Relations de travail : Manif sur la 49e

07 février 2019

 

Le Syndicat des travailleurs du Nord exprime sa colère sur la place publique.

Plusieurs dizaines d’employés gouvernementaux du Syndicat des travailleurs du Nord (STN) ont manifesté devant un édifice gouvernemental de la 49e Rue le 1er février dernier.


Les employés en ont contre l’intransigeance du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) et des informations soi-disant erronées qu’il a diffusées.


Les deux parties ont rendez-vous les 8 et 9 février pour une médiation avec le médiateur renommé Vince Ready.
« Nous avons beaucoup d’espoir que le gouvernement vienne négocier sérieusement », dit la négociatrice et vice-présidente régionale Somba K’e, Josée-Anne Thibault.


Elle souligne que le GTNO a maintes fois refusé la proposition syndicale d’un arbitrage dont les décisions auraient été contraignantes.


« Comme syndicat, avoue-t-elle, ce n’est pas nécessairement une solution vers laquelle on voudrait aller, mais dans la situation où nous sommes, c’est simplement pour essayer de mettre une fin à tout ça et que ça soit juste et équitable pour nos membres. »

 

Cout de la vie
Clément-Éric Demers, un traducteur-réviseur qui participait à la manifestation, s’indigne que le GTNO n’ait offert aucune indexation au cout de la vie pour les deux premières années de la convention collective et moins de 2 % pour les années suivantes, alors que l’inflation annuelle est généralement autour de 2,5 %. « Sur quatre ans, essentiellement, l’indexation au cout de la vie offerte correspondrait au quart de l’inflation réelle », dit-il.


Sa collègue, Carole Musialek, s’insurge contre un document publié par le GTNO et intitulé Other Outstanding Issues (en anglais seulement) : « Ils ont un peu fait l’amalgame entre deux types d’augmentation, l’augmentation annuelle, que tout le monde a, et celle qui dépend de l’ancienneté, qui n’a rien à voir avec les revendications du syndicat. Ils font croire en manipulant les chiffres que tout le monde a des super augmentations tous les ans depuis des années ». « C’est de la désinformation », opine M. Demers.

Main-d’œuvre temporaire
« Ils mentent à nos membres, dénonce Josée-Anne Thibault. Selon un tableau [du document], avec l’offre qu’ils nous font maintenant, un employé faisant 60 000 $ par année ferait 90 000 $ après les cinq ans de la collection collective. [...] Ça [n’a] aucun sens. Si nous avions cette offre sur la table, nous la signerions. Ce qu’ils nous offrent c’est 0,0 % les deux premières années, et ensuite deux autres années qui ne suivent même pas l’indexation au cout de la vie. »


La vice-présidente régionale Somba K’e souligne que les conditions salariales ne constituent pas l’unique préoccupation du STN, affilié à l’Alliance de la fonction publique du Canada. L’organisation s’inquiète aussi du recours croissant à de la main-d’œuvre temporaire par le GTNO. Leur utilisation devrait se limiter aux endroits où il y a des opérations 24 heures sur 24, analyse-t-elle.


« C’est vraiment inquiétant de voir qu’on pourrait avoir ces employés partout à travers le gouvernement », se désole Mme Thibault. Pour elle, cela diminue la force des travailleurs.

 


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