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Communauté franco-ténoise : Repenser le fonctionnement

21 mai 2004
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Les présidents et principaux employés permanents des organismes membres et associés de la Fédération Franco-TéNOise (FFT) se sont prêtés à l’exercice de remue-méninges, le 15 mai dernier. Ceux-ci étaient appelés à réfléchir sur le fonctionnement actuel de la communauté et les moyens d’améliorer « son organisation, son orientation, son rayonnement, son positionnement, sa capacité d’intervention, son efficacité et sa vision », de citer le directeur général de la FFT, Léo-Paul Provencher.

Toutes les communautés des Territoires du Nord-Ouest étaient représentées, au cours de cette journée de réflexion, sauf Hay River, qui n’a pu présenter de délégués. Tous les participants interrogés s’entendent pour dire que ce type de rencontre devait avoir lieu. « C’était unanime sur le fait qu'il faut que ce soit renforcé. Les gens voyaient des lacunes au niveau des communications. Ils voyaient que le renforcement maximiserait les échanges, les partenariats potentiels et le partage des ressources », a laissé entendre Sylvie Francoeur, membre du conseil d’administration de l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY).

Pour l’aider dans sa tâche de réflexion, la FFT a fait appel à la consultante Joanne Therrien, de Winnipeg. « C’est une firme qui nous a été recommandée pour sa connaissance du milieu communautaire et du sujet traité, le développement organisationnel », laisse entendre M. Provencher.

Avant la tenue de la rencontre, Mme Therrien avait distribué 54 questionnaires à faire remplir par les leaders de la communauté francophone des TNO. Cette dernière a ensuite aidé la FFT à préparer la journée de réflexion du 15 mai.

Les participants ont donc été divisés en deux groupes qui ont eu à discuter de certains énoncés ou certaines questions relatives au réseau associatif francophone. Par exemple, pourquoi le renforcement du réseau associatif devrait être une priorité? Quelles pourraient être les conséquences s’il n’y avait pas de renforcement du réseau? Quels sont les bénéfices d’un réseau renforcé pour les franco-ténois? Et quels sont les acquis actuels du réseau?

Au cours de ces rencontres, plusieurs options ont été avancées. Parmi celles-ci, la tenue de réunions régulières entre tous les présidents d’organismes francophones. Il a aussi été proposé que ces présidents soient davantage présents au conseil d’administration de la FFT. Les participants ont aussi souligné le fait que les membres des conseils d’administration ont parfois peu d’idée sur leur rôle et leur fonction au sein des conseils d’administration d’organismes.

Jean-François Pitre est président des conseils d’administration de l’AFCY et du Conseil de développement économique des TNO. Il a aussi été engagé dans de nombreuses organisations francophones. Selon lui, la table des présidents est un bon système, mais qui pourrait s’avérer coûteux, aux Territoires du Nord-Ouest. « Nous avons déjà de la difficulté à payer nos employés, dit-il, c’est un mode d’opération qui a été suggéré. Pourvu que cette journée ait été une discussion et non une prise de décision. Il faut retourner voir nos conseils d’administration respectifs pour savoir s’ils sont d’accords avec ça. L’assemblée générale annuelle de la FFT est à l’automne, ce n’est donc pas si pressé ».

Pour Jean-François Pitre, il s’agit de garder en tête que « ce sont les communautés qui forment la Fédération et non la FFT qui forme les communautés. Il n’y a personne qui le nie, mais parfois, il faut faire le point et s’assurer que tout le monde le comprenne ».

De son côté, la présidente de l’Association des parents ayants droit de Yellowknife, Yvonne Careen, croit que l’avenir de la FFT passe par une vision commune de ses organismes membres. « Présentement, chacun travaille pour soi. J’aimerais voir une vision claire, unifiée, et que toutes les actions prises par chaque organisme reflète cette vision, même si on a des mandats très différents ».

Au cours des prochaines semaines, Mme Therrien préparera un rapport sur la rencontre. Quant aux décisions, elles devraient être prises lors de l’assemblée générale annuelle de l’automne. « Quand ça fonctionnera, je suis convaincu que ça pourrait allumer le feu et la passion que trop peu de nous sentent dans nos dossiers de la francophonie », de mentionner le président de la FFT, Fernand Denault.