Sécurité alimentaire : Quatre initiatives maraichères à suivre

Le lundi 8 juin, des kilos de pommes de terre de semence ont été distribués devant l’épicerie Co-Op de Yellowknife. 
(Courtoisie NFTI)

Le lundi 8 juin, des kilos de pommes de terre de semence ont été distribués devant l’épicerie Co-Op de Yellowknife. (Courtoisie NFTI)

Northern Farm Training Institute
Situé à Hay River, le Northern Farm Training Institute est littéralement une école fermière expérimentale. Leur ligne directrice : « Ensemble, nous pouvons faire pousser tout ce dont nous avons besoin. »
En juin, les fermiers se sont lancé un défi de taille, écouler 25 000 tonnes de pommes de terre de semence à travers les TNO.
Mais tout d’abord, d’où vient cette montagne de patates ? Jackie Milne, cofondatrice de l’institut, détaille le processus. « J’étais en contact avec l’association des producteurs de pommes de terre de l’Alberta, et je leur ai expliqué notre dilemme dans le Nord, avec la fermeture des frontières et les problèmes d’approvisionnement […] et elle nous a trouvé une ferme qui nous a offert 50 000 livres de pommes de terre de semence. »
Assez pour nourrir l’ensemble des TNO gratuitement !
En parallèle, une campagne de dons permet à chacun d’aider l’organisme qui s’occupe de livrer les semences sur tout le territoire, jusqu’à l’épuisement total des ressources. À ce jour, 5 300 $ de dons ont été récoltés.

Bush Order Provisions Ltd.
Habitants de longue date à Yellowknife, Marie Auger et Kyle Thomas, tous deux amoureux de la culture des bons produits, ont fondé Bush Order Provisions Ltd.
« L’idée est née du concept de combiner plusieurs entreprises complémentaires et en demande en une seule qui produira des produits locaux toute l’année, tout en offrant un espace indispensable aux autres petits commerces de restauration », peut-on lire sur leur site Internet.
Sous ce nouveau commerce de proximité sont ainsi regroupés la « micro-boulangerie » de Kyle Thomas, With Bread (présente depuis 2013 au Marché fermier de Yellowknife) et les produits issus de la miellerie de Marie Auger. À ceux-ci s’ajoutent également la culture et la vente de différentes variétés de récoltes maraichères comme des salades ou encore, des radis.
Pain, légumes, miel… Cette entreprise locale et indépendante a une vision très écologique de l’agriculture.

Ferme Le Refuge
France Benoît, de la ferme Le Refuge, maintenant installée en ville près de Kam Lake et sur l’avenue 49-A, prépare de nouvelles cultures depuis le mois d’avril. Sur les deux terrains comptant près de 550 m2, on retrouve une variété de 20 légumes, d’herbes et de baies.
« La production maraichère ici peut représenter environ 25 % de son alimentation, mais il faut évidemment des compléments en protéines, explique France Benoît. Cependant, c’est tout à fait faisable de s’alimenter correctement [avec les aliments locaux]. »
Avec sa petite production, Mme Benoît explique que, l’année précédente, elle a réussi à produire assez de calories pour nourrir une personne pendant trois mois.
Toute la récolte est vendue lors des marchés fermiers estivaux, dont France Benoît a été l’une des instigatrices. Et cet été spécialement, des livraisons de paniers de légumes seront effectuées à vélo électrique.

Inuvik Community Greenhouse
Dans la portion la plus nordique des TNO, la culture se fait principalement en serre. Depuis 1998, la Community Greenhouse à Inuvik est installée dans un ancien aréna.
En ces temps de restrictions liées à la pandémie, les cultures sont fermées au public et toutes les commandes se font entièrement par l’intermédiaire du site Web. Habituellement, près de 200 personnes membres de la communauté viennent s’approvisionner directement aux serres.
« Pour le moment, nous sommes une équipe réduite et nous travaillons à cultiver environ 1 600 m2 de terrain », explique la directrice générale de la communauté fermière, Ray Solotki.


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