Sénat : Sénatrice ténoise À la découverte des Franco-Ténois

La sénatrice des TNO Dawn Anderson (de face, en habit noir) et son assistante Mélanie Donoghue, en visite à la maison Laurent-Leroux. (Crédit photo : Denis Lord)

La sénatrice des TNO Dawn Anderson (de face, en habit noir) et son assistante Mélanie Donoghue, en visite à la maison Laurent-Leroux. (Crédit photo : Denis Lord)

La CSFTNO exprime ses doléances sur la Loi sur les langues officielles.

La nouvelle sénatrice des Territoires du Nord-Ouest, Dawn Anderson, a passé deux heures à la maison Laurent-Leroux le 14 mars dernier pour mieux connaitre les Franco-Ténois et leurs aspirations.


Il s’agit vraisemblablement d’une première. Les sénatrices Madeleine Plamondon (Québec) et Viola Léger (Nouveau-Brunswick) avaient payé une visite de courtoisie à la 48e Rue en 2005, mais il ne semble y avoir jamais eu de rencontre formelle entre les Franco-Ténois et leur représentant sénatorial.


C’est Mme Anderson elle-même, nommée en décembre dernier, qui a sollicité une rencontre avec la communauté par l’intermédiaire de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) à la suite d’une entrevue avec L’Aquilon.


« Elle savait qu’il y avait des francophones aux TNO, dit le président de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), Simon Cloutier, mais sans plus. Elle a dit que “sans votre média francophone, ça aurait pris plus de temps avant que je ne fasse cette démarche”. »

Langues officielles
Monsieur Cloutier, qui était en compagnie de la directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careen, a profité de cette rencontre pour faire connaitre à la sénatrice deux chevaux de bataille de leur organisme.


Alors que s’amorce le processus de modernisation de la Loi sur les langues officielles, la CSFTNO souhaite que celle-ci ait plus de mordant en ce qui a trait à l’éducation. On déplore que le fédéral ne soit pas rigoureux pour la reddition de comptes des provinces et territoires pour les fonds qu’il leur verse.


« Le fédéral donne de l’argent, mais il ne sait pas ce qui arrive avec, assure Simon Cloutier, parce qu’il ne veut pas s’immiscer dans leur compétence. Aux TNO, le gouvernement est assez transparent, mais dans d’autres provinces, c’est vraiment horrible. »


Malgré ce compliment, M. Cloutier reproche néanmoins au GTNO de jouer avec les chiffres pour faire bonne figure, de ne pas tenir pas compte des couts supplémentaires qu’entraine l’éducation en milieu minoritaire.


Il aimerait de surcroit que la nouvelle Loi sur les langues officielles favorise la consultation des commissions scolaires, actuellement laissées pour compte dans le dialogue fédéral-provincial/territorial.

Ayants droit
Le président de la CSFTNO a également fait part à la sénatrice de la nécessité que Statistique Canada pose des questions plus précises lors du recensement long afin qu’il soit plus facile d’identifier les ayants droit. « St-Cyr a 130 étudiants, de dire M. Cloutier, mais il y a peut-être 400 ayants droit à Yellowknife, on ne le sait pas. Ça nous aiderait à négocier. »


La Fédération nationale des conseils scolaires francophones a également adopté cette position. Le recensement des ayants droit fait actuellement partie du projet de loi.


« Mme Anderson (...) n’a pas pris d’engagement formel, mais mon sentiment est qu’elle a compris nos problématiques et qu’elle y est sensible. »


Simon Cloutier considère que les sénateurs ont davantage de poids depuis qu’ils sont indépendants.
Dawn Anderson ne fait pas partie du comité sénatorial permanent sur les langues officielles, mais peut néanmoins y faire valoir ses positions.

Du côté de la FFT et de l’AFCY
La Fédération franco-ténoise (FFT) a fait part à la sénatrice Anderson de son projet de centre communautaire et de son vœu d’attirer dans la capitale les Jeux de la Francophonie, mais sans lui demander d’appui.


Son président, Jean-François Pitre, est reconnaissant à Mme Anderson d’avoir fait l’effort de venir rencontrer la communauté francophone. « C’est rare », souligne-t-il.


« C’était une très bonne rencontre, analyse la directrice générale par intérim de l’AFCY, Lisa Berthier. J’ai déjà rencontré d’autres élus et d’autres sénateurs, mais jamais aussi longtemps. Elle est à l’écoute des gens. C’est très encourageant qu’elle ait engagé une relationniste bilingue. C’est une bonne alliée, elle va être là longtemps. »


Mme Anderson fait actuellement partie du comité spécial sur l’Arctique et fait du remplacement dans d’autres comités. En entrevue avec L’Aquilon en décembre 2018, elle avait dit pouvoir apporter « une voix forte aux comités sur les peuples autochtones et sur les langues officielles » et vouloir jouer un rôle dans l’élaboration de la Loi sur les langues autochtones.

 


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