Places assises au carrefour McAvoy

09 septembre 2005
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Il y a du neuf au carrefour culturel McAvoy, dans la vieille ville de Yellowknife.

Jeudi, le 1er septembre, la phase II de ce grand projet d’art public a été dévoilée. À la paroi rocheuse sculptée par le québécois Armand Vaillancourt, à la sculpture boréale et au tipi de métal s’ajoutent désormais une sculpture de l’artiste déné John Sabourin et deux bancs sortis de l’imagination de la franco-ténoise Diane Boudreau.

« J’ai voulu représenter la mère la Terre et l’aigle qui scrute le territoire de son œil perçant », explique John Sabourin en montrant les détails de sa sculpture. Sur l’autre face de l’œuvre on retrouve un bas-relief qui représente des mains qui tiennent une peau d’animal. « C’est une représentation du lien qui unit les francophones aux Dénés, dit-il. Ça représente le commerce qui a fait se rencontrer nos deux peuples. »

L’artiste affirme avoir eu un peu de mal à travailler le granit, une matière qui lui était étrangère. À voir le résultat, ça ne paraît pas.

Pour ses deux bancs, Diane Boudreau s’est inspirée des cartes topographiques. C’est pourquoi les nouvelles places assises du carrefour culturel sont serties de lignes courbes rouges, jaunes et orangées. Ceux qui la connaissent reconnaîtront immédiatement sa touche éclatée, un peu taquine sur les bords.

Et d’ailleurs, les bras des bancs sont des pattes d’ours. Étonnement, Diane reconte que c’est le souvenir de sa grand-mère qui l’a inspiré. « Il y avait une chaise berçante chez ma grand-mère. La chaise avait des bras avec des espaces pour les doigt à leurs bouts. J’ai voulu faire quelque chose de semblable, mais en lui donnant ma touche personelle. »

L’idée de faire des bancs lui ait venue d’abord pour le côté pratique de la chose. « pour qu’une place soit publique ça prend un endroit pour s’y arrêter, pour s’y asseoir », dit-elle. À apprécier avec son cul, donc.

Ces deux ajouts au projet artistique collectif étaient la phase II et tout porte à croire qu’il y en aura d’autres, des phases. Déjà on discute d’un escalier et d’un projet de cercle sacré qui réunirait des œuvres d’artistes de tous les pays circumpolaires. « Et il reste encore neuf roches à sculpter », constate Diane Boudreau en pointant la série de roches qui ceinturent la place et dont la sculpture de John Sabourin fait partie.

Le carrefour culturel McAvoy est un projet de la Fédération Franco-Ténoise.


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