Nouvelle direction pour l’AFCHR

Tout récemment installée a Hay River, Jessica Payeur est désormais le nouveau visage de l’Association franco-culturelle de Hay River. (Courtoisie Jessica Payeur)

Tout récemment installée a Hay River, Jessica Payeur est désormais le nouveau visage de l’Association franco-culturelle de Hay River. (Courtoisie Jessica Payeur)

Pour la toute première fois l’association francophone du Slave Sud pourra bénéficier d’une directrice à temps plein.

Une étape majeure franchie. Pour la première fois depuis sa création, l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR) se dote d’une direction générale. À la barre de l’organisme, un visage connu depuis quelques années au sein des différents organismes francophones, Jessica Payeur.


« J’ai travaillé pendant longtemps pour l’Association franco-culturelle de Yellowknife [AFCY], puis j’ai été directrice pour Canadian Parents for French », énumère la nouvelle directrice, en poste officiellement et à temps plein depuis le 23 novembre.


« J’ai toujours été intéressée par les arts, la culture et l’implication dans la communauté, donc je me suis dit que l’AFCHR pourrait être un nouveau défi intéressant. »


Autre facteur lié à sa décision de postuler pour cet emploi, l’adaptation de l’Association face aux restrictions liées au coronavirus : « Pendant la période durant laquelle tout était fermé, ils ont fait beaucoup d’activités en ligne, explique-t-elle. La communauté est très impliquée aussi […] Il y a une effervescence au niveau de la francophonie même s’il y a moins de francophones qu’à Yellowknife. »


Selon la présidente du conseil d’administration, Christine Sivret, avoir enfin une direction est une très bonne nouvelle : « Ça nous permet d’être beaucoup plus visibles, on est vraiment très contents. »


En chair et en virtuel
Au cours du début de son mandat, l’intention de Jessica Payeur est tout d’abord de se rapprocher de la communauté. « Dans les premières semaines, je vais connaitre les intérêts, savoir davantage ce qu’il s’est fait dans les derniers mois, ce qui a fonctionné ou non », explique-t-elle.


Depuis le début de la pandémie, l’association du Slave Sud lance de nombreuses activités en ligne, mais, également, tente de conserver des moments en personne, en comité restreint. Pour Jessica Payeur, cette dynamique est la marche à suivre : « Ce qu’on aimerait faire, c’est un peu jumeler les deux, affirme-t-elle. C’est-à-dire, avoir une activité en personne avec les résidents de la communauté de Hay River, mais aussi d’avoir une option pour les gens de l’extérieur. »


Dans son viseur, par exemple, le carnaval de Saint-Isidore, en Alberta. « Ils vont organiser un concours de sculptures sur neige [en virtuel], donc j’essaye de créer un partenariat […] pour février ou mars », explique Jessica Payeur. Ainsi, son idée serait de recevoir des vidéos des participants albertains et de partager ensuite les réalisations filmées des résidents de Hay River.


Dans un avenir plus rapproché, l’association du Slave Sud propose une activité en personne appelée sobrement « Cocooning » de 18 h 30 à 20 h 30, le lundi 30 novembre. Au programme, tisane et discussion sous une couverture chaude pour « combattre la morosité de novembre », et atelier de confection de sel de bain afin de profiter d’un bon bain chaud chez soi.

Collaboration avec l’AFCY
Les deux associations franco-culturelles, celles de Hay River et de Yellowknife, ont dans les grandes lignes les mêmes objectifs. Cependant, « au niveau du Slave Sud, ce n’est pas nécessairement que les francophones qui participent », indique la directrice.


« Il y a des francophiles, des gens qui ont été à l’école d’immersion, précise-t-elle. Mais aussi des familles qui ont un intérêt, peut-être que leurs enfants apprennent le français et ils veulent en savoir un peu plus. »


Ainsi, son public cible sera également de rapprocher les différentes cultures, et également, les cultures autochtones.
Les deux seules associations franco-culturelles des TNO ont souvent collaboré par le passé.


« Ce qu’il se passait souvent, c’était la fête de la Saint-Jean-Baptiste au Beer Garden de Folk On The Rocks avec l’AFCY, et ensuite les [mêmes] artistes se déplaçaient à Hay River, à Fort Smith et même à Inuvik », rappelle-t-elle.


« C’est sûr qu’il y a des activités qui peuvent moins s’adapter à être en partenariat entre les deux organismes, si par exemple une activité à lieu à Yellowknife, c’est peut-être plus compliqué pour les résidents de Hay River, détaille Mme Payeur. Pour la Saint-Jean, c’était vraiment très agréable pour avoir de meilleur artiste et de joindre les efforts étant donné que c’était en ligne. »


Si la directrice de l’AFCHR a déjà rencontré la direction de l’AFCY, aucune activité n’est pour le moment prévue. « Pour l’instant, il n’y a pas de projets communs sur la table, c’est sûr qu’il va y en avoir dans le futur. »


Par ailleurs, au-delà de Hay River, l’Association se veut de plus en plus représentative du Slave Sud, notamment avec la perspective de changer prochainement de nom.


La prochaine assemblée générale devrait avoir lieu vers la mi-janvier 2020. Selon la nouvelle directrice, la date du 22 janvier serait envisagée.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.