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Chaise musicale à l’AFCY : Réjean Felx et Sylvie Pellerin à la rescousse

26 mars 2004
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C’est celui qui occupait le poste de vice-président du conseil d’administration de l’Association Franco-culturelle de Yellowknife (AFCY), Réjean Felx, qui assumera, de façon intérimaire, la présidence de l’organisme. D’ici l’assemblée générale annuelle, prévue pour juin, le nouveau président espère que les activités printanières de l’organisme auront lieu.

Déjà, il est confirmé qu’en fin de semaine, les visiteurs du Carnaval du Caribou pourront déguster la fameuse tire d’érable sur la neige. Cette activité se veut toujours un moment fort de l’année pour l’Association. Quant au Brunch des bénévoles, M. Felx dit « avoir fortement l’intention » qu’il ait lieu.

« Il est très important de reconnaître les bénévoles. Je veux expliquer qu’il s’agit d’une tradition et les gens aiment se rencontrer, à la fin de l'hiver. C’est aussi une activité qui se déroule juste avant l’assemblée générale et ça leur permet de penser à qui, autour d’eux, serait intéressé à se joindre à notre organisation », dit-il.

Bien entendu, la situation financière de l’AFCY occupera largement l’esprit de M. Felx et de la nouvelle employée de l’organisme, Sylvie Pellerin. « Mme Sylvie Pellerin est déjà en poste. Elle arrivera d’ici le 1er avril. Présentement, elle travaille fort pour étudier les dossiers et communiquer avec les gens afin d’avoir un contexte et une interprétation des dossiers », dit le président intérimaire.

M. Felx rappelle d’ailleurs qu’un nouveau critère d’embauche avait été ajouté à l’offre d’emploi parue dans les médias en début d’année. Il s’agissait de connaissances de la gestion financière. Ainsi, le titre de coordonnatrice de l’AFCY a été changé pour « directrice ». « La gestion financière sera une composante très importante de son emploi » tient-il à souligner.

En ce qui à trait à un portrait de la situation financière actuelle, M. Felx fait valoir que des actions ont été prises pour que l’organisme puisse se rendre à la fin de l’année financière, le 31 mars. « Je crois que les gens nous ont donné ce qu’ils nous devaient, donc on va se rendre et nous pourrons payer nos employés. Mais pour l’année prochaine, il faudra travailler très fort », dit-il.

La radio

On sait aussi que la situation n’est pas facile pour Radio Taïga, un projet de l’AFCY. « La directrice, Sylvie Boisclair, fait un travail acharné en terme de recherche de subventions. Nous avons adapté son contrat d’emploi pour qu’on puisse sauver quelques sous et utiliser cet argent pour embaucher un étudiant par différents moyens que nous sommes à étudier. Nous espérons que les gouvernements réaliseront que nous avons besoin d’une deuxième personne », dit Réjean Felx.

Sans dévoiler de détail, M. Felx mentionne que si aucune subvention ne parvient à la radio, une décision a été prise en ce qui a trait à l’émission du matin, à compter de l’automne prochain. « Il faut que la directrice se concentre sur les demandes de subvention et le bon fonctionnement de la radio. C’est très difficile de combiner l’animation et l’administration ».

Hyper-branché

L’entente de contribution pour le projet Hyper-branché se termine au 31 mars prochain. « Donc le contrat de l’employée se termine aussi, puisque nous n’avons pas d’argent. Là aussi, nous avons fait une demande de subvention pour un programme et si ça marche, on pourra faire quelque chose », laisse entendre Réjean Felx, qui ajoute que les ordinateurs appartiennent toujours à l’AFCY, mais qu’il espère que les deux collaborateurs dans ce projet, le Conseil de développement économique des TNO et la commission scolaire, pourront continuer dans leur volet respectif.

Le centre communautaire

L’AFCY continue de s’acquitter de ses responsabilités envers l’entente de contribution avec le GTNO et le consultant associé à cette entente jusqu’à sa fin, le 31 mars. D’ici là, le coordonnateur à la mise sur pied d’un centre communautaire, Michel Lefebvre, travaille sur une présentation destinée aux conseillers de la ville de Yellowknife. Le but serait d’établir une collaboration avec la ville pour que le centre communautaire francophone se retrouve là où se situe présentement l’aréna Gerry Murphy.

« Personnellement, j’espère que la ville est consciente que le fait francophone est un atout culturel pour Yellowknife, surtout que la ville joue maintenant sur la scène mondiale à cause des diamants. Nous avons vu des diplomates de Belgique et de France. Lorsque ces gens voient le fait français à Yellowknife, ils sont vraiment impressionnés et j’espère que la ville et ses dirigeants réalisent que nous sommes un atout culturel », fait valoir Réjean Felx.

Le président intérimaire laisse entendre que les démarches en vue de mettre sur pied un centre communautaire se poursuivront même après le 31 mars. Ce dernier est cependant resté vague sur les moyens à mettre en œuvre puisque, jusqu’à maintenant, personne n’est identifié pour mener à bien ce dossier.