Femmes ténoises : Objectif Yellowknife

Originaire de France, Adeline Vette est revenue depuis février à Yellowknife, une destination qu’elle ne changerait pour rien au monde. (Courtoisie Adeline Vette)

Originaire de France, Adeline Vette est revenue depuis février à Yellowknife, une destination qu’elle ne changerait pour rien au monde. (Courtoisie Adeline Vette)

Baroudeuse dans l’âme, Adeline Vette a depuis quelques années une idée qui ne quitte pas son esprit : s’installer pour de bon à Yellowknife.
À bientôt 32 ans, cette francophone est, depuis février dernier, salariée à la Fédération franco-ténoise (FFT). Elle partage son temps entre deux missions, la santé et la justice. « Ce qui a joué, c’est que je connaissais déjà la région et les besoins de la communauté francophone, je savais vers quoi aller », précise-t-elle. Effectivement, la jeune femme originaire de la région grenobloise, en France, est loin d’être une petite nouvelle de la communauté.

Voyage initiatique
En 2014, son conjoint et elle décident de partir pour le Canada. Permis Vacances-Travail (PVT) en poche, les voilà en route pour deux ans de vadrouille. Sans arrière-pensée, les voyageurs traversent le pays, une aventure ponctuée de petits emplois.
Arrivés à Vancouver, « mon conjoint m’a trainée jusqu’à Yellowknife pour faire une halte pêche », se rappelle Adeline Vette dans un sourire. C’est en fourgonnette qu’ils entrent dans la ville, découvrent ces rues qui deviendront bientôt familières. Une arrivée en aout 2014, un départ encore indéfini. « Chaque mois, on se disait que ce serait le dernier. »
Gardiennage de maison, emploi au CDÉTNO… Adeline et son conjoint s’intègrent peu à peu à la communauté, se font des amis et il s’avère être de plus en plus délicat de s’échapper de cette nouvelle patrie.

Retour en Mobilité francophone
Après de multiples allers-retours entre la France et la capitale ténoise au cours des années suivantes, le couple – et leur première petite fille dans les bagages – réfléchit sérieusement à venir s’installer pour une durée indéterminée.
« Lorsqu’on est rentrés en France, on avait que Yellowknife à la bouche, se souvient-elle. On disait “chez nous” pour en parler ! » L’idée de repartir était donc une évidence. Une évidence partagée qui se concrétise définitivement quand un poste à la Fédération franco-ténoise (FFT) s’est libéré.
« J’ai postulé en septembre 2019, j’ai été engagée peu de temps après », évoque-t-elle. Mais on a dû attendre environ trois mois avant d’obtenir le visa Mobilité francophone.
Ce dernier permet aux francophones du monde entier de profiter d’un permis de travail simplifié au Canada, à l’extérieur du Québec. L’employeur doit néanmoins proposer un poste majoritairement en français.

Yellowknife dans la peau
« Je ne me visualise pas rentrer. Je vais me laisser porter par la vie ici. » À entendre parler Adeline Vette, son attachement pour les Territoires du Nord-Ouest, et plus précisément pour Yellowknife, est manifeste.
« Ici, je me vois sur le long terme. »
Une vie plus calme, des amis, et surtout, un travail.
« C’est aussi pour la job que je suis revenue, insiste-t-elle. En France, j’avais le sentiment de ne pas être traitée à ma juste valeur. »
« C’est une ville merveilleuse pour élever des enfants. » Et d’ailleurs, sa famille comptera bientôt une nouvelle tête, et la communauté, un nouveau membre.


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