Prise 2

: Réseau TNO Santé en français

15 octobre 2004
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Les 16 et 17 octobre, une délégation des Territoires du Nord-Ouest sera à Moncton pour prendre part à la deuxième assemblée générale annuelle de la Société Santé en français. Cet événement marquera la reprise des activités pour l'organisme ténois voué à promouvoir l'accès aux services en français dans le domaine de la santé.

Rappelons qu'en février dernier, les activités du Réseau TNO Santé en français avaient été interrompues à cause d'une vérification financière effectuée au niveau du réseau national. « Il y a un certain nombre d'éléments nouveaux dans le portrait de la santé en français dans les provinces et territoires, depuis le règlement des difficultés administratives sur le plan national. La santé en français s'est effectivement vu confirmer des aides supplémentaires pour procéder à des études permettant de préparer le terrain et de bien connaître l'offre de services et les besoins de la population de la communauté francophone », laisse entendre le directeur général de la Fédération Franco-TéNOise, Léo-Paul Provencher.

D'ici la fin du mois, donc, une nouvelle personne devrait entrer en poste pour remplir les fonctions de coordination du réseau. Cette personne reprendra là où l'ancien coordonnateur, Yves Plourde, a laissé. « Jusqu'à maintenant, on avait commencé à monter un réseau qui donnait la liste des institutions au niveau de la médecine ou d'autres services. Par exemple, on pourrait parler d'une liste de médecins qui peuvent communiquer en français. On avait aussi commencé à mettre un projet de l'avant, sur Internet, pour donner un accès aux francophones de la région de Yellowknife et de tous les TNO », dit le président du réseau ténois, André Légaré.

Mais le plus important, pour la nouvelle ressource, sera de s'assurer de la collaboration du gouvernement territorial dans le dossier de la santé en français, souligne M. Légaré. « Le gouvernement territorial s'est montré froid et timide à s'engager dans le processus. Nous n'avons pas seulement besoin du fédéral, qui est déjà engagé, mais aussi du GTNO pour s'assurer que ces services seront disponibles », d'expliquer celui qui mentionne qu'une lettre sera bientôt envoyée au sous-ministre de la santé, Dave Murray.

Pour l'instant, une personne représentant le gouvernement territorial siège sur le comité du Réseau TNO Santé en français. Cependant, cette personne n'est présente qu'à titre d'observatrice, « ce qui est un peu boiteux quand vient le temps de prendre une décision. Nous aimerions que le GTNO soit un partenaire complet dans le réseau », de souligner M. Légaré.

En fait, selon ce dernier, l'engagement financier du gouvernement fédéral est rattaché à une participation pleine et entière du gouvernement territorial. « À partir du moment où le gouvernement territorial s'avère timide, ça complique les choses. Le gouvernement fédéral pourra toujours investir, mais sera quelque peu hésitant à remettre la somme globale qui est déjà remise pour les autres réseaux », de mentionner M. Légaré. En fait, celui-ci signale que toutes les provinces et les territoires collaborent déjà avec leur réseau respectif sur la santé en français.

Soulignant l'importance d'avoir accès à des services en français dans le domaine de la santé, le président du réseau ténois signale qu'il existe toujours des problèmes à ce niveau aux Territoires du Nord-Ouest. « Il semblerait qu'il y ait eu des améliorations au cours des dernières années, mais il y a des lacunes très sérieuses. Il arrive encore que des francophones se présentent à l'hôpital Stanton, par exemple, et qu'ils ne peuvent recevoir de services en français et, s'ils l'obtiennent, ils peuvent attendre des périodes additionnelles, parfois même considérables, avant de l'obtenir. Nous espérons donc que le gouvernement va travailler avec nous pour pallier ces lacunes ».

Une part de l'Entente nationale sur la santé?

Au cours de la rencontre de Moncton, la récente entente survenue entre le premier ministre canadien, Paul Martin, et ses 13 homologues des provinces et des territoires devrait être au c?ur des discussions.

« Nous sommes confiants de pouvoir aller chercher une somme substantielle. Cependant, il est important que nous puissions avoir l'appui du GTNO pour s'assurer d'une somme maximale.






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