Si les immigrants s'en mêlaient : Mois du patrimoine asiatique

Le Mois du patrimoine asiatique est l’occasion idéale pour tous de célébrer la beauté et la sagesse des différentes cultures asiatiques et d’en apprendre plus sur les apports de certains Asiatiques au Canada.

Construction du chemin de fer du Canadien Pacifique
Quand la Colombie-Britannique a accepté d’adhérer à la Confédération en 1871, elle a notamment posé comme condition que le gouvernement du Dominion construise un chemin de fer reliant la Colombie-Britannique à l’Est du Canada dans les dix ans qui suivent.


Les constructeurs ferroviaires du Canada, au bord de la faillite et en retard, empruntèrent aux Américains l’idée fructueuse d’engager des milliers d’ouvriers de Chine. Les 15 000 ouvriers chinois arrivés en Colombie-Britannique se montrèrent fiables, travailleurs, respectueux de la loi et sobres. La pratique consistant à recruter des Asiatiques s’étendit aux mines, aux scieries, aux exploitations forestières et aux conserveries. Là aussi, les employeurs constatèrent que les Chinois, les Indiens et les Japonais étaient prêts à travailler plus d’heures pour un salaire moindre, et à accepter du travail saisonnier.


Des travailleurs du rail chinois furent engagés pour construire un segment de 200 milles (environ 322 km) du Canadien Pacifique, considéré comme un des segments les plus difficiles du tracé prévu, notamment la partie traversant le canyon du Fraser. Comme les ouvriers des autres parties de la ligne de chemin de fer entre les Prairies et le nord de l’Ontario, la plupart des Chinois vivaient dans des tentes. Les tentes en toile étaient souvent peu sures et ne protégeaient pas suffisamment ni des éboulements ni des mauvaises conditions météorologiques dans les zones au relief escarpé. Ces tentes étaient l’hébergement caractéristique de la classe ouvrière à la frontière pour tous les immigrants, mais les contremaitres, les chefs d’équipe et les cheminots formés (non chinois) recrutés au Royaume-Uni étaient hébergés dans des voitures-lits et des maisons construites par la compagnie de chemin de fer à Yale et dans d’autres centres ferroviaires.


Certains ouvriers chinois tombèrent malades pendant les travaux ou perdirent la vie pendant le maniement d’explosifs ou dans d’autres accidents de chantier; d’autres quittèrent le rail pour aller travailler dans les nombreux champs aurifères de Colombie-Britannique. Par ailleurs, les travailleurs du rail chinois établirent des quartiers chinois provisoires, avec des hébergements consistant au mieux en des maisons de rondins à demi enfouies dans le sol; ce type d’habitation était courant dans la région, chez les Autochtones comme chez les colons, en raison de l’effet isolant de la terre dans des zones aux températures extrêmes.


Malgré leurs qualités, les ouvriers asiatiques étaient considérés comme des indésirables. Les colonies asiatiques établies après l’achèvement du chemin de fer suscitèrent l’idée de « péril jaune », une expression née en Amérique du Nord au début du 20e siècle. La migration d’Asiatiques apparaissait comme un danger, en raison de leurs mœurs supposées dissolues qui corrompraient la société, et de la main-d’œuvre bon marché qui priverait d’emplois les Canadiens et les Américains. Ces préjugés conduisirent à l’adoption de la Loi de l’immigration chinoise de 1923.


Malgré les mesures prises par le Canada pour juguler le flux en provenance de Chine, les Chinois restèrent le principal groupe d’immigrants venus chercher un emploi dans le pays.


Pour en savoir davantage sur la construction du Canadien Pacifique par des ouvriers chinois, consultez le site http://asia-canada.ca/fr.


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