Dead North : Réaliser un film de genre dans le Nord canadien

17 décembre 2019

La période d’inscription pour la 8e édition de Dead North est en cours, et ce, jusqu’au 20 décembre prochain.
Le cofondateur du Festival de films Dead North, Jay Bulkaert, présente quelques erreurs courantes des nouveaux cinéastes ainsi que le soutien offert dans le cadre du concours et le réalisateur Martin Rehak raconte le scénario de son prochain film.


L’engouement envers le Festival de films Dead North se renouvèle chaque année, rassemblant nouveaux talents et réalisateurs plus expérimentés en film de genre (horreur, science-fiction et fantastique) du Nord canadien. Le festival recevait quatre films en 2012 pour sa première édition et dix fois plus de films pour sa 7e édition en 2019, avec un total de 42 courts-métrages.
Le cofondateur du festival, Jay Bulkaert, estime qu’ils devront possiblement allonger la durée du festival en 2020. « En général on a trois soirées, peut-être que cette année il faudra y avoir quatre pour présenter tous les films qui vont être faits ». Généralement occupé par l’organisation du festival, il pense lui-même en réaliser un cette année, ce qu’il fait généralement aux trois ans.
« Tu n’as pas besoin d’avoir déjà fait un film dans ta vie, explique l’organisateur. Chaque année, je dirais que le tiers du monde qui s’inscrive à Dead North n’a jamais fait de films [...] et la plupart du temps, les gens qui font un film pour la première fois, c’est leur meilleur film. C’est super créatif et ils n’essaient pas de copier quoi que ce soit ».

Soutien à la réalisation
L’équipe de Dead North offre du soutien aux réalisateurs dès la réception des scénarios : « On essaie de voir s’il y a des problèmes, sans que ce soit du point créatif nécessairement. Par exemple, s’il y a une scène au centre-ville avec plein de fusils et des gens qui se font tuer au centre-ville, il faut demander à la personne qui a écrit le scénario : “Est-ce que tu sais si tu as le droit de filmer à cet endroit ou... tu as l’équipement pour faire ça ?” Si non, ou s’ils ne le savent pas, nous sommes là pour les conseiller pour qu’ils aient du succès avec leurs films ».

Les erreurs courantes
Jay Bulkaert mentionne que les erreurs des cinéastes débutants se retrouvent souvent dans les dialogues : « Si tu as plein de dialogues et que tu veux imiter Quentin Tarantino dans ton film, ça va, mais il n’y a pas beaucoup de gens avec de l’expérience comme acteur et c’est vraiment difficile d’apprendre des pages de dialogue. Donc le conseil, c’est de mettre le minimum de dialogue et essayer d’avoir un ou deux sites de tournage au maximum. Les gens font ça sans être rémunérés et ils n’ont pas beaucoup de temps, donc si tu as trois ou quatre sites de tournage, ça prend beaucoup de temps entre les lieux. Et l’autre chose : il fait super froid dehors, c’est difficile sur l’équipement. Donc essayez d’avoir peut-être la moitié du film à l’intérieur, comme dans une maison où il fait chaud ».

Mélanger comédie et film de genre
Martin Rehak possède à son actif quatre films réalisés dans le cadre de Dead North, dont le genre combine comédie à de la science-fiction, du fantastique et/ou de l’horreur. Pour cette année, Martin Rehak travaille sur un scénario dont le titre temporaire est « Butt Portal ». Il raconte : « Il y a un laboratoire et des scientifiques. Ils disent OK, on a fini pour la soirée. Ils quittent et un chat entre et commence à faire le bordel et mange plein de produits chimiques. Comme par hasard, la combinaison des choses qu’il a mangées, ça passe à travers son système digestif et sa [défécation] créée un portail vers une autre dimension et c’est comme ça que ça commence [Rires] ».
Sur ce penchant humoristique, Jay Bulkaert précise que la moitié des films de Dead North sont maintenant des comédies et que l’autre moitié sont des horreurs. « Le genre fantastique c’est difficile à faire, il faut des costumes, des dragons, tout ça, et c’est difficile à faire; il faut des millions de dollars », ajoute-t-il.
De ses expériences, Martin Rehak a d’abord appris à tourner dans le froid et à vivre avec le fait que les piles ne durent pas aussi longtemps que dans des conditions de tournage « normales ». Il conseille aux nouveaux réalisateurs de visiter Western Arctique Moving Pictures : « si tu deviens membre pour louer l’équipement, c’est vraiment pas cher. Le monde qui travaille là peut aussi te donner des conseils ».

Inscription jusqu’au 20 décembre
Pour s’inscrire, les participants sont invités à se rendre au www.deadnorth.ca. Les frais d’inscription sont de 100 $ pour les adultes et 25 $ pour les jeunes. À la suite de l’inscription, le réalisateur doit faire parvenir son scénario avant le 20 décembre 2019. Pour les nouveaux participants, la durée maximale du film est de 5 minutes et de 10 minutes pour les anciens. Aucun minimum n’est requis, un film d’une minute est tout à fait acceptable.
Jay Bulkaert conseille aux participants qui aimeraient élargir leur équipe (technicien de son, directeur photo, etc.) ou qui aimeraient rencontrer d’autres réalisateurs de ne pas hésiter à utiliser les pages Facebook de Dead North Film Festival, NWT PMA et WAMP : « Il y a des gens qui ne veulent pas faire un film eux-mêmes, mais qui sont là pour aider si quelqu’un a besoin ».
Avis aux spectateurs : la projection des courts-métrages aura lieu du 27 février au 1er mars 2020.

 

Avec des propos recueillis par Batiste Foisy lors de l’émission
Bonjour, là !


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