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Rétrospective 2021 : Recherche sur le pergélisol à Scotty Creek - Quand le sol se liquéfie sous vos pieds

06 janvier 2022
On survole la taïga des plaines pour se rendre à Scotty Creek où abondent les milieux humides. (Crédit photo : Marie-Soleil Desautels)

On survole la taïga des plaines pour se rendre à Scotty Creek où abondent les milieux humides. (Crédit photo : Marie-Soleil Desautels)

 2021.08.13 + 20 + 27

À quelque 50 km au sud de Fort Simpson se trouve la station de recherche Scotty Creek qui repose en partie sur du pergélisol. Le pergélisol, c’est du sol qui reste gelé pendant au moins deux années, et on en retrouve sous quelque 50 % de la surface du Canada. Là, comme ailleurs au pays, il dégèle à cause des changements climatiques. À la station, des chercheurs récoltent mille-et-une données et y étudient les conséquences préoccupantes pour la planète.

Les chercheurs de la station de recherche Scotty Creek y étudient non seulement les conséquences, mais les subissent : « On a dû déménager notre camp à deux reprises, autrement, il aurait fallu nager », affirme William Quinton, directeur de la station et professeur au département de géographie et d’études environnementales de l’Université Wilfrid-Laurier, située dans la ville de Waterloo, en Ontario.

C’est lui qui a amorcé les recherches à Scotty Creek. Les premières installations y étaient temporaires et le camp original, dit Old Camp, a servi de 1999 à 2006, avant que le pergélisol à cet endroit ne dégèle.

Le dégel du pergélisol est examiné sous toutes ses coutures à Scotty Creek : affaissement du sol, changement de couverture végétale ou du ruissèlement de l’eau, relâchement de mercure, émissions de gaz à effet de serre, etc.
« Lorsque l’on comprend les processus qui s’y trament, on est plus en mesure de prédire les changements », dit le professeur.

La station de recherche est par ailleurs établie sur la terre des Dénés et le directeur de celle-ci souhaite que des membres de la nation en prennent le leadeurship et qu’encore plus d’autochtones collaborent avec les universitaires dans les années à venir.

William Quinton, surnommé « Bill », a invité notre journaliste Marie-Soleil Desautels à se joindre à une équipe de quatre étudiants de l’Université d’Alberta début juillet.

 

Trois reportages (« Quand le sol se liquéfie sous vos pieds », 2021.08.13 ; « Des chercheurs qui n’ont pas peur de se mouiller », 2021.08.20 ; « Scotty Creek : vers un leadeurship autochtone », 2021.08.27) en ont découlé et explorent en profondeur cette station de recherche et l’implication des communautés autochtones dans ces efforts à long terme.

 

À partir des articles de Marie-Soleil Desautels.

 

Commentaire de notre journaliste, Marie-Soleil Desautels :

La station de recherche Scotty Creek est installée dans l’une des régions de la planète qui se réchauffe le plus rapidement. Pendant une semaine, j’ai observé, suivi et questionné des chercheurs qui y étudient les conséquences du dégel du pergélisol. C’était fascinant de voir ces passionnés s’agenouiller dans l’eau ou se tenir dans la boue pour prendre des échantillons ou d’autres mesures afin d’aider le monde – et les Ténois – à mieux comprendre ce qui s’en vient. D’autant plus qu’il est prévu que cette station au rôle primordial passe sous leadeurship autochtone ! La science est l’une des principales voies de la connaissance et, à Scotty Creek, tous contribuent à la paver.


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