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Palmarès des 10 personnalités francophones de 2021

07 janvier 2022

Ils sont des marathoniens de leur francophonie. Que ce soit dans leur collectivité ou dans leur discipline, les 10 lauréats du Palmarès des personnalités influentes de la francophonie canadienne de 2021 ont laissé leur marque à leur façon.

Le verbe croire définit la motivation de chacun des lauréats de cette 7e édition du Palmarès. Au cours des dernières années, chacun des lauréats a cru à l’engagement, au changement, à l’enracinement ou au développement de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font. En 2021, leurs convictions profondes les ont amenés à se démarquer et à devenir des figures d’inspiration pour l’avenir.

Cette année encore, Francopresse s’est associé à l’Alliance des radios communautaires du Canada et à ONFR+ pour choisir les 10 personnalités influentes de la francophonie canadienne de 2021.

 

Ronald Ajavon (Saskatchewan)

Ronald Ajavon a créé de nombreux projets pour la Fransaskoisie en 2021. Les efforts du directeur général du Conseil scolaire fransaskois (CEF) ont permis de ratifier une entente de principe pour la construction de trois écoles de langue française, dont la construction de la première commencera en 2022.

Au cours de l’année, il a aussi créé le regroupement des Centres éducatifs à la petite enfance (CEPE), qui vise à favoriser la synergie dans les CEPE francophones et faciliter le recrutement des éducatrices. Il a aussi le Fonds d’investissement francophone du Canada (FIFC) destiné à promouvoir l’entrepreneuriat jeunesse et l’accompagnement des élèves et étudiants qui ont la fibre entrepreneuriale.

Ronald Ajavon collabore aussi afin de concrétiser l’initiative de continuum en éducation en Saskatchewan qui s’articule autour du changement de statut de la Cité universitaire francophone et d’une diversification de l’offre de programmes d’études postsecondaires en Saskatchewan.

 

Diane Bernier-Ouellette (Île-du-Prince-Édouard)

Même si Diane Bernier-Ouellette est retraitée depuis 2015, elle demeure très active dans le milieu de l’accompagnement des enseignants et de la promotion de la littératie à l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.). En 2021, la Fédération des enseignants de l’Î.-P.-É. lui a remis un prix de reconnaissance spécial de pour sa contribution significative au milieu de l’enseignement.

Celle qui a été enseignante, orthopédagogue, conseillère en adaptation scolaire et spécialiste en littératie est maintenant consultante en littératie scolaire et familiale et chargée de cours à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard.

Selon elle, l’atteinte de compétences élevées en littératie est non seulement l’outil le plus important pour assurer l’équité et la justice sociale dans nos collectivités, mais aussi essentielle à la survie de la langue française.

 

Dicky Dikamba (Alberta)

Dicky Dikamba, est le directeur général et fondateur de l’Association des Volontaires unis dans l’action au Canada (CANAVUA) à Edmonton, en Alberta. L’organisme francophone, créé en 2009, fait la promotion et la valorisation du bénévolat dans la communauté et compte plus de 700 bénévoles à Edmonton et Calgary.

En octobre 2020, afin de lutter contre l’insécurité alimentaire provoquée par la pandémie de COVID-19, il crée une « cantine mobile » qui sert plus de 600 repas par semaine aux personnes dans le besoin. Un service qu’il a continué d’offrir tout au long de l’année 2021.

CANAVUA offre une série de services d’appui aux ainés ainsi qu’aux nouveaux immigrants et néocanadiens. L’organisme offre aussi programme de banque alimentaire et de panier de produits frais qui rejoint plus de 1000 personnes par semaine.

Il est, depuis juin 2020, membre du Conseil consultatif de l’Alberta en matière de francophonie.

 

Vanessa Gilles (Ontario)

Vanessa Gilles a marqué l’histoire du soccer féminin au Canada en remportant la première médaille d’or dans cette discipline aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021 avec l’équipe canadienne de soccer. La défenseuse franco-ontarienne a désamorcé des situations difficiles pendant le match qui opposait le Canada à la Suède, qui s’est terminé en tir de barrage.

L’athlète de 26 ans, originaire d’Ottawa, a commencé sa carrière avec le club Ottawa Capital United SC pour aller joindre ensuite les Bearcats de Cincinnati. Elle évolue avec les Girondins de Bordeaux, en France, depuis 2020.

En 2019, Vanessa Gilles a été choisie par les Girondins pour prendre la parole devant la Commission de la condition de la femme de l’ONU-Femmes afin de parler de l’impact du sport chez les jeunes filles et les inégalités dans le soccer féminin.

 

Nicole Guertin (Ontario)

Nicole Guertin a laissé sa marque dans l’industrie du tourisme en français en Ontario.

