Quelques petits échos personnels

26 juillet 2002
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Je ne sais pas s’il y en a parmi vous qui ont eu la chance d’entendre notre premier ministre, Stephen Kakfwi, l’autre soir à la télévision, dans un tout autre rôle que celui qu’il occupe d’habitude. En effet, M. Kakfwi nous montrait un côté pour moi vraiment nouveau et, à part pour ses proches, pour bon nombre de personnes également.

M. Kakfwi est allé dans les pensionnats quand il était petit. Il racontait la première fois où une religieuse l’a déshabillé pour lui faire prendre une douche froide et qu’il s’est dit, dans sa tête d’enfant que les choses ne seraient jamais plus comme avant. Plus tard, beaucoup plus tard, il a composé une chanson, dont les germes avaient été alors semés. Et voilà mon coup de coeur : non seulement M. Kakfwi compose et chante, mais il chante avec une voix d’une justesse et d’un timbre étonnants. En plus, il s’accompagne de la guitare et il joue également de l’harmonica. Pour couronner le tout il s’exécute avec maestria et une grande sensibilité. Je l’avoue, j’ai craqué. Il s’agissait d’un programme qui passait à TVNC et j’aimerais bien revoir cette émission...et je me demande si M. Kakfwi a enregistré un CD? Il devrait, ça aurait beaucoup de succès. Je vous jure, en cette fin de semaine de Folks on the Rocks, que M. Kakfwi est aussi bon que la plupart des artistes qui se produisent en fin de semaine, sinon meilleur, dans son genre, bien sûr. Il s’agit d’un style un peu western, balade, country. Difficile à cataloguer, surtout par une profane de mon acabit, mais je vous souhaite de l’entendre à votre tour. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Dans un ordre d’idées tout à fait différent, profitez-vous bien des journées d’été extraordinaires que nous avons depuis une semaine ou deux? Je vous incite à bien le faire, car n’oubliez pas qu’ici dans le Nord, on n’est jamais bien loin d’une bordée de neige et que d’un jour à l’autre, paf!, tout bascule et on se retrouve dans la neige jusqu’aux genoux. J’exagère? Je vous l’accorde, surtout une journée comme aujourd’hui, où on annonce 25 et où le ciel est d’une limpidité à faire bleuir d’envie... les ciels du Sud! (oui, vérifiez dans votre dictionnaire : ciel a deux pluriels selon le sens qu’on lui donne, à ce ciel). Pour ma part, à cette période de l’année, j’ai toujours l’affreuse impression que j’ai manqué une partie de l’été, que je n’en ai pas assez profité, que je devrais passer mes journées dehors, etc.

Cette année, je ne suis pas encore allée camper. D’habitude, à cette période de l’été, j’ai déjà bien profité de l’extérieur, je me suis baignée, j’ai cuisiné sur le barbecue à satiété, bref, j’ai bien profité de ce qu’offre la nature. Cette année, pour diverses raisons, je n’ai pas pu m’adonner à ma passion, du moins pas encore. La principale responsable de ça? La nature, encore une fois, sous la forme d’un ours qui vient rôder dans les parages de l’endroit où nous avons l’habitude de nous ébaudir. Je peux difficilement passer par-dessus le fait qu’un ours fait le tour de ma tente pendant que je dors et que soudainement, il va poser ses pattes sur ce morceau de toile et au secours!, je me retrouve écrasée sous cette masse de quelques centaines de livres. Je sais, il y a peu de chance que ça m’arrive, mais je ne peux m’empêcher de penser à ça le soir, quand je suis étendue dans ma tente, à essayer par tous les moyens de m’endormir avant que mon imagination divague un peu trop. Que voulez-vous? Je suis ainsi faite que dans mon fragile abri, dans le bois, le soir (même si les jours sont encore très longs), je pense à l’ours, comme d’autres ont pensé au loup du petit chaperon rouge, et je n’arrive plus à dormir. Il y a des braves qui font fi de leurs peurs et qui réussissent à bien profiter de leur fin de semaine, je les envie. Il faut de tout pour faire un monde, dont des gens peureux comme moi. J’en connais de pires, mais je connais aussi des bravaches qui manquent complètement de prudence. Que voulez-vous?

Sur ces belles paroles de sagesse infinie (...), je vous souhaite un été bien rempli de toutes sortes d’aventure, d’amitié, d’amour, de délice et d’orgue (qui, ne l’oubliez pas, pour ces trois derniers mots, sont masculins au singulier et féminins au pluriel)...et surtout de bonne bouffe.

À la revoyure!

genevharvey@yahoo.com
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