques mois, à un changement important pour la communauté franco-ténoise. Surement plus important que ce à quoi il s’attendait initialement.

– Dans un souci de transparence, la rédaction souligne que le journaliste – Lambert Baraut-Guinet – et Mme Desmau, citée dans cet article, sont mariés et partenaires de vie. -


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