L'école en cyber-espace : Portrait de francophone

29 septembre 2000
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À l'heure du multi-média, les jeunes n'on aucune difficulté à résoudre les questions d'informatique. Ils passent des heures à naviguer sur Internet, à conceptualiser des pages Web et à s'entre-tuer dans des jeux vidéos. Elie Forget ne fait pas exception à ce portrait. Ce grand jeune homme de 13 ans a deux loisirs : jouer dehors avec ses amis et éliminer ses adversaires, manette en main, sur son Nintendo 64. Sauvegarder ses jeux guerriers est une question territoriale à un point tel que son frère cadet subit l'interdiction de toucher à la boîte de jeux sans avoir reçu une approbation.

Pourtant, employer un « vrai » ordinateur est une tâche plus complexe. Elie vous le dira : « S'il y a une chose que j'ai appris à propos des ordinateurs, c'est qu'ils ont plein de problèmes. (Š) Chez moi, j'ai un vieux 486 fabriqué durant l'âge de pierre. Les graphiques les plus avancés sont un sourire jaune que l'on retrouve dans la pub de Wal Mart et des bonhommes-allumettes. À la maison, je répare toujours l'ordinateur parce que ma mère ne sait pas comment le faire. »

Cet élève de la huitième année, le seul à l'École Allain St-Cyr, est le premier élève fréquentant un établissement scolaire francophone aux T.N.-O. à suivre des cours sur Internet. Un partenariat avec le Conseil scolaire régional du Centre-Nord, à Edmonton, permet à Elie d'accéder à des classes virtuelles à partir de Yellowknife.

Pourtant, à l'école, il ne suffit pas simplement d'employer un logiciel, mais également de résoudre les travaux scolaires en sciences et en sciences humaines. Elie apprend le fonctionnement de la classe virtuelle tout seulŠ enfin presque. Il profite de l'appui de son enseignant à l'école, Pierre Ouellet, mais pas des avantages qu'offrent les condisciples. La plupart de ses camarades de son âge fréquentent les écoles Saint-Joseph et Saint-Patrick, dans son quartier résidentiel. « Il y a des élèves qui sont partis (durant l'été) qui ne m'avaient pas parlé de leurs plans, » a concédé ce dernier.

Elie estime que compléter ses travaux aurait été plus facile s'il avait pu compter sur l'appui d'autres élèves, mais il se retrouve dans l'obligation de résoudre tous ses problèmes. De plus, l'enseignant supervise virtuellement les travaux à partir d'Edmonton, alors pas question de compter sur son aide non plus.

L'élève a confié qu'il avait du rattrapage à faire pour compléter ses travaux. Une panne du réseau à l'échelle territoriale explique pourquoi il tirait de l'arrière au moment de l'entrevue (voir l'article à la page 2). Ses énergies se sont déplacées vers ses cours plus traditionnels, utilisant stylo à bille et papier, le temps que les anomalies soient réparées. Il a néanmoins trouvé le temps de procéder à une démonstration. Élie reçoit ses instructions sous forme de courriel. Ensuite il rédige ses travaux, la plupart du temps, sur Microsoft Word avant de les envoyer à son enseignant albertain.

« Les messages contiennent les explications de ce que je suis censé accomplir », a expliqué Elie Forget. La possibilité de participer à des conférences avec d'autres élèves est également possible, mais cette étape n'a pas encore été entamée.

Les cours par Internet offrent à Elie la possibilité d'élargir ses connaissances en informatique. Depuis le début des cours, il a appris comment personnaliser sa boîte de réception. Sa directrice a également noté qu'il fait des progrès dans la gestion de son horaire grâce aux cours. « En sciences, on étudie la chimie. On a appris la différence entre les solutions et les mélanges, a noté l'étudiant. En sciences humaines, on parle davantage de cartographie et des points d'intérêt en géographie. » Pour l'instant, Elie est en train de déterminer les avantages et les désavantages des cours par Internet. Son expérience déterminera s'il est prêt à en reprendre l'année prochaine, peu importe l'école qu'il fréquentera.
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