Camps d’été : Science et traditions au lac Darling

La géologie était à l’honneur cette année au camp Tundra culture et science. (Courtoisie MERN)

La géologie était à l’honneur cette année au camp Tundra culture et science. (Courtoisie MERN)

Tous les trois ans, le camp Toundra culture et science privilégie francophones et francophiles.

Le camp Toundra culture et science avait lieu cette année du 29 juillet au 6 aout. Plusieurs adolescents étaient réticents à y participer, selon Danila Lysenko, un étudiant de l’école Allain St-Cyr, qui s’inclut dans le nombre. Sauf qu’aujourd’hui, il y retournerait volontiers !
Le camp Toundra culture et science bénéficie d’un partenariat entre le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, l’Office des ressources renouvelables Wek’èezhìi et l’Université Wilfrid Laurier.
Il y avait plusieurs étudiants en immersion cette année, constate Danila Lysenko, qui commencera à l’automne sa 12e année à l’école francophone, après être arrivé en 11e, en provenance de Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Un autre étudiant de son école était présent, ainsi que deux collègues de l’école Boréale à Hay River. Cependant, la langue prédominante, selon Danila Lysenko, était l’anglais.
Les participants ont eu aussi l’occasion de se familiariser avec le tlicho, qui a notamment servi à la narration de récits de chasse.

Base de recherche
Le camp Toundra culture et science est situé sur une base de recherche aux abords du lac Daring, à 300 kilomètres au nord-est de Yellowknife, près de la frontière du Nunavut.
« Trois Ainés de Gameti faisaient partie du programme culture, relate Danila Lysenko. Ils nous ont appris comment fabriquer un hochet, comment découper la viande d’un caribou. »
Les élèves ont appris le rôle du caribou dans la culture et l’alimentation des Tlichos, dont le gout ressemble à celui du bœuf, trouve Danila Lysenko. Ils ont aussi acquis des connaissances sur les parasites de l’animal.
Dans ce camp au milieu de nulle part, comme l’appelle Danila Lysenko, la nature était omniprésente. Le jeune homme a vu des caribous vivants. Un grizzli est passé à 10 mètres d’un de ses amis.
Les étudiants ont eu l’occasion de pêcher, de pratiquer des jeux de mains traditionnels.

« Nous prenions des notes sur les poissons que nous capturions, explique Danila Lysenko, leur taille, leur sexe, ce qu’ils avaient mangé... »
Des scientifiques les ont informés sur la géologie, sur la formation du sol de cette région où se trouvent les mines de diamants des Territoires. Ils les ont également initiés aux cultures des peuples de la toundra, à leur outillage, etc.
« Il y avait beaucoup de biologie et je ne suis pas tellement bon là-dedans, mais je le ferais encore », avoue Danila Lysenko, à propos du camp. Danila Lysenko crée de la musique électronique, il pourrait éventuellement poursuivre ses études dans ce domaine, mais n’a pas encore planifié cette étape qui succèdera à l’obtention de son diplôme d’études secondaires, vraisemblablement en 2020.

Triennale
En vertu d’une entente entre le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (MERN) et la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), tous les trois ans, six places sont réservées aux étudiants de la CSFTNO ou d’immersion francaise.
Cependant, la grande présence de francophones cette année était fortuite, car c’est en 2020 que la triennale a lieu.
Cela ne signifie pas pour autant que la langue française sera prédominante, explique la responsable du camp, Stephanie Yuill; la plupart des Ainés et des scientifiques ne parlent pas français.
« Cependant, explique-t-elle, les années françaises, il y a un mot français du jour en plus du mot tlicho. Et nous invitons un professeur, qui peut ensuite transmettre à ses élèves ce qu’il a appris. »
 

 


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