Industrie minière : Pour un secteur secondaire du diamant

13 décembre 2018
Tom Jensen, sous-ministre du ministère de l’Industrie, Tourisme et Investissement et la directrice des Diamants, des redevances et de l’analyse financière au GTNO, Tiffany Hall. (Crédit photo : Denis Lord)

Tom Jensen, sous-ministre du ministère de l’Industrie, Tourisme et Investissement et la directrice des Diamants, des redevances et de l’analyse financière au GTNO, Tiffany Hall. (Crédit photo : Denis Lord)

Le GTNO propose des mesures pour développer la transformation du diamant.

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) veut favoriser le secteur secondaire du diamant en donnant plus de latitude aux transformateurs dans l’exportation du diamant brut.

C’est un des éléments clés du nouveau Cadre règlementaire du diamant mis au point après deux ans de consultation avec le secteur.


Le premier cadre datait de 1999. « Il n’a pas été assez fructueux », de dire le gestionnaire en développement de l’industrie secondaire du diamant Miles Welsh. « Les TNO, ajoute-t-il, sont la juridiction la plus dispendieuse. Le cout pour manufacturer un carat [de diamants] est de 80 $ en Inde et de 300 $ aux TNO. »


La nouvelle mesure permet aux manufacturiers d’exporter une partie de leurs diamants bruts des Territoires du Nord-Ouest en échange d’investissements dans l’économie locale, par exemple dans la fabrication de bijoux, la vente au détail, le partenariat avec l’industrie touristique, etc.


Selon la règlementation actuellement en vigueur, les producteurs de diamants doivent offrir 10 % de leur production aux manufacturiers locaux qui, eux, n’ont pas le droit de les revendre à l’état brut ou de les faire tailler et polir à l’extérieur des TNO.


« Mais ils n’ont pas profité de l’offre, parce qu’ils ne peuvent pas polir à un prix compétitif, explique Tom Jensen, sous-ministre du ministère de l’Industrie, Tourisme et Investissement. Alors tout est exporté. Ce que nous essayons de faire, c’est de capturer une partie en fournissant aux manufacturiers un différent canevas qui leur permet d’avoir du crédit pour des investissements par-delà le simple travail manufacturier. »


150 M$ de diamants bruts sont disponibles chaque année pour les transformateurs.


Il n’y aurait actuellement que deux transformateurs de diamants aux TNO, Almod Diamonds et Crossworks Manufacturing limited. Ces deux compagnies travailleraient leur plan d’affaire en collaboration avec le GTNO. La quantité de diamants bruts qu’ils pourront exporter sera calculée en fonction de l’ampleur de leur investissement, selon une charte.
« Nous voyons de la place pour quatre ou cinq transformateurs, anticipe M. Jensen. »


Malgré les couts élevés en termes de main d’œuvre et d’extraction, comparativement à d’autres pays, M. Jensen dit que plusieurs transformateurs se sont déjà montrés intéressés à s’installer ici, grâce à l’environnement politique stable et l’approvisionnement garanti.


Formation
Selon la directrice des Diamants, des redevances et de l’analyse financière Tiffany Hall, il reste encore aux TNO des tailleurs et des polisseurs de diamants d’une époque où la transformation connaissait de meilleurs jours dans le Nord. Certains ont été identifiés et approchés afin de savoir s’ils seraient intéressés à travailler de nouveau dans le secteur du diamant.


Il est également prévu, à l’intérieur du nouveau Cadre règlementaire du diamant, de faire venir de la main-d’œuvre spécialisée de l’extérieur qui pourrait procurer de la formation ici. « Nous explorons l’idée de développer un centre de formation avec des participants locaux et internationaux », dit Miles Welsh.


Le Cadre règlementaire du diamant a été présenté au Comité permanent sur le développement économique et l’environnement, présidé par le député de Yellowknife Cory Vanthuyne, le 6 décembre dernier.


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