C’est au milieu des années 1990 que Nicole Guertin se lance en affaires dans le secteur du tourisme, dans le nord de l’Ontario. Originaire de Kapuskasing, elle a fait naitre de nombreux projets, dont Direction Ontario, Village Noël Temiskaming, les Suites du Président, le Festival multiculturel de Whistler (C.-B.). En 2021, Nicole Guertin a créé le projet 1001 Expériences, un incubateur de microentreprises touristiques qui visent l’intégration des Premières Nations, des immigrants et la mise en valeur de la francophonie dans les communautés du Nord-Est ontarien.

La femme d’affaires s’est éteinte en octobre dernier à l’âge de 58 ans alors qu’elle avait encore plusieurs projets en chantier.

 

Yann Herry (Yukon)

Yann Herry a passé les 40 dernières années à promouvoir et construire l’héritage francophone du Yukon.

Originaire de Casablanca au Maroc, Yann Herry a choisi de s’établir au Yukon en 1981. Il a depuis contribué à la création du journal L’Aurore boréale, de l’Association franco-yukonaise (AFY), de la Garderie du petit cheval blanc et de l’école Émilie-Tremblay. Yann Herry a aussi occupé les postes d’enseignant et de coordonnateur des programmes en français au ministère de l’Éducation du Yukon.

En 2021, Yann Herry ajoute, à sa longue liste d’accomplissements pour la francophonie yukonaise, la création de la Société d’histoire francophone du Yukon.

L’une de ses passions est de faire connaitre la participation des francophones à l’histoire du Yukon. Il est d’ailleurs l’auteur du livre La Francophonie, une richesse nordique qui accompagne l’exposition permanente de portraits de francophones qui ont marqué l’histoire du Yukon.

 

Suzanne Houde (Territoires du Nord-Ouest)

Suzanne Houde a passé les dernières décennies à se battre afin d’obtenir des services de santé en français adéquats aux Territoires du Nord-Ouest.

En 2019 et 2020, Suzanne Houde a déposé plus d’une dizaine de plaintes au Bureau de la commissaire aux langues des TNO. pour améliorer l’accès aux services de santé en français.

Suzanne Houde était un témoin clé dans la cause qui opposait la Fédération franco-ténoise (FFT) au gouvernement ténois au début des années 2000. Malgré la victoire de la FFT devant les tribunaux, Suzanne Houde a continué de noter de nombreuses lacunes dans l’offre de services de santé en français. Elle a poursuivi sa bataille au rythme de ses besoins médicaux durant ses 25 ans de vie dans à Yellowknife.

 

Mishka Lavigne (Ontario)

En 2021, Mishka Lavigne a remporté un second Prix littéraire du Gouverneur général pour le texte Copeaux une création poétique de théâtre de mouvement. Elle a reçu aussi pour ce texte le Prix littéraire Jacques-Poirier février 2021 en plus d’être finaliste au Prix Marcel-Dubé. En 2019, elle recevait un premier prix du Gouverneur général pour son texte Havre.

Son premier texte en anglais, Albumen, a reçu le Prix Rideau Award pour meilleure nouvelle création en 2019 ainsi que le QWF Playwriting Award en 2020.

Mishka Lavigne est aussi traductrice et signe une vingtaine de traductions de théâtre, de prose et de poésie.

L’autrice dramatique et traductrice littéraire a vu ses textes produits sur scène au Canada, en Suisse, en France, en Allemagne, en Australie à Haïti et aux États-Unis.

 

Roda Muse (Ontario)

En mai 2021, Roda Muse a été nommée secrétaire générale de la Commission canadienne pour l’UNESCO qui vise à instaurer la paix par la coopération internationale en matière d’éducation, de science et de culture. 

Originaire de Djibouti, en Afrique de l’Est, Roda Muse s’installe en Ontario en 1994 et obtient un diplôme de l’École nationale d’administration publique. Elle s’est toujours impliquée auprès de nombreux organismes francophones dont : le Centre Jules-Léger, l’Hôpital Montfort, la Table féministe francophone de concertation provinciale de l’est de l’Ontario, le collège La Cité. Elle aussi été conseillère scolaire et vice-présidente du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO).

Roda Muse a cofondé la Fondation Acacia, un organisme de charité visant à encourager l’excellence chez les jeunes francophones des minorités visibles, à travers l’éducation et le mentorat.

 

Pierre Riopel (Ontario)

Un grand combat s’est dressé devant Pierre Riopel au printemps 2021 quand l’Université Laurentienne de Sudbury a mis fin à la Fédération Laurentienne dont faisait partie l’Université de Sudbury.

En tant que président du conseil des régents de l’établissement, devenu depuis septembre 2021 le conseil de gouvernance, c’est une lutte pour obtenir un établissement universitaire par et pour les francophones qui s’est amorcée. Un combat qui se poursuivra en 2022.

Pierre Riopel a consacré toute sa carrière au milieu de l’enseignement en œuvrant à tous les niveaux du continuum. Au cours de sa carrière, il a été enseignant, chef de secteur, directeur d’école secondaire, surintendant et directeur de l’éducation, ainsi que président du Collège Boréal et professeur adjoint à l’École des sciences de l’éducation de l’Université Laurentienne.


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