Rationaliser le transport alimentaire

Derek Reimer, directeur du développement des affaires et des relations avec les communautés de North West.

Derek Reimer, directeur du développement des affaires et des relations avec les communautés de North West.

Le gouvernement pourrait économiser annuellement 1 million $ dans le programme Nutrition Nord en rationalisant le financement du transport de nourriture, c’est ce qu’affirmait le directeur du développement des affaires et des relations avec les communautés de North West, Derek Reimer, lors d’une allocution devant un parterre de représentant d’organismes réunis à l’évènement Northern Lights à Ottawa, en février dernier.
La compagnie possède des magasins d’alimentation de détail dans tout le Nord du Canada et est un des plus gros administrateurs du programme.
« Le gouvernement a annoncé dernièrement qu’il commencerait à financer les aliments transportés par les voies maritimes et les routes d’hiver, ce qui est vraiment positif, considère M. Reimer. Mais nous pensons qu’il ne devrait pas y avoir d’options de transport pour certains produits non périssables, comme la farine : sauf dans certains moments exceptionnels de l’année, il faudrait utiliser le transport maritime ou les routes de glace. »
Selon M. Reimer, cette stratégie permettrait au programme d’économiser un montant qui pourrait servir à financer l’achat d’autres aliments et à baisser le cout d’aliments déjà subventionnés.
En mars dernier, Ottawa avait annoncé qu’il cesserait de subventionner l’achat de certains aliments, dont les frites, quelques fruits et salades. North West aurait convaincu le gouvernement de revenir sur sa décision, à tout le moins pour un an.

Indexer le programme au cout de la vie
North West préconise également que Nutrition Nord soit indexé à l’inflation et que davantage de collectivités soient admises au programme.
« Si nous ne continuons pas à augmenter le niveau de subvention en regard de l’inflation sur les produits alimentaires, souligne M. Reimer, la valeur de ce financement va s’éroder avec le temps et il y aura de moins en moins d’impact. »
Le directeur du développement des affaires souhaite en outre que l’admissibilité à Nutrition Nord soit étendue à certaines collectivités ayant un accès limité par route ou par chemin de fer. Il cite comme exemple Moosonee, en Ontario, et Churchill Falls, au Manitoba.
« Il n’y a pas une seule solution à la sécurité alimentaire, avance M. Reimer. Nous pensons que le programme a aidé et a eu un effet concret, mais il ne va pas régler le problème d’insécurité alimentaire à lui seul. »

Un programme de petits déjeuners
Le Canada serait le seul pays du G8 à ne pas avoir de programme national de petits déjeuners et North West songe à recommander qu’une telle initiative soit instaurée dans le Nord. « Nous avons fait des analyses préliminaires, précise Derek Reimer, et nous pensons que faire fonctionner un tel programme couterait entre 25 millions $ et 30 millions $ par année, excluant le travail. […] Nous pensons que c’est possible ; ça aiderait évidemment à résoudre l’insécurité alimentaire et ça améliorerait les résultats scolaires parce que les étudiants n’arriveraient pas affamés à l’école. »
Aux yeux de Derek Reimer, l’insécurité alimentaire perdurera tant que l’insécurité du revenu ne sera pas résolue.
Si l’insécurité alimentaire est récurrente chez les personnes recevant des prestations de retraite ou des compensations pour le travail, elle atteint un point culminant chez les personnes vivant de l’assistance sociale, atteignant 60 % à l’échelle du Canada.
«  […] Avec un revenu garanti, contrairement à l’assistance sociale, les bénéficiaires n’auraient pas à se débarrasser de tous leurs actifs, à vendre leur maison », explique le gestionnaire.
Son entreprise favorise aussi l’appui aux employeurs formant un nouveau venu au travail.


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