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Nouveau vent francophone : Patrick Arsenault à la barre du Collège nordique francophone

Fort d’une dizaine d’années d’expérience à travers le Canada, Patrick Arsenault, nouveau directeur général du Collège nordique, s’apprête à relever le défi, cette fois-ci aux TNO. (Courtoisie PA)

Fort d’une dizaine d’années d’expérience à travers le Canada, Patrick Arsenault, nouveau directeur général du Collège nordique, s’apprête à relever le défi, cette fois-ci aux TNO. (Courtoisie PA)

Tout juste arrivé à Yellowknife, Patrick Arsenault prend les commandes du Collège nordique francophone, qui s’apprête à prendre sa place au sein d’un système d’éducation postsecondaire en plein essor aux Territoires du Nord-Ouest.

Thomas Ethier
IJL – Réseau.presse – L’Aquilon

Patrick Arsenault découvre Yellowknife à un moment charnière de l’histoire du Collège nordique francophone, qui se prépare à l’entrée en vigueur imminente de la nouvelle loi sur l’éducation postsecondaire des TNO. Entré en poste le 9 mai, et déjà bien au fait du travail à abattre, le nouveau directeur général se donne pour première mission de sortir des locaux de la 49e rue et de renforcer les liens de l’établissement avec la francophonie ténoise.

À peine emménagé, Patrick Arsenault s’approprie les dossiers de sa prédécesseur avec aplomb, avec un accent particulier sur sa nouvelle communauté d’adoption. « Je devrai m’assurer avant toute chose que nous pourrons mettre de l’avant tous nos beaux projets en tentant d’obtenir davantage de soutiens de la communauté, en général, de ses gens et de ses étudiants, indique-t-il. Je veux que nous soyons plus présents en général. C’est l’un des grands objectifs que je me donne pour les prochains mois. »

 

À la hauteur du poste

Le collège s’affaire depuis quelques années à élargir son offre, situant la langue française comme point de contact entre les multiples cultures qui composent le territoire. On peut par exemple y suivre des cours de langue Tli?cho et, depuis plus récemment, les personnes immigrantes ont accès aux tests de connaissances linguistiques nécessaires à l’obtention de la citoyenneté, étape qui imposait jusqu’alors de voyager en Saskatchewan.

Josée Clermont, directrice générale de 2014 à 2022, lègue de grandes ambitions à sa relève. L’institution s’apprête à s’inscrire officiellement dans le système d’éducation postsecondaire des TNO, et à prendre sa place au sein de la future université polytechnique. « Je m’attends à ce que le collège soit officiellement reconnu comme établissement d’enseignement postsecondaire francophone », avait-t-elle prédit à Médias ténois, juste avant son départ, en janvier 2022.

Le nouveau directeur y voit une mission de haute importance pour l’avenir même de la francophonie ténoise. « Je crois que le Collège nordique francophone aura le pouvoir de garder les jeunes aux TNO. Ils seront en mesure de suivre des cours vraiment ancrés dans notre milieu, utiles pour occuper les emplois d’ici. Nous contribuerons à conserver nos résidents, et même à attirer des gens de l’extérieur, francophones ou bilingues, à la recherche d’une carrière stimulante et de cet incroyable milieu de vie. »

L’ère postsecondaire du collège débute dès septembre avec un nouveauprogramme de Service à l’enfance, offert en partenariat avec le collège La Cité d’Ottawa. L’automne pourrait d’ailleurs nous réserver d’autres nouveautés. « Nous en sommes présentement à explorer les options pour élargir notre offre de cours postsecondaires. Au courant des prochains mois et des prochaines semaines, nous verrons à offrir d’autres programmes, en partenariat avec La Cité ou avec d’autres établissements », partage le directeur.

 

Appuie aux nouveaux arrivants

Au chapitre de l’attraction et de la rétention, le directeur général souhaite également développer l’offre de service à la population immigrante, étant lui-même conseiller règlementaire en immigration canadienne – l’une des multiples cordes à son arc. « Il y a maintenant plusieurs années que je travaille avec des populations immigrantes dans plusieurs provinces canadiennes, et je vais être très intéressé à voir comment nous pourrons élargir notre offre sur le plan de l’immigration », avance-t-il.

« Nous offrons déjà des tests de langues pour appuyer les résidents dans leurs processus d’immigration, mais je pense que nous pourrions travailler encore davantage avec les autres organismes pour aider les gens à acquérir un vocabulaire spécifique à leur métier, par exemple, souligne-t-il. Nous pourrions essayer d’offrir des cours plus pointus, relatifs à certaines industries ou à certains domaines clés aux Territoires du Nord-Ouest. »

 

Francophone en contexte minoritaire

Avant de sortir de l’avion, le 8 mai – deux jours avant sa discussion avec Médias ténois –, Patrick Arsenault n’avait encore jamais visité le Nord canadien. En revanche, le français en contexte minoritaire n’a rien de nouveau pour celui qui cumule une dizaine d’années d’expérience en enseignement hors Québec, de l’Ontario à Terre-Neuve-et-Labrador, avec quelques escales à l’étranger.

M. Arsenault était jusqu’à récemment directeur du Consortium Avantage Ontario, qui regroupe onze établissements postsecondaires francophones de la province. « L’un des fils conducteurs qui m’ont mené jusqu’ici, c’est le travail dans des communautés francophones minoritaires, indique-t-il. J’ai aussi toujours baigné dans le milieu secondaire. Je voyais que je pouvais faire une différence aux TNO avec l’expérience et l’expertise que j’ai acquises. »

« On peut certainement apprendre des autres organismes qui nous entourent, insiste-t-il pour parler de son nouveau mandat au nord des provinces. Je ne veux pas dupliquer les services ou les initiatives des autres. Je veux voir comment on peut s’inscrire dans des contextes qui existent déjà, comprendre comment nous pourrons réaliser de nouveaux projets avec des partenaires qui évoluent au sein de la communauté. »

« L’une des priorités sera donc de reprendre notre place au sein de la communauté, souligne Patrick Arsenault. J’aimerais que l’on soit davantage présents aux TNO, que les gens pensent à nous lorsqu’ils ont besoin de formation, et que nous fassions vraiment partie de l’écosystème de soutiens pour la population francophone d’ici. Il s’agira de rebâtir des liens avec les organismes communautaires et les principales parties prenantes. »


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