Festival du Film francophone : On tourne !

20 juin 2003
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La coordonnatrice d’Hyper Branché, Françoise Jaussoin, était tout sourire le 12 juin dernier, après la tombée du rideau de la première édition du festival du film francophone de Yellow-knife. Plusieurs mois de labeur ont été projetés sur l’écran de la Northern United Church. La salle, comptant près de soixante-dix personnes, a tour à tour souri, applaudi et éclaté de rire lors de la projection des neuf courts-métrages et documentaires, réalisé par des cinéastes francophones amateurs. L’expérience, pour la coordonnatrice, a été concluante. « Des films amateurs de grande qualité comme ça, c’est un apport culturel d’une grande richesse pour une communauté francophone », a-t-elle indiqué.

Le projet est né d’une formation sur le court-métrage, donné par l’organisme Hyper Branché, un projet de l’Association franco-culturelle de Yellowknife et un participant au programme Collectivités ingénieuses, d’Industrie Canada. La dizaine de participants à la formation ont appris, durant une quinzaine de semaines, à manipuler une caméra, à écrire un scénario et à faire le montage des images sur ordinateur. Le résultat final, soit sept courts-métrages, a impressionné l’assistance par sa qualité. Un professionnalisme qui ne s’est pas fait sans embûches. « Les conditions ont parfois été difficiles, avec des ordinateurs qui plantent, des logiciels qu’il faut maîtriser parfaitement, un public de débutants, qui est parti de rien, explique Françoise Jaussoin. Le plus grand plaisir que j’ai eu, ça a été de mener ces projets jusqu’au bout, de faire en sorte que ceux qui étaient inscrits et avaient envie d’aller jusqu’au bout puissent le faire. »

Les courts-métrages ont illustré différents genres cinématographiques, de la satyre à l’humour, en passant par le film d’aventure. Stéphane Sévigny et Sylvie Francoeur ont abordé avec brio un sujet peu cinématographique, le bonheur, en l’espace de quelques minutes seulement. Le court-métrage de Simon Bérubé, Bernadetttttte !!!, a fait éclater de rire la salle avec son ton humoristique. L’histoire d’un homme d’un âge avancé, personnifié par Michel Lefebvre, racontant son amour de jeunesse perdu, a été présenté avec style. Aude Pull, de son côté, a eu l’idée d’illustrer sa vie d’écolière de tous les jours. Les cinéastes avaient carte blanche autour du thème Ma vie en français à Yellowknife.

Françoise Jaussoin, également cinéaste, a présenté pour la première fois son documentaire Chère Alice, un projet né d’un atelier de couture de perles donné l’hiver dernier à Yellowknife. Pour l’instigatrice du festival, cette projection a représenté l’aboutissement de longs mois de travail. « J’ai ressenti beaucoup de plaisir à partager mon film avec le public. »

Le festival du film francophone, c’est aussi Martin Boudreault, qui a enseigné aux cinéastes le septième art avec patience et passion. « Le travail de Martin a été fondamental, a mentionné Françoise Jaussoin. C’est lui qui a formé les personnes au logiciel, c’est lui qui a débrouillé les problèmes techniques, notamment pour l’enregistrement du son. C’est lui qui a tout montré aux débutants. » Le nouvel employé d’Hyper Branché, l’infographiste Jasmin Depont, a également fait beaucoup de travail pour régler tous les détails de dernière minute.

La coordonnatrice d’Hyper Branché espère que ce premier festival va créer des désirs d’exprimer toutes sortes d’émotions, via la vidéo, auprès de la communauté francophone. « Ça va permettre de développer un savoir-faire dans le domaine de la vidéo et du multimédia, explique Françoise Jaussoin. Ça va permettre à ceux qui sont porteurs de projets de les mettre en place, d’avoir accès à des équipements, de pouvoir mener des projets. »

L’équipe espère que le projet sera encore au programme l’an prochain. Françoise Jaussoin est persuadée qu’avec un premier succès, la communauté et les écoles vont tout naturellement se greffer au projet. « Nous avons maintenant un dossier à montrer. L’an prochain, avec ce dossier, j’espère bien que des écoles et des classes d’immersion vont se joindre à nous, parce qu’il y a quelque chose à aller chercher du côté des jeunes de 16 ans. »
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