La lutte n'est pas terminée ! : Marche mondiale des femmes 2000

13 octobre 2000
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Marcher pour rappeler qu'il reste encore beaucoup à accomplir, tel était un des objectifs de la Marche mondiale des femmes, qui s'est déroulée dans la capitale le 7 octobre dernier Les automobilistes ont dû patienter pour une bonne cause, puisque les marcheuses ont emprunté l'avenue Francklin pour ensuite se diriger vers l'Assemblée législative.

« Des moments comme ça, c'est typiquement féminin. La fraternité et la solidarité sont des valeurs féminines », avoue la présidente du Comité des femmes francophones de Yellowknife, Stéphanie Clavet, en rappelant qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire.

Celle-ci a déjà connu des moments difficiles lors d'un voyage en Amérique latine. « Je me sentais écrasée par les réactions machistes des hommes dans la rue. Je ne pouvais pas être moi-même, être libre de me déplacer sans craindre pour ma sécurité », avoue-t-elle en soulignant que l'on ressent ce sentiment ici aussi, parfois.

« On prend des choses pour acquis », affirme Stéphanie, en marchant avec une cinquantaine de personnes venues s'exclamer sur la situation des Ténoises.

« Violence et pauvreté touchent particulièrement la population autochtone des T.N.-O. De ces problèmes découlent plusieurs autres difficultés » souligne Stéphanie Clavet. « La pauvreté est une préoccupation majeure ici et nous travaillons actuellement pour que le territoire rédige sa propre charte des droits humains. Il y a encore beaucoup de travail à faire », renchérit la députée de Range Lake, Sandy Lee.

Des hommes marchaient également avec leurs épouses, soulignant qu'il est primordial que les femmes soient appuyées dans cette démarche. « Je veux supporter les femmes qui participent aujourd'hui. Ce sont nos mères, nos s¦urs. Il faut prendre soin d'elles, les écouter et les respecter. Nous provenons tous d'une femme », s'exclame Freddy, originaire de la communauté de Rae.

« J'ai marché toute ma vie », dit en riant Judith V. Anderson, une habituée des marches de femmes. « Cela doit toujours commencer par chacun d'entre nous en tant qu'individu. On ne doit pas attendre que d'autres le fassent à notre place», ajoute-t-elle en déplorant le fait que sur une population totale d'environ 18 000 habitants, seulement une cinquantaine de personnes se soient déplacées pour l'occasion à Yellowknife.

Les marcheuses appuient une série de treize revendications, dont la première concerne les femmes et la santé. Elles veulent « rétablir le financement en matière de santé et appliquer les règles interdisant la privatisation de notre système de soins santé, en commençant par l'Alberta ».

Parmi les autres revendications figurent aussi la question des services de garde, l'accès à des logements adéquats et la reconnaissance, ainsi que le financement, de trois organisations nationales autonomes de femmes autochtones, pour assurer leur participation au niveau politique et aider à assurer des services de qualité notamment dans les centres d'hébergement...
